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Coupe

Mardi 10 avril 2012 2 10 /04 /Avr /2012 06:09

Récemment, un lecteur m’a contacté pour savoir où l'on pouvait se procurer en PAP des pantalons amples et hauts de taille comme on en portait dans les années 30 à 50. Je lui ai conseillé de se diriger plutôt vers les tailleurs, n’étant tout de même pas bien certain que beaucoup de ces derniers acceptent facilement de satisfaire ce genre de demande…


cary-grant-randolph-scott.jpgCary Grant et Randolph Scott

 

Car l’ampleur a mauvaise presse. « Trop de tissu ! » assènent nos spécialistes sitôt qu’ils croient déceler un peu de vague à un pantalon, un rien de largeur artificielle à une carrure… Par spécialistes, j’entends bien sûr les stylistes et les créateurs, mais aussi mes amis blogueurs qui hésitent de moins en moins à se mettre en scène, comme s’il s’agissait pour eux de prouver que leurs propres pratiques collent à leurs conseils comme leurs vêtements à leur peau…

Aimer le serré, pourquoi pas ? Mais qu'on ne me dise pas que l'élégance oblige à cette solution. Pour tout dire, je ne suis pas loin de voir dans l’unanimité ambiante un simple effet de mode. Certaines propositions actuelles m’évoquent les années 70 : cintrages exagérés ; carrures riquiqui ; manches de veste trop courtes… Elles empruntent aussi à un passé plus lointain, ce qui ne me rassure pas davantage : vestes rase-pet et pantalons feu de plancher… Je laisse au sociologue le soin de dire ce que ce style minimaliste, qui résulte d’un montage d’influences hétéroclites, raconte de notre époque : manque d’inspiration ; fascination du chiche ; rejet d’une virilité assimilée au machisme ; suprématie du modèle teenager…

L’histoire du vêtement nous montre cependant que l’ampleur n’a pas toujours été perçue comme l’ennemie de l’élégance. Au contraire.

Dans les années 30, la silhouette en haricot laisse la place à une silhouette athlétique ; les épaules tombantes, dites en bouteille de Saint-Galmier, s’effacent au profit de carrures élargies, nettes, anguleuses.


maharadjah-d-indore.jpgDeauville, 1920. Le maharadjah d'Indore. Roger-Viollet.


C’est le triomphe du London cut, aussi appelé drape cut, porté à son point de perfection par le tailleur londonien Frederich Scholte. Si la carrure s’élargit, sur le modèle des uniformes militaires, elle excède rarement les limites du raisonnable. Un jour, Frederich Scholte refusa de satisfaire aux exigences de son plus prestigieux client, le prince de Galles, futur Edouard VIII, venu lui commander une veste aux épaules plus larges qu’à l’habitude.


london-cut.jpgLondon cut, James Sherwood

 

Le duc de Windsor aimait l’ampleur, l’opulence du tissu. Ainsi, passant outre le désir de sa femme, il ne  raccourcit jamais un manteau noir doublé de fourrure et à col d’Astrakan datant des années trente qui lui tombait jusqu’aux chevilles. Il disait : « Un pardessus court n’est que la moitié d’un manteau. » A méditer, aujourd’hui que les manteaux ne cachent plus les genoux.


duc-de-w-manteau-long.jpgLe duc de Windsor et son fameux manteau. Rex Features.

 

On sait aussi que cette icône de l’élégance, apôtre du confort, aimait porter de larges pantalons, à la façon américaine. A partir de la Seconde guerre, il fera d’ailleurs faire la plupart de ses pantalons à New York (chez H .Harris), au grand dam de Scholte qui les assimilait à des « sacs »…

Les années 30 imposent donc l’ampleur et cette domination sera durable. Le bold look, né en 1947 sous l’influence du zoo-suit, dessine une silhouette sur-virile que le cinéma – notamment le cinéma noir – des années 50 va populariser aux Etats-Unis et chez nous. Vestes longues ; épaules plus ou moins tombantes (selon les partis pris des faiseurs) ; pantalons juponnants ; costumes majoritairement croisés : tels sont les points forts de cette silhouette qui, dans mon esprit, est indissociable de la figure de Jean Gabin :


jean-gabin-annees-50.jpg

 

Malgré quelques accommodements (la veste droite supplante la veste croisée ; les revers s’étroitisent ; le pantalon rétrécit ; les épaules s’adoucissent…), la ligne des années 60 reste marquée par l’ampleur, comme on a pu récemment s’en rendre compte avec la série Mad Men :


mad-men.jpg

 

Ampleur encore à la fin des années 80 (non sans exagération) et durant une partie de la décennie suivante.

Je ne nie pas que la ligne très près du corps puisse engendrer des réussites. Ce fut le cas au début du XXe siècle. Ca l’est quelquefois aujourd’hui. Je ne crois pas que ce le fut dans les années 70.

Je dis seulement que, n’en déplaise à certains de nos donneurs de leçons actuels, l’ultra-cintré, l’étriqué, le trop court ne sont pas des principes intangibles d’élégance. Oui, un manteau droit peut valoir – et largement ! - un manteau cintré. Oui, un pantalon légèrement flottant peut contribuer à donner de l’allure. Oui, une carrure un rien appuyée peut corriger un déséquilibre naturel. L’ampleur en soi n’a rien de condamnable. Tout dépend de l’usage qu’on en fait. Tout est question de dosage et de doigté. Et puis, il y a ampleur et ampleur. Qui ne voit la différence entre les affreux costumes Boss des années 80 et les tenues que porte Ralph Lauren à la ville, subtils mix d’influences assimilées ?


hogo-boss-pub-80.jpgPublicité Hugo Boss, fin des années 80


ralph-lauren-prince-de-gall.jpgRalph Lauren. Source : Monsieur, n° 51.

 

Fred Astaire, Cary Grant, Gianni Agnelli… étaient du côté de l’ample. On peut trouver compagnonnage moins élégant.

Par Le Chouan - Publié dans : Coupe
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 07:03

Dans ce billet, Jean-Philippe Peltier (avocat de son état) tente de cerner l'essence très particulière du costume croisé. Merci à cet ami lecteur de nous livrer cette analyse originale.


Ce qui est rare est précieux.

Si l’adage n’est pas toujours vrai en matière vestimentaire, les innovations des uns pouvant parfois provoquer l’effroi des autres, il n’en demeure pas moins qu’il s’applique parfaitement au costume croisé.

Combien peut-on croiser de costume du même nom dans une journée ?

Parfois aucun.

On peut déplorer cette raréfaction et constater, parallèlement, que ceux qui passent pour être (réellement) les hommes les mieux habillés se montrent très régulièrement avec ce type de costume.

Ainsi en est-il, par exemple, d’Edouard Balladur, du prince Charles et, il y a quelques années, d'Yves Saint Laurent ou de Pierre Cardin…


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Quelle est la raison de cette disparition ?

Elle découle d’un constat simple : la virilité n’est plus à la mode. La sagesse non plus.

Car le costume croisé est, à n’en pas douter, un vêtement d’homme mûr qui a connu son heure de gloire à une période où les icônes s’appelaient Gabin, Ventura ou Cary Grant.


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Aujourd’hui, en revanche, le mâle se doit d’être jeune et métrosexuel, quand il n’est pas clairement efféminé (cf. les jeunes éphèbes imberbes qui défilent à longueur de podiums) pour susciter l’enthousiasme….

Et pour le cas où l’homme viril reste « dans le coup », il se doit de n’arborer aucun signe d’élégance  afin de cultiver, de façon tristement binaire, un côté brute épaisse ne portant aucune considération à sa mise… 

Ainsi, et à mesure que le temps passe, le costume et les personnalités s’effacent…

Mais revenons à nos vigognes…

Cette normalisation des élites (politiques, culturelles, etc.) se retrouve indéniablement dans la mode de sorte que, les uns voulant ressembler aux autres et inversement, nous assistons à un jeu de miroirs, le résultat ayant fatalement tendance à l’effacement des codes et à l’appauvrissement du style. 

Concrètement, le costume croisé a ainsi laissé la place au costume droit, qui était encore très large dans les années 80 avant d’être plus cintré et plus étroit, de passer de 3 à 2 boutons (ce qui n’est pas un mal), les pinces du pantalon passant quant à elles de deux à une, pour être aujourd’hui inexistantes dans la plupart des cas…

Mais alors comment se fait-il qu’aujourd’hui le costume croisé reste toujours, et malgré tout, un modèle d’élégance ?

En réalité, c’est moins le costume que la personnalité de celui qui le porte qui révèle l’élégance de cette tenue.

Et lorsqu’on parle de personnalité, il ne s’agit pas ici de l’illusion que tentent d’instiller quelques « stars » éphémères ou Apollon du moment, mais bien de la densité d’âme de celui qui porte le costume croisé.

Force est d’admettre que l’âge de l’impétrant est une clef fondamentale de la réussite de l’ensemble. En effet, la forge d’une véritable personnalité est le plus souvent liée au passage que le temps laisse dans le regard et les gestes de ceux dont on constate qu’ils ont ce don du ciel qu’on appelle le charisme.

Il suffit de comparer des jeunes gens, connus ou non, portant le costume croisé (même de bonne coupe) …


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12.jpgL’œil de Johnny Depp est aussi perdu que son style (mention spéciale pour les chaussures qui feraient presque oublier le chapeau…)


… et des inconnus ayant en commun cette prestance que confère un certain recul sur les choses de la vie…


13.jpg The Sartorialist


16.jpgThe Sartorialist


… pour se rendre compte que certains ont ce « quelque chose » que les autres n’ont pas…

Dès lors, le costume croisé n’est qu’un révélateur !

Les uns paraissent apprêtés, déguisés, voire ridicules (Merci Johnny pour ce moment de rigolade), alors que les autres sont indéniablement élégants.

Ne serions-nous donc pas tous égaux devant (et surtout dans) le costume croisé ?

Il est intéressant de remarquer qu’il n’existe rien de tel avec le costume droit qui peut sans difficulté notable être porté par n’importe qui, un modèle de bonne coupe suffisant alors à conférer à son propriétaire une certaine élégance.

Le costume croisé  exigerait-il donc une certaine dose de sagesse, d’expérience, de maturité pour être porté ?

Bien sûr, il y a là quelque chose qui est très peu dans l’air du temps, la masse devant avoir accès à tout et tout de suite sans quoi le malheureux qui viendrait à émettre une réserve se verrait traiter de réactionnaire.

C’est probablement la raison pour laquelle les « modeux » ont ringardisé le costume croisé, ce qui est aujourd’hui « in » étant à la portée du plus petit commun dénominateur…

Malgré  tout, et la nature étant bien faite, il est indéniable que les membres du « club de ceux qui savent porter le costume croisé » se détachent de la mêlée rassurante… et ennuyeuse.

« Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d’entre nous regardent vers les étoiles » disait Wilde…

On peut dire, en prenant la citation à l’envers, que tant que des étoiles subsisteront, certains d’entre nous auront des raisons de lever la tête.

Reste à  savoir de quelles étoiles nous parlerons demain. 

 

                                                                                     Jean-Philippe Peltier

Par Le Chouan - Publié dans : Coupe
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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 07:20

Le col boutonné (dit « américain ») n’est pas à la mode. Les fashionable actuels ne jurent que par le col italien que – c’est amusant – nos amis transalpins disent « français ». Ce col aurait-il eu le même succès s’il s’était appelé chez nous comme chez eux ? J’en doute, tant nos snobs parent de mille attraits tout ce qui vient – ou est censé venir – d’Italie.

L’histoire du col américain est tellement connue que j’aurais quelques  scrupules à la raconter à mon tour. Je me bornerai donc à citer les deux auteurs qui l’ont fait le mieux : James Darwen et Bernhard Roetzel.

James Darwen : « Le vrai col boutonné fut lancé par les joueurs de polo américains pour éviter que les extrémités du col ne leur reviennent dans la figure lorsqu’ils galopent gaiement sur le terrain. John Brooks, un nom d’origine anglaise, cela va de soi, de Brooks Brothers, étonnante oasis de bon goût en plein New York, développa ce style vers 1900, rachetant ainsi une bonne partie des inélégances vestimentaires pour lesquelles cette jeune et bouillonnante nation s’est fait malheureusement connaître (1). »

Bernhard Roetzel : « John Brooks, directeur d’une maison de confection, aurait remarqué, lors d’un match de polo en Angleterre, que les pointes des cols de chemise étaient attachées à des boutons sur le haut de la poitrine pour éviter qu’elles viennent leur battre le visage. Inspiré par cet exemple, il fait confectionner à son retour chez lui des chemises à col boutonné. (…) Cette légende (…) a peut-être été imaginée de toute pièce et colportée par les Anglais pour pouvoir prétendre que cette géniale invention américaine n’est en fait qu’une copie d’un original insulaire. En effet, ni ce qu’on appelle aujourd’hui communément un polo, ni la chemise que portent les pratiquants de ce sport (…) ne présentent la plus lointaine ressemblance avec le modèle à col boutonné (2). »

Quand, pour une histoire de col de chemise, un Anglais règle leur compte aux Yankees et qu’un Allemand fait de même avec les Anglais, le Français que je suis est aux anges !

Pour être réussi, le col américain doit satisfaire à plusieurs critères. Il doit être assez grand – ses pointes assez espacées et son angle assez ouvert pour qu’un nœud de cravate puisse éventuellement y prendre place. Les tombants doivent impérativement former une vague. A cette fin, les boutons seront légèrement remontés.

Rares sont les modèles qui répondent à ce strict cahier des charges. La softrollcollar de Brooke Brothers reste la référence. Ralph Lauren n’a jamais atteint – à ma connaissance - la même perfection. Recourir au sur mesure serait onéreux et inutile : la chemise à col boutonné fait partie de ces vêtements plus réussis en Pap qu’en sur mesure.


chemise-brooks.jpg Source : Brooks Brothers

 

Comment et avec quoi la porter ? Une donnée intangible doit être gardée à l’esprit : la chemise à col boutonné est une chemise de détente. Pour cette raison, on ne la choisira jamais blanche (3) et elle n’accompagnera jamais un costume. On me rappellera que Gianni Agnelli le faisait bien. Je vous rétorquerai que - primo – vous n’êtes pas Gianni Agnelli et que – deusio – je n’imagine pas que vous ayez l’âme d’un suiveur. Vous n’imiterez donc pas davantage sa curieuse manie d’en déboutonner le col (4).

 

gianni-agnelli-chemise-a-col-boutonne.jpgPhoto : Stefano Montesi    

 

Le chemise à col boutonné complètera parfaitement, en revanche, les tenues dépareillées (veste sport ou blazer + pantalon de velours par exemple). Le choix des rayures et des carreaux est conseillé : les Américains ont judicieusement ajouté des boutons à la Tattersallsheck anglaise. On la portera volontiers sous un pull ou un cardigan ; une cravate pourra en fermer le col (la cravate de tricot semble avoir été faite pour elle !), à moins qu’on préfère y glisser un foulard… ou ne rien mettre du tout. La tenue du col permet, en effet, cette notable exception. Autre spécificité due au statut particulier de cette chemise : elle est la seule qui autorise une poche de poitrine.

Dans leurs ouvrages respectifs, James Darwen et Bernhard Roetzel se retrouvent sur un point : cette chemise constitue l’une des seules contributions positives américaines  à l’art de bien s’habiller. Comment pourrais-je ne pas être d’accord avec ces éminents spécialistes ? Cela dit sans aucun antiaméricanisme primaire. Of course.

_________________________________________________________________________________

1 – James Darwen, Le Chic anglais, Hermé.
2 – Bernhard Roetzel, L’Eternel masculin, Könemann
3 – Anecdote personnelle : à vingt ans, après avoir appris qu’une chemise à col américain ne pouvait pas être blanche, j’ai eu l’idée de transformer le col de mes Golden Arrow immaculées en une sorte de col anglais fait maison. Voici comment : j’ai supprimé les deux boutons attachant les pointes et j’ai cousu, au pied du col, un seul bouton. La cravate nouée, je n’avais plus qu’à boutonner les deux extrémités sur cet unique bouton – et le tour était joué !  
4 - Je ne suis pas loin de voir dans cette initiative la manifestation d’une sorte de repentir : ainsi déboutonné, le col se rapproche d’un col classique, ce qui rend plus acceptable le port d’un costume.   

Par Le Chouan - Publié dans : Coupe
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Samedi 26 février 2011 6 26 /02 /Fév /2011 08:15

 

pantalon-scavini-bretelles.jpgAvec l'aimable autorisation de Julien Scavini

 

Mariez (car c’est pour le meilleur, et pour le meilleur seulement !) le pantalon de flanelle grise et le blazer bleu. Le contraste de ton doit être franc et la flanelle duveteuse. Des pinces, un revers (sauf si vous êtes de petite taille), c’est l’idéal. Le pantalon de flanelle grise fait bon ménage aussi avec les vestes sport à condition qu’elles ne soient pas trop épaisses : l’alliance d’un gros tweed et d’une flanelle évoque un peu le mariage de deux vieux en maison de retraite… Emouvant peut-être, triste sûrement.


fred-astaire-blazer-la-belle-de-moscou.jpgAh ! les pantalons de flanelle un peu amples de Fred Astaire !...    

 

Le jean reste pour moi un inconnu. Je doute que la situation change jamais. On le dit pratique. Tout pratique qu’il soit, il ne me manque aucunement ! Il va très bien aux jeunes (enfin, aux jeunes qui savent s’habiller !) mais, accompagné d’un blazer, il transforme vite les hommes mûrs (enfin, les hommes mûrs qui croient savoir s’habiller !) en vieux beaux assez pitoyables. Vous voyez d’ici le genre : jean et blazer, donc, chemise trop ouverte, pull rose ou bleu clair noué autour des épaules, mocassins Tod’s enfilés pieds nus…


pantalon-jean.jpgVous aimez ? Moi, à moitié... je veux dire que j'aime le haut. Source : The Sartorialist.

 

Le pantalon de velours n’a plus la cote. Sûr qu’il fait son grand âge associé à un pull informe et à des chaussures avachies !... Mais réveillez-le avec de belles couleurs : le rouge, le orange, le jaune… et vous le verrez rajeunir ! Surveillez ses relations : autorisez-le à sortir accompagné d’un beau tweed à motifs, d’une cravate tricotée ou d’un nœud papillon, d’une pochette impression cachemire, de belles chaussettes et de beaux souliers. Le veau velours est conseillé. Jamais de pantalon de velours à grosses côtes ou milleraies.


sarto.jpgUn ensemble intéressant. le pantalon de velours rouge n'y est pas pour rien. The Sartorialist.    

 

Le chino a bon caractère. Il sort par tous les temps (car plus ou moins épais et plus ou moins clair), il s’adapte à toutes les compagnies : pull, veste de tweed, blazer, chemise… Il est résistant et économique. S’il se fait oublier, c’est pour mieux mettre en valeur son entourage : la beauté des chaussures, la fantaisie des chaussettes. Un excellent compagnon.


  chino-ralph-lauren.jpg  Oui, je sais, j'aurais pu trouver beaucoup mieux. Ralph Lauren.


Par Le Chouan - Publié dans : Coupe
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