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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 06:36

Cette semaine, carte blanche à la jeunesse ! Le discours que vous allez lire a été prononcé par Hippolyte Broud en janvier de cette année dans le cadre d’un concours d’éloquence organisé par le Rotary Club Paris Ouest à destination des classes de 1re. Pour ce discours, Hippolyte, dix-sept ans, a reçu le Premier prix. Merci à lui de nous avoir autorisé à reproduire son texte et merci à François A. de me l’avoir fait découvrir.

 

"Pourquoi sonne le glas….de l’élégance ? ou la mode engendre-t-elle la disparition de l’élégance ?"  

Voilà quelques semaines, la fermeture de la maison Arnys a été annoncée. Elle a été rachetée par le Groupe de Monsieur Bernard Arnault.  

 

arnys-vitrine-def.jpg                                                                        Vitrine d'Arnys

 

La fermeture d’une boutique aussi élitiste et confidentielle qu’Arnys est un événement qui doit vous paraître bien futile et peu digne d’intérêt.

Et vous allez sûrement me trouver bien snob et prétentieux, (ce que naturellement j’assume en tant qu’élève d’une section littéraire participant de surcroît à un concours organisé par le Rotary !) de vouloir en faire une affaire d’Etat.

Pourtant, je ne peux me résoudre à admettre qu’un magasin aussi illustre qu’Arnys, qui fait partie intégrante de notre patrimoine, et qui symbolise le summum de l’élégance parisienne depuis 1933, puisse disparaître aussi facilement à cause des délires d’un monomaniaque qui s’est mis en tête de spolier l’honnête dandy français en rachetant les plus grandes maisons de couture du pays et en les standardisant toutes pour qu’elles répondent aux critères imposés par cette affreuse harpie entravée dans des vêtements trop cintrés qu’est…. la Mode !

Cette Mode, qui remet en cause le principe même de l’utilisation d’un pantalon. 

Car je suis navré ! Messieurs ! mais un pantalon, ça se porte au-dessus du nombril…. Et quand je vois ces jeunes gens qui exposent leur postérieur de gringalets boutonneux, ce n’est pas après eux que j’en ai - Ils ne sont que de pauvres âmes faibles et égarées - : la seule et unique fautive, ai-je besoin de le répéter, c’est… la Mode !

Le rachat d’Arnys est « le coup » le plus symbolique porté à l’élégance française.

En effet, Arnys était plus qu’une simple Maison de couture, Arnys symbolisait tout un idéal de vie : celui du culte de soi, si cher au dandy. 

Les clients recherchaient chez Arnys une façon de se distinguer, d’être uniques et donc intemporels.  Arnys incarnait ce temps béni où le bourgeois intellectuel de la rive gauche achetait une veste pour le simple plaisir de sentir la douceur des étoffes sur ses épaules. Maintenant, quand on passe devant un magasin, c’est pour voir le parvenu inculte de la rive droite affolé à l’idée de ne pas posséder une Rolex à cinquante ans. Comme le disait Solon : « Ne fais pas le prince, si tu n’as pas appris à l’être ».

Les frères Grimbert, les deux derniers directeurs d'Arnys, petits-fils de Léon, avaient réussi, par leur érudition en matière de Style, à créer des vêtements qui prenaient en compte toutes les époques et tous les raffinements possibles. Cela passait aussi bien par des lignes sublimes, un choix de tissus d’une qualité que l’on ne retrouvait pas ailleurs et un sens de la couleur à faire rougir les plus grands peintres.

Maintenant qu’Arnys a été racheté, fini ce raffinement d’un autre temps. Plus de tweed, plus de coupe de costume ample, plus de couleurs aussi osées. Chez LVMH, on veut du « bankable », du noir, du cintré, de la coupe italienne…. enfin tout ce que l’on peut trouver ailleurs à un prix bien plus intéressant.  

Oui, la disparition d’Arnys est l’exemple le plus représentatif des effets de la Mode (…).

L’élégance, elle, n’a pas d’âge, pas de taille et pas de poids. L’élégance, contrairement à la mode, prend une dimension intellectuelle. Comme le dit Balzac dans son Traité de la vie élégante : « La vie élégante n’exclut ni la pensée, ni la science, elle les consacre ».

Je ne dis pas qu’il faille être Einstein pour bien s’habiller - lui-même s’habillait d'ailleurs très mal -, mais l’élégance suppose une certaine culture, une recherche dans sa mise, recherche qui nous est livrée prédigérée par la Mode.  

La Mode, c’est un peu la malbouffe de l’habillement: on achète des vêtements de façon compulsive, et on les consomme avec une rapidité ahurissante.  

Prenons l’exemple d’un Américain type que nous prénommerons « Billy ». Ce cher Billy, du haut de ses 1m90 et de ses 300 kg, mange cinq Big-Mac à chaque repas, ce qui lui coûte aussi cher que s’il allait au steakhouse le plus proche déguster un délicieux morceau de bœuf argentin.

Vous vous offusquerez sûrement de tant de violence, et vous aurez raison : dans le fond, qu’est-ce que cela peut bien me faire que quelques hurluberlus fassent, lors de l’ouverture des soldes, une queue d'une dizaine de kilomètres pour le plaisir d’acheter une chemise de qualité infâme, qu’ils n’hésiteront pas à porter hors de leur pantalon ?  

Et pourtant, n’est-ce pas tout un art de vivre qui disparaît ?  

Dire adieu à l’élégance, c’est aussi faire abstraction de tout un pan de notre passé, de notre patrimoine dont nous devrions être si fiers…

Au revoir Brummel, Baudelaire, Wilde, Guitry, Cocteau, Visconti, Gainsbourg, et bien d’autres encore. On ne veut plus de vous. Sans l’élégance, les œuvres de ces artistes ne peuvent être comprises dans leur totalité. Montrer « Mort à Venise » à une personne qui ignore ce qu’est l’élégance, c’est aussi vain que de démontrer la théorie de la relativité à un élève appartenant à la section littéraire. Dans les deux cas, la personne est complètement hermétique.

L’ère de l’élégance a donc bien pris fin…

Qui aujourd’hui songe à remonter ses chaussettes pour être sûr qu’elles ne plissent pas ?

Qui ne supporte pas d’avoir une chemise hors de son pantalon ?

Qui sait encore prendre soin de ses souliers comme s’ils étaient ses propres enfants ?

Le monde évolue et il faut bien l’accepter. Un monde où il faut aller au plus vite, un monde où règne le diktat de la musique sans instruments, un monde dans lequel la FNAC de la rue de Rennes ne vend plus que trois films de Sacha Guitry en période de Noël …

Un monde bien incompréhensible en somme. Mais comme le dandy de Françoise Dolto nous ne devons pas nous avouer vaincus. Nous devons être « la figure de proue insensible aux tempêtes » et tracer notre chemin en tentant d'y laisser l’empreinte de nos souliers vernis !

                                                                                                  Hippolyte Broud

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Publié par Le Chouan - dans Billets d'humeur
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commentaires

bruce 17/10/2013 21:41

Cette anecdote (Le Pen et Arnys) ne met qu'en exergue le sectarisme et la stupidité crasse de ce Grimbert dont j'ignorais jusqu'alors l'existence.Que dire d'autre ? Que le discret (châtré) Grimbert
vendrait sa camelote à un voyou, un tueur, un escroc, un pédophile ou à inuit mais apparemment jamais à un patriote et nationaliste français.Serait-ce dû à sa judaïté ?

Cher Chouan, si vous me censurez, relisez, je vous prie, Léon Bloy pour la peine.

Jules Seignoret 11/10/2013 20:29

Cher Mr Broud, je suis très heureux que vous soyez d'accord ! Ma classe va enfin comprendre que l'élégance et le rêve sont ce qui manque le plus en France. D'ici fin 2013 ils seront au moins
vingt-huit à murmurer votre nom dans la cour de récréation de mon collège et ce n'est qu'un début ! Bon courage pour votre dissertation de philosophie, je n'y connais personnellement pas
grand'chose hormis le fait que Martin Heidegger aimait les vêtements amples et résistants. Pierre Boutang, lui, portait du velours côtelé et des coudes de cuir, même s'il ne négligeait pas le
foulard au col vers la fin de sa vie. Voilà, c'est peu mais c'est un bon début ; pour le reste, vous n'aurez plus qu'à broder (si je puis m'exprimer ainsi).
Bien à vous !
Jules Seignoret

Le Chouan 14/10/2013 19:26



Il faut lire dans M le Magazine du Monde de ce week-end l'excellent article que consacre Lisa Vignoli à feu Arnys.


On connaît les dommages que les "racailles" de banlieue ont fait subir à Lacoste en adoptant leurs vêtements. Eh bien ! cet article vous apprendra
comment Jean-Marie Le Pen a failli jouer un tour analogue à Arnys !  



Hippolyte Broud 11/10/2013 08:09

Cher monsieur,
Je serai bien sûr très heureux de vous voir utiliser mon texte dans votre classe de troisième.
Devenir un auteur des programmes, je n'en demandais pas tant !
Merci en tout cas pour votre mot si gentil qui m'a fait extrêmement plaisir, lire un tel compliment avant de rendre une dissertation de philosophie plus ou moins réussie c'est un réconfort sans nom
!

jules seignoret 10/10/2013 21:30

Preuve supplémentaire du coup de foudre dont je parlais, j'ai oublié un pluriel sur un verbe à la cinquième ligne.

Jules Seignoret 10/10/2013 21:27

Cher Mr Hippolyte Broud, en ce qui me concerne je n'ai pas trouvé trace de fatuité dans votre texte, et s'il y a un ou deux tâtonnements de style ils ne pèsent pas bien lourd devant le plaisir de
vous lire. Je pense même faire étudier votre discours à mes élèves de Troisième en tant que texte de type argumentatif mais je voulais solliciter votre avis d'abord. D'abord parce que votre texte
est très clair et met à la portée de mes élèves des thèmes qui les changerait agréablement des discours lénifiants contre la guerre et l'intolérance auxquels leurs manuels les ont habitués ;
ensuite, en choisissant un jeune auteur je me range du côté des professeurs d'avant-garde à l'affût des nouveautés (snobisme quand tu nous tiens...). Dites-moi si cette demande de permission vous
indispose, je n'ai pour excuse que de l'avoir écrite sur un coup de foudre ! Bien à vous, et merci à ChouanDesVilles d'avoir publié ce texte dans son merveilleux blog.

Ora Ison 10/10/2013 21:13

Je trouve ça admirable, fin, hilarant ! Voilà un discours que j'aurais été bien heureuse de prononcer ! Cher Hippolyte vous êtes un cas rare et précieux: au lieu de choquer par un sujet "jeune",
quelque chose d'assez moderne pour paraître original au Rotary, vous avez pris le parti inverse. Vous avez choqué par votre ressemblance avec les membres du jury, et en riant de vous même vous êtes
parvenus à vous moquer de tous ! Que les détracteurs se calment et se réfrènent, leur opinion quand au sujet du discours ne nous importe que très peu ! Qu'ils tentent plutôt de s'opposer aux idées
qui leur déplaisent à travers un discours, captivant et d'une grande qualité littéraire, à la fois rieur et profondément sincère. En bref, leur discours se devra d'évincer le votre, d'évincer cette
fougue et cette jeunesse dissimulée derrière l'éventail de la tradition française.

Regretteur d'hier 10/10/2013 09:31

Jeune homme, ayant lu votre réponse, je comprends mieux le sens de votre démarche et le contexte de votre réquisitoire. C'est une bonne leçon pour nous deux: j'ai manqué de mesure dans ma critique,
vous apprendrez sans nul doute avec le temps à anticiper les malentendus pour que vos paroles reflètent avec plus de clarté et sans risque de méprise votre état d'esprit. Et puis, un jeune homme
qui a votre âge est sensible aux charmes de belles étoffes et aux motifs de jolies cravates comme autant d'évocations d'oeuvres littéraires et artistiques ne peut pas être foncièrement mauvais ! Il
me rappelle un peu celui que j'étais il y a bien longtemps ;)

hippolyte Broud 09/10/2013 22:01

Je vois que certains m'ont trouvé bien fat et prétentieux et j'en suis désolé. Je voulais simplement, en écrivant ce texte, rire un peu de mon propre snobisme et de mon passéisme quasi
obsessionnel, en espérant que mon propos bénéficierai d'une écoute amusée et bienveillante de la part de ces chers membres- eux même assez réactionnaires- du Rotary club !
Il est vrai que la forme que prend ce discours n'est pas d'une grande élégance et que somme toute, il ne fais que reprendre maladroitement des effets oratoires assez éculés. Mais encore une fois,
tout cela n'a pas d'autres finalités que le rire ! Les jeunes, les vieux, les élégants, les vulgaires, tous ici sont des cibles. C'est un texte qui dans la forme semble engagé de façon extrême mais
qui ne défend finalement aucune cause.
Enfin, c'était une façon, aussi, de rendre hommage à Arnys. Pendant quatre ans, je suis passé tout les jours devant leurs vitrines fabuleuses pour aller à l'école et pas une seule fois je n'ai
manqué de m'arrêter pour contempler ce spectacle sublime que peuvent être une forrestière mauve ou une grande cape vert pistache posées sur des chaises Louis XVI. Ces quelques minutes constituaient
pour moi un véritable voyage dans le temps, un court échappatoire dans un univers empli de toutes les références littéraires et artistiques que j'admire.
Ce texte a peut être déplu et pour cause, il de nombreux défauts, mais j'ai pris un véritable plaisir à l'écrire et à le dire. Grâce à lui ( et à la générosité du Rotary club !) J'ai pu réaliser un
vieux rêve : entrer chez Arnys et me porter acquéreur de quelques cravates à motifs floraux dont j'avais très envie !

Valmont 09/10/2013 19:49

La virulence des propos ne m'étonne guère. Bien que je ne sois pas familier du monde de l'élégance (d'ailleurs j'ai l'ai déja dit sur ce blog et je le réaffirme en toute sérénité, dans ma vie
quotidienne je suis loin d'etre d'élégant, vestimentairement parlant. Non pas que le jean basket soit mon idéal mais bref, j'ai mes raisons), je trouve dommage que ces niches disparaissent. Chaque
maison apporte sa griffe et soutient ce monde de l'élégance, et quoiqu'il en soit un peu de résistance dans la cacophonie monstrueuse de ce monde me parait etre un noble combat.

Cependant j'aurais une question : sait-on pourquoi Arnis a accepté la vente ? Enfin plutot, quelles sont les conditions. Comme le dit Antonin, s'il y a acheteur c'est qu'il y a vendeur ;)

Julien Scavini 09/10/2013 16:32

On peut, seulement en ai-je bien le temps? Rarement :)

Je viens de relire ce texte. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire d'en faire des critiques aussi virulentes. Quelques poncifs certes, mais dans le cadre d'un concours d'éloquence, faut-il le
rappeler.

Dernière interrogation, comment était habillé ce jeune auteur lors de son intervention... Je serais curieux de voir ça. Arnys de la tête aux pieds ? :-)

Twipeep 09/10/2013 13:44

Peut-on aller chez Julien Scavini pour flâner ? J'avoue que l'envie de rencontrer l'auteur de Stiff Collar me prend souvent...

Julien Scavini 09/10/2013 13:06

Arnys ne vendra plus rien car Arnys est morte. La griffe ne sera pas utilisée par LVMH, sauf pour la Grande Mesure de Berluti, le temps que quelques mois de transition.

Donc inutile de se demander à quoi ressembleront les collections Arnys sous l'ère LVMh, il n'y en aura point.

Pour le reste, je pense que l'on peut surtout regretter la disparition de la quasi-totalité des maisons anciennes sur Paris. C'est en cela que l'élégance meure un peu. A la différence de Londres ou
Vienne où l'on peut aller se promener - sans forcément acheter - dans de vieilles maisons, à Paris c'est quasi-fini - à part peut-être Charvet -. Old England, Arnys, Sulka ne sont plus. Et les
nouveautés sont des temples de la surconsommation...

Quant aux grands tailleurs et tailleurs DM, on y va rarement pour flâner en fait.

Antonin 09/10/2013 12:01

Sans compter que c'est bien plus un réquisitoire qu'une plaidoirie. La jeunesse...

Mais notre distingué Chouan le reproduise est un peu plus surprenant. Gageons que c'est du mécénat...

Regretteur d'Hier 09/10/2013 11:49

Cette plaidoirie souffre, à mon sens, de ce péché d'arrogance, d'orgueil, de suffisance et de snobisme qui sont autant de vilains défauts ayant chacun contribué à faire beaucoup de mal à l'image de
l'homme élégant dans l'opinion publique.

D'abord, je trouve ce jeune homme bien présomptueux quand il nous communique les intentions de LVMH quant aux collections de Arnys. Je serais curieux de savoir s'il est effectivement prévu qu'Arnys
abandonne tout ce qui fait sa spécificité pour ne plus vendre que des costumes noirs cintrés. A ce stade, tout ceci semble relever du procès d'intention.

Et puis pour le reste, il y a trop de préjugés grossiers (l'américain moyen, le parisien de la rive droite...) pour une pensée qui se veut subtile et élégante. Il y a un paradoxe insurmontable à
prétendre parler avec éloquence d'élégance en adoptant le ton d'un méchant Mélenchon.

Pour le reste, inutile de dire qu'on ne peut que souscrire à la critique de la "Mode". Ceci étant dit, comme le soulignait Antonin, il y a aujourd'hui plus de maisons prometteuses qui se créent que
de vieillent maisons qui se font racheter. D'ailleurs, il eut été intéressant de se poser la question de savoir pourquoi tant de vieilles maisons, de petites et moyennes entreprises et industries,
d'ateliers, se font racheter par des grandes multinationales ou des fonds. Il eut été beaucoup plus constructif de se poser la question de l'opportunité de continuer dans la voie de la pénalisation
de la constitution, de la conservation et de la transmission du patrimoine, qui est selon moi la vraie cause de ces gâchis, plutôt que de villipender tout et son contraire dans une posture
finalement assez vainement réactionnaire (n'oublions que les grands groupes ou fonds sauvent aussi parfois de belles maisons).

Le Chouan 09/10/2013 16:37



Je vous trouve bien dur avec ce jeune homme de 17 ans ! Il faut aussi tenir compte du cadre dans lequel ces propos ont été tenus. Pour se démarquer, notre orateur a un peu forcé le trait.



Antonin 09/10/2013 09:35

N'oubliez tout de même pas que pour acheter il convient que quelqu'un vende...

Par ailleurs je vous trouve bien négatif. L'existance du présent blog, et de tant d'autres, la multiplication des offres en demi mesure et le dynamisme de nombreuses maisons de grande mesure
imposent tout de même de nuancer cette extinction supposée de l'élégance, sinon de la réfuter.

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