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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 06:29

J’ai passé l’autre dimanche à La B., station balnéaire réputée « chic ». La semaine précédente, j’étais à P., station plutôt populaire, située à quelques encablures de l’autre. A P., des hordes d'hommes en marcels, pantacourts et sandales. Beaucoup de tatoués. A La B., le triomphe du style Ralph Lauren. C’est plus joli, pour sûr, mais est-ce pour autant élégant ? L’élégance se confondrait-elle avec cette satisfaction de classe parée des mêmes vêtements et affichant les mêmes couleurs ? Le sourire béat du conformisme bourgeois m’est toujours apparu comme une expression convaincante de la bêtise humaine. Grâce au logo, le conformiste assouvit son désir d’humiliation. Il sort ses griffes pour tenir à distance ceux qu’il juge ses inférieurs. Et pour les faire saliver. L’instinct de domination animal affleure sous des manières policées.

Les logos sont des petits signes extérieurs d’aisance, voire de richesse. Petits ?… De moins en moins : d’abord discrets, ils ont eu tendance, ces derniers temps, à prendre du volume.


polo-ralpfh-lauren-logo.jpg

 

Ce détail est révélateur d’une relation à l’argent qui, chez nous aussi, s’est décomplexée. Les fortunes se montrent davantage. Notre vieux fonds catholique n’a pas résisté à la vague de l’argent roi. Les rues étroites de nos centres historiques sont encombrées de 4x4 disproportionnés. Nos grands patrons sont parmi les mieux payés au monde. La presse avait surnommé Nicolas Sarkozy « le président bling bling ». Les « derniers  catholiques » français sont essentiellement des bourgeois - il faut voir, à La B., la sortie de la messe ! -, comme si la religion n'était plus qu'une affaire de confort, ajoutant aux satisfactions matérielles la quiétude morale.

Je hais le luxe tapageur. Quand je porte un vêtement au logo apparent, c’est vraiment parce que je ne peux pas faire autrement. Ce que je recherche, c’est l'exclusivité invisible. Adopter l’uniforme d’une classe – ça, jamais ! Toutes les formes de conformisme m’exaspèrent. Je ne suis pas assez naïf pour croire qu’il est possible de s’abstraire de toutes les suggestions sociales. Dans la limite de mes moyens – dans tous les sens du terme – (… et mes moyens sont limités), j’essaie pourtant. Mon guide, c’est mon sentiment. Mon secret, c’est cette petite dose d’anarchie qui relève le goût.

L’autre samedi à La B., je me suis installé à une terrasse de café. J’ai vu passer beaucoup de Porsche, de BMW, de Mercedes. Et beaucoup de Claire Chazal. Mais j’ai cherché – en vain – un nouveau Fred Astaire. 

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Publié par Le Chouan - dans Billets d'humeur
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commentaires

Hervé 30/07/2014 22:39

C'est amusant la sociologie des cités balnéaires.

Cédric 29/07/2014 23:47

C'est très bien écrit et vrai... Tellement vrai que je reconnais ces lieux très 44.

Renaud VK 15/07/2014 22:00

Cher Chouan,

Merci pour cet article et les commentaires intéressants qui le suivent. Je vous conseille la lecture du livre Les Religions et le luxe de Pascal Morand. Bien qu'il ne traite pas directement du
vêtement, celui-ci est abordé et le raisonnement sur le luxe peut-être extrapolé.
Pour plus de détails : http://www.ifm-paris.com/fr/ifm/mode-luxe-design/editions/catalogue/item/60793-les-religions-et-le-luxe-lethique-de-la-richesse-dorient-en-occident.html

Au plaisir de vous lire,

Renaud VK

Le Chouan 15/07/2014 22:40



Merci !



JLS 15/07/2014 00:51

Croyez bien, cher Chouan, que j’ai moi aussi un peu de mal à considérer comme janséniste authentique un homme qui pense à assortir la couleur de ses chaussettes à ses chemises, qui porte pochette
au printemps, qui se soucie de son panama en été et qui coordonne son bracelet de montre à sa ceinture et à ses chaussures en toutes saisons. Et quand, entre autres choses, il ne dissimule pas ses
goûts pour pas moins 7 femmes de rêve, on a quelques raisons de penser que sa vie culturelle ne se résume pas à la lecture des Provinciales et que son directeur de conscience doit lui connaître une
âme non seulement sensible, mais sensuelle et passionnée…

Cela dit, n’avez-vous pas écrit il y a quelques temps, « Pour l’homme élégant (janséniste par un certain côté), le vêtement ressemble à un cache-misère. » N’y aurait-il pas comme un aveu ?

Pour conclure, je m’en tiendrai donc à ne vous considérer, dans le pire des cas, que « jansénisant », avant tout d’un point de vue esthétique, notamment si le souci de la simplicité, de l’épure,
d’une certaine intériorité, d’un goût pour la méditation distanciée et critique sur le monde et nos contemporains doivent être considéré comme janséniste. Votre blog et son appréhension de
l’élégance ont quelque chose, dans leur ton, comparable à mes yeux à ce qu’une toile de Philippe de Champaigne cherche à traduire en peinture.

Et en 2014, au milieu du « bling bling » généralisé, de l’agitation perpétuelle, de la trivialité omniprésente, ce n’est certainement pas un défaut, c’est même tellement agréable !

Très bonnes vacances à vous, reposantes, silencieuses et observatrices.

PS: désolé de ne pouvoir vous indiquer la moindre référence bibliographique sur les relations vêtement/religion.

Le Chouan 15/07/2014 22:40



"Jansénisant" : c'est le bon terme ! J'aurai sans doute l'occasion de revenir sur le sujet au retour de mes vacances.


Bon repos à vous aussi !



Xavier 12/07/2014 18:10

La même réflexion est aussi valable pour les tous les mordus du "bespoke". J'ai souvent l'impression, à chaque découverte d'un nouveau "tumblr", d'observer une horde de féministe dont le seul
"mérite" est de posséder deux cent costumes sur-mesure. Notre bon Baudelaire se serait sans doute beaucoup amusé avec tous ces nouveaux dandys...

Horace Plimsoll 11/07/2014 19:41

J'ai passé de nombreuses vacances d'hiver et de printemps à La B. étant enfant et adolescent à partir du début des années 90 du siècle dernier. Après une interruption de près de 10 ans, j'y
retourne régulièrement depuis 2007 pour de longs week-ends depuis Paris avec mon épouse. J'ai constaté plusieurs choses nouvelles dans une station qui était dans mes souvenirs encore familiale
(chic, certes, mais familiale), dont : 1° l'étalage vulgaire et généralisé de Porsches, grosses Mercedes et autres BMW ou pire encore, faisant des A/R de parade sur le boulevard ou sur l'avenue CDG
; 2° la faune m'as-tu-vu et endoudounnée proche de ce que l'on voit à Deauville, qui squatte les terrasses de café les mieux exposées (à la vue des passants)... Bref, un catalogue complet des
manies de la bourgeoisie nouveau-riche et inculte. NB : Je n'ai pas porté une attention particulière à la taille des logos, en revanche... ;-) Nous y allons cet été (grave erreur, je sais), je
jetterai un coup d'œil...

Andydandy 11/07/2014 19:24

Le pire, c'est quand quelqu'un qui porte le même logo que vous, croise votre regard avec l'air de dire: "Nous sommes du même monde, n'est-ce pas"...

FMR 11/07/2014 13:55

Passionnante discussion sur l'argent et la religion.
En effet catholiques et protestants (prenons les deux en bloc sans nous soucier des sous-sectes) ont des rapports paradoxaux et chiasmatiques à l'argent et à l’ostension :
- églises et prélats fastueux contre temples et prêtres austères
- condamnation de l'argent contre richesse vue comme un signe de vertu et une élection divine

La Grande Renonciation masculine est sûrement imputable en grande part aux protestants, j'en sais pour qui les chaussettes rouges confinent à la perversion...

« je conçois mal qu’on puisse être catholique et banquier » N'est-ce pas ? Et pourtant que de rejetons de familles nobles portant et conservant, soi-disant, les saintes valeurs catholiques
travaillant dans la banque !

JLS 10/07/2014 23:06

Merci beaucoup de votre réponse.

La question des rapports entre le religieux et l’argent, vous l’aurez compris, m’intéresse. Mais, c’est un sujet si vaste et si complexe, qu’il faudrait bien y consacrer l’équivalent de tout le
contenu de votre blog pour l’aborder à peu près correctement et sans trop de maladresse. Par ailleurs, je ne suis pas spécialiste de ces problèmes, évidemment.

J’ignore si le pape François a tenu très exactement les propos que vous citez. Cette phrase me gêne un peu (mais peut-être est-elle trop sortie de son contexte ?) car, dans mon éducation
catholique, ce que j’ai appris sur l’argent n’est certainement pas qu’il est l’excrément du diable. En revanche, ce que j’ai retenu (et auquel j’adhère… avec difficulté bien sûr !) est qu’un «
mauvais usage de l’argent peut faire de celui-ci l’excrément du diable ». Donc, en soi, il n’y a aucune raison pour qu’un catholique refuse d’être banquier ou agent de change, car il est
théoriquement possible de mettre en place une finance « éthique », l’argent étant fait pour servir le bien commun et le développement humain. J’admets évidemment qu’en l’état actuel du
fonctionnement devenu incompréhensible de la banque et de la finance, l’argent ne servant trop souvent qu’à faire de l’argent, un chrétien sincère (catholique ou protestant) ne peut que gravement
s’interroger s’il est amené à exercer d’importantes responsabilités dans ce milieu. On peut donc aussi se demander pourquoi les catholiques ne sont pas plus actifs dans le développement de la
finance éthique et responsable (qui progresse néanmoins ; n’y aurait-il aucun chrétien en son sein ?).

Pour ce qui est des rapports du protestantisme à l’argent, le sujet, passionnant, est immense, car il faut effectivement différencier et nuancer en fonction des très nombreuses Eglises et courants.
On doit pouvoir dire, en simplifiant beaucoup, que le protestantisme s’est singularisé par rapport au catholicisme essentiellement par ses branches les plus radicales (puritanisme, piétisme,…) en
ce qu’il a fait du travail et de la réussite matérielle plus qu’un devoir moral, un impératif de vie, et qu’il a placé toutes les activités économiques (y compris le commerce et la banque) au même
niveau de dignité spirituelle que les autres état de vie (médecin, avocat, juge, militaire…), traditionnellement jugés plus gratifiants car coupés d’un lien direct à l’argent. A tel point, même,
que cela a provoqué la dévaluation symétrique de tout principe contemplatif et, par-là, la disparition rapide du monachisme. En même temps, le radicalisme protestant a proscrit tout luxe, toute vie
de plaisir, toute ostentation, et exigé une conduite de vie modeste et même austère (le vêtement hollandais puis britannique en seront directement affectés à partir du XVIIe siècle : et si l’on
juge aujourd’hui encore le style britannique sobre voire froid par rapport à l’exubérance italienne, croyez bien que ce n’est pas un hasard !). D’où la confusion fréquente dans l’esprit de
beaucoup, dès que l’on aborde la relation du protestantisme à l’argent, entre la dimension positive de celui-ci à l’égard de la vie économique et la dimension négative à l’égard de la consommation
et de l’ostentation (Deux choses bien différentes).
Pendant que la Réforme, dans ses aspects les plus radicaux, stimulait la sobriété dans l’art de vivre en Europe du Nord, les cours catholiques (France, Espagne, Portugal, Italie…) maintenaient à
l’opposé le modèle et le principe du faste, de la prodigalité, de la générosité du courtisan vêtu de dentelles et de soies précieuses, devant tenir son rang par la dépense somptuaire, et ceci sans
jamais travailler, sous peine de déchéance (La contre-réforme ayant possiblement renforcé de son côté cette dimension ostentatoire des sociétés catholiques, surtout méditerranéennes). En 2014, il
en est resté quelque chose dans une certaine bourgeoisie catholique française (faudrait-il plus exactement dire ici « bourgeoisie de culture catholique » ?), surreprésentée parmi les « professions
libérales », sous-représentée dans l’entreprenariat industriel et commercial (dont notre pays manque cruellement).

Il faut enfin apporter maintenant cette nuance très importante sur le catholicisme d’une autre partie de la bourgeoisie française (justement la plus « intellectuelle »), marquée cette fois-ci par
le jansénisme : alors, oui, celui-ci, de la même façon que le puritanisme réformé, a introduit la sobriété et même l’ascèse comme règle de vie. Mais à la différence du puritanisme, il a
profondément dévalué la vie économique, tout particulièrement les métiers liés à l’argent et à l’échange.

Et voilà, nous y sommes ; la boucle est bouclée pour pouvoir contredire Stendhal: ce n’était pas l’abbé Pirard le dernier janséniste de France, c’est bel et bien le Chouan des villes!

Avec ma très sincère amitié,

JLS

PS : vous avez donc aussi absolument raison de considérer la phrase citée du pape François comme étant d’esprit janséniste. C’est effectivement d’autant plus étonnant de la part d’un jésuite :
traditionnellement, la casuistique a développé des positions infiniment plus nuancée sur l’argent, l’échange, l’intérêt, etc.

Le Chouan 14/07/2014 12:03



… Mais si Le Chouan des villes était vraiment janséniste, il se saborderait !


Je ne sais pas rester longtemps entre les murs de ma chambre. Une certaine dose de superficialité est indispensable à ma santé mentale. Je ne prône certes pas le luxe – mais pas non plus
l’austérité. Je calme mes scrupules en me persuadant qu’un culte raisonné du beau peut conduire au bien, que la correction des manières est une forme de respect, que, sans respect, on ne peut
aimer son prochain, etc. Un janséniste convaincu ne verrait dans ces autojustifications qu’accommodements avec le ciel !


Merci de ces très intéressants commentaires. Existe-t-il des ouvrages qui traitent de l’influence des religions sur l’histoire du vêtement ? J’ai fait quelques recherches dans ma petite
bibliothèque personnelle mais je n’ai rien trouvé de consistant.


 


Amicalement.



Muskar 10/07/2014 15:51

Je crains que la nouvelle génération issue de la bourgeoisie traditionnelle (les quadra-quinqua actuels), ait succombé aux sirènes du paraître (logos, 4x4 etc), mais singulièrement elle ne semble
pas en avoir conscience et continue de prôner les valeurs de simplicité et de discrétion qu'elle ne pratique plus.

JLS 10/07/2014 00:07

« Ce détail est révélateur d’une relation à l’argent qui, chez nous aussi, s’est décomplexée. Les fortunes se montrent davantage. Notre vieux fonds catholique n’a pas résisté à la vague de l’argent
roi. »

Cher Chouan,

Voilà des affirmations qui méritent à mon sens d’être discutées.
Je suis d’accord sur le constat qu’un rapport de plus en plus décomplexé à l’argent gagne la société française, et notamment ses « élites », ce qu’un N. Sarkozy et une bonne partie de son entourage
ont étalé d’une manière particulièrement désagréable. En ce sens, oui, au plus haut sommet de l’Etat, il s’est opéré une certaine rupture avec les usages d’une bonne partie de la bourgeoisie
française, au train de vie discret, ayant en horreur le goût de l’étalage et de l’épate (Mais N. Sarkozy et son entourage sont-ils assimilables à cette bourgeoisie « vieille France » et «
provinciale » (ici sans le moindre sens péjoratif), attachée au principe d'un "argent bon serviteur et mauvais maître" ? Poser la question, c’est, bien évidemment, y répondre.)
Peut-on maintenant vous suivre dans l’idée que « notre vieux fonds catholique n’a pas résisté à cette vague » ? Votre formulation semble postuler que le catholicisme, en lui-même, favorise le rejet
de l'usage décomplexé de l'argent et que – sans prendre en ligne de compte son affaiblissement sociologique – celui-ci aurait dû constituer une protection contre cette évolution (j’espère ne pas
trahir votre pensée). C’est bien là à mon sens que les choses se compliquent. Je doute beaucoup de la pertinence de cette vision. Car :
- Il existe bien des sensibilités catholiques, surtout si l’on aborde la question des rapports du religieux à l’argent.
- Ce qui protégeait traditionnellement une certaine bourgeoisie française du culte de l’argent roi, ne serait-il pas à rechercher plutôt dans des éléments non religieux (mais qui ont pu déteindre
sur le catholicisme) ?
- Par ailleurs, il ne serait pas difficile de montrer que, sous certaines formes, c’est davantage dans les milieux protestants que dans les milieux catholiques que le rejet de l’ostentation
débridée (à commencer par l’ostentation vestimentaire) a été le plus radical.

Et je crois qu’il y aurait beaucoup, mais vraiment beaucoup à dire sur ce sujet. Pour aller droit au but, et sans développer, je crois que vous êtes pris une fois encore en flagrant délit de
jansénisme…

Au plaisir par ailleurs toujours très vif de vous lire,

JLS

Le Chouan 10/07/2014 17:38



Vous m’avez bien compris ! Pour reprendre vos termes, je crois, oui, que le catholicisme favorise – ou devrait favoriser – « le rejet d’un usage décomplexé de l’argent ».
Si, chez nous, il n’a pas constitué « une protection contre cette évolution », c’est, sans doute, qu’il était déjà mort. Il y a un catholicisme de confort – disons bourgeois –
qui, à mon sens, fait peu cas des textes. L’Evangile n’est pas toujours aussi clair qu’on le souhaiterait. Mais, sur l’argent, aucune confusion n’est possible : la condamnation est radicale,
définitive. Notre pape ne cesse d’ailleurs de nous rappeler cette évidence. Une de ses récentes formules m’a beaucoup marqué ; il a dit : « L’argent est l’excrément du
diable. »


… Y aurait-il du janséniste chez ce jésuite ?


Pour vous livrer le fond de ma pensée, je conçois mal qu’on puisse être catholique et banquier ou agent de change… Un tel point de vue sera jugé simpliste par beaucoup. Un saint usage de l’argent
ne suffirait-il pas à le laver de son « péché » originel ? Je lis dans Le Catéchisme de l’Eglise catholique : « La propriété d’un bien fait de son détenteur
un administrateur de la Providence pour le faire fructifier et en communiquer les bienfaits à autrui. » Tout de même, j’ai beaucoup de mal à voir dans un administrateur de biens un
possible administrateur de la Providence… Le choix d’une profession qui place l’argent au cœur de son exercice m’est toujours apparu suspect. Comment peut-on sans dégoût passer ses journées –
perdre sa vie – à aligner des chiffres, à compter des euros ? Et puis, pour arriver à ses fins, le « mauvais maître » n’hésitera pas à emprunter les habits du « bon serviteur »...


Je ne connais pas bien le protestantisme et ses multiples chapelles… J’avais cru comprendre qu’un des raisons du succès actuel des Evangéliques venait de ce que, pour eux, faire de
l’argent n’est pas un mal.


 


Bien à vous.



Olivier 09/07/2014 19:45

Je viens de lire le billet en question ! N'en déplaise à Julien Scavini, dont je respecte pourtant les opinions, je continuerai à retrousser les manches de mes chemises ! Car plus ou moins
consciemment, j'associe, notamment, la chemisette aux gros motifs floraux qu'affectionnaient nos amis d'Outre-Atlantique dans les années quarante et cinquante : les fameux motifs dits
"hawaïens".
Quant aux autres références que je peux avoir en tête, elles ne sont pas plus glorieuses.
Mais bon, c'est aussi affaire de génération, je suppose. Si j'avais l'âge de Julien Scavini, j'imagine que je défendrais moi aussi la chemisette. Ses arguments sont d'ailleurs frappés au coin du
bon sens. Après tout, chacun ses partis-pris !

June 09/07/2014 14:24

Tellement d'accord ! Il n'y a qu'à voir comme les gens se dévisagent et jugent comment l'autre est habillé... Heureusement que certains créateurs comme Basus ou Bob Carpenter prennent le
contre-pied de cette manie du luxe tapageur...

Olivier 09/07/2014 11:04

Cher Chouan,

Je me souviens d'avoir fait découdre les crocodiles agrémentant (?) mes polos. C'est vous dire si je vous comprends !

Bon, à propos de polos, je dois cependant vous confesser que si j'en possède encore quelques-uns, ils ont tous des manches courtes. Je n'ai d'ailleurs jamais compris votre préférence pour les polos
à manches longues, je l'avoue. Autant je déteste les chemisettes (surtout portées avec une cravate !), autant je ne ne vois pas porter un polo comportant des manches que j'aurais toutes les peines
du monde à retrousser. Et puis le polo originel, n'a-t-il pas toujours eu des manches courtes ?

Je sais qu'en me laissant aller à de telles confidences, je risque l'excommunication... Disons que j'aime vivre dangereusement.

Amitiés,
Olivier

Le Chouan 09/07/2014 17:47



Cher Olivier,


Avez-vous lu le nouvel article de Julien Scavini ?


Il faudra que je m'explique sur mon parti-pris !



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