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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 06:33

J’avais pourtant juré que je n’en reparlerais plus. Mais il m’oblige à me dédire. A cause de lui, mes serments ressemblent à ceux d’un ivrogne… ou d’un homme politique. Quand François Hollande me laissera-t-il donc en paix ? Quand aura-t-il bouclé le cycle de ses métamorphoses ?

Petit rappel des faits.

On a connu un Hollande « bon gros », jamais en retard d’une blague, le sourire facile, qui se fichait comme d’une guigne de figurer régulièrement en tête du hit-parade des hommes politiques les plus mal habillés.


francois-hollande-gros.jpgNotre prochain président ?

 

Alors, il ne rêvait pas encore d’Elysée ; ce genre de rêve, il le laissait à sa compagne, Ségolène Royal.

Et puis, sous l’influence de son nouvel amour, Valérie Trierweiler, et de quelques amis bien intentionnés, il s’est pris lui aussi à rêver.

La transformation pouvait commencer. D’abord légère (changement de lunettes, de cravate et de costume), et puis plus visible (changement de coiffure).

Mais le meilleur restait à venir : au début de l’année 2011, il nous revint méconnaissable après une diète qui lui fit perdre, selon les sources, de quinze à vingt kilos.

« Mieux vaut faire envie que pitié », dit un proverbe. Ce n’est pas que l’ancien Hollande ait jamais fait très envie, mais le nouveau, en revanche, pouvait inspirer, c’est vrai, une certaine pitié.

 francois-hollande-amaigri.jpg

 

Si sa métamorphose s’était arrêtée là, elle aurait déjà mérité d’être inscrite dans les annales de la communication politique. Mais François Hollande allait nous réserver une nouvelle surprise.

Voici qu’en ce début de « drôle de campagne » (comme il y eut une « drôle de guerre »), de discours en entretiens, Hollande ne cesse de parfaire son imitation d’un autre François qui, quatorze années durant, régna en Dieu sur la France : François Mitterrand.

Même débit saccadé, mêmes mouvements rapides de la tête, même façon de se positionner à la tribune, mêmes envolées se voulant lyriques, mêmes clignements d’yeux…

D’abord, on sourit, et puis on est troublé.

Que, sur les conseils de ses communicants, François Hollande se soit prêté à un « relooking » qui le fait ressembler à un insipide président de série télévisée, passe encore – même si une telle plasticité interroge sur l’image qu’il se fait de lui-même. « Si j’ai changé, disait-il en octobre 2010, ce n’est pas par coquetterie ou souci d’apparence, c’est pour être en harmonie avec moi-même. » (Gala) Faut-il le croire ? Feignons que oui ; l’aveu alors est terrible : qui est cet homme qui a vécu plus de la moitié de sa vie en étant l’ennemi de lui-même ?

Plus inquiétant reste toutefois ce mimétisme qui, à chaque fois qu’il nous parle, nous fait croire que François Mitterrand est sorti du tombeau… « Je crois aux forces de l’esprit. Je ne vous quitterai pas », nous avait promis ce dernier, spectral, dans son message d’adieu. C’était beau et bizarre ; ça faisait tout de même un peu froid dans le dos…

Qui eût dit alors qu’il allait se réincarner, seize années plus tard, en François Hollande ?

« Sors de ce corps, François Mitterrand ! »

Il est à craindre que le principal handicap de François Hollande, ce soit sa personnalité.

Hollande, président du déficit ? Oui. Du déficit de personnalité.

… Quelle sera sa prochaine métamorphose ?

Mon Dieu ! S’il pouvait redevenir le bouddha souriant qu’il était… la boucle serait bouclée.

Et moi, je recouvrerais la paix.

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21 janvier 2012 6 21 /01 /janvier /2012 06:47

J’ai toujours pensé que, derrière tout dictateur, il y a un petit garçon qui rêvait de beaux uniformes. « Maman, quand je serai grand, je serai dictateur et je porterai les plus beaux habits du monde ! » Quand le dictateur laisse son uniforme au vestiaire, il revêt généralement de très beaux costumes que, du reste, il porte comme des uniformes.

Saddam Hussein avait son tailleur personnel. Il s’appelait Recep Cesur et il était turc. Hosni Moubarak aimait parader en costumes Smalto. Il est arrivé que ce même tailleur – très prisé des chefs d’états africains et qui a bien mérité de la françafrique – habille Laurent Gbagbo.


saddam-hussein.jpg
  

hosni-moubarak.JPG

 

laurent-gbagbo.jpg 

Les dictateurs ont aussi leurs accessoires fétiches : des couvre-chefs plus ou moins étranges et, surtout, les lunettes de soleil. « Le soleil ni la mort ne se peuvent regarder fixement », disait La Rochefoucauld ; il faut croire que les yeux d’un dictateur non plus.


Jaruzelski.jpgL'aimable général Jaruzelski 

  

pinochet-lunettes-noires.jpgL'auguste général Pinochet

    

Kadhafi-lunettes-noires.jpgLe fantasque colonel Kadhafi

 

La puissance qu’on attribue à l'étoffe qui recouvre le corps du chef tient de la magie. Aux yeux du peuple, un dictateur ne devient inoffensif que défait, au sens propre, des habits du pouvoir.


saddam-hussein-capture.jpg 

hosni-moubarak-proces.JPG

      
laurent-gbagbo-capture.jpg 

Saddam Hussein, tiré du trou à rat qui lui servait de cachette; Hosni Moubarak, malade, traîné devant ses juges sur une civière; Laurent Gbagbo et sa femme, exhibés comme des bêtes curieuses dans une chambre d'hôtel... Nos journaux se sont à juste titre alarmés de ce déferlement d’humiliations inutiles, de ce raz-de-marée de haine brute.

Je me souviens qu’il y a un peu plus de deux siècles, on mena à la guillotine, couvert d’un simple gilet de molleton, un roi peut-être faible, mais sûrement pas cruel.


execution-Louis-XVI.jpg


Cela ne se passait pas en Afrique, mais en France, au siècle des Lumières.
 

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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 06:26

Serge Moati :


serge-moati-arnys-def.jpg

 

serge-moati-pisier-copie-1.jpgMai 2011. Se rendant à la cérémonie religieuse (Saint-Roch) en hommage à Marie-France Pisier. Funérailles !

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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 06:17

La modernité s'est fait une spécialité de la remise en cause des valeurs. On bouge, on renverse, on élimine... L'art n'a pas échappé à la règle. Nos entrepreneurs en démolition en ont même fait un de leurs champs d'expérimentation favoris. Qu'est-ce que l'art ? De quel droit distinguer arts majeurs et mineurs ? Et puis - tant qu'on y est : l'art existe-t-il ?

La confusion entre l'art et l'artisanat participe de l'entreprise. La question de savoir ce qui distingue l'un de l'autre n'est certes pas nouvelle, mais la modernité en a changé les termes. Il fallut attendre 1762 pour que l'Académie française établisse une différenciation institutionnelle entre les deux mots en définissant l'artisan en tant qu' « homme de métier » et l'artiste en tant que « celui qui exprime le Beau ». Le beau... La modernité lui a porté un coup fatal. « L'idée de modernité, a dit Malraux (je cite de mémoire), est née quand les notions d'art et d'harmonie ont été dissociées. »  Le peintre expressionniste abstrait Barnett Newman est plus direct en affirmant que « le mobile de l'art moderne a été de détruire la beauté.»

Le domaine de la mode offre un exemple convaincant de brouillage des valeurs. Autrefois, le vêtement était avant tout pour les peintres prétexte à l’exercice de leur art : « Qu’un bavolet à rubans s’immortalise dans un dessin d’Ingres, ou un bibi dans un Renoir, tant mieux, mais c’est un hasard », disait Chanel. Rendre la profondeur des velours, le chatoiement des satins, la finesse des dentelles, l’éclat des broderies : autant de défis pour le peintre soucieux de faire montre de son talent et non de célébrer le travail d’artisans anonymes. Au reste, l’artiste, c’était lui et sûrement pas les artisans en question.


ingres-def.jpgIngres, "La princesse de Broglie"

 

Au début du XXe siècle, des artistes vont changer la donne en pénétrant le domaine du vêtement avec l’intention de le révolutionner. Dans les années 10, Robert Delaunay et sa femme Sonia transposent aux vêtements le simultanéisme de leur peinture. « Voici, par exemple, un costume de M. Robert Delaunay, écrit Guillaume Apollinaire - chantre de L'Esprit Nouveau - dans La Femme assise en 1914 : veston violet, gilet beige, pantalon nègre. En voici un autre : manteau rouge à col bleu, chaussettes jaunes et noires, pantalon noir, veston vert, gilet bleu ciel, minuscule cravate rouge.»


tristan-tzara-delaunay-copie-3.jpgTristan Tzara par Robert Delaunay. Echarpe "simultanée" dessinée par Sonia, la femme de Robert.

 

Giacomo Balla, peintre futuriste italien, signe en 1914 un manifeste du vêtement futuriste et proclame la fin de l'élégance : les vêtements futuristes sont « hygiéniques » et « coupés de façon à ce que les pores puissent respirer facilement ». Les couleurs sont violentes et - à bas le classicisme ! - les formes asymétriques.


balla.jpgCostume futuriste de Balla

 

En 1919, l'artiste futuriste Ernesto Thayaht crée sa fameuse tuta, qui constitue une tentative de rationalisation extrême du vêtement. La tuta était conçue pour être portée par tout le monde et dans toutes les circonstances. Tentative - et tentation - totalitaire (tuta veut dire « toute » en italien) dont il n'est peut-être pas exagéré de voir dans certains travaux de Le Corbusier le pendant architecturalSi l'influence du second avait été égale à celle du premier, la forme de nos villes en eût été heureusement changée...


thayaht.jpegLa tuta de Thayaht    

 

Réciproquement, des couturiers se rapprochent d’artistes. Madeleine Vionnet engage Ernesto Thayaht ; il sera son collaborateur de 1919 à 1925. Coco Chanel met son talent au service d’entreprises de décloisonnement artistique. Jean Cocteau, son ami, lui demande de concevoir les costumes de son Antigone (1922), tandis que Picasso s’occupe des décors et Honegger de la musique. Elle est encore de l’aventure du Train bleu (1924), un ballet monté par Diaghilev dont Darius Milhaud a composé la musique et Henri Laurens réalisé le décor. Le rideau de scène est la reproduction d’une toile de Picasso.


chanel-le-train-bleu.jpg Jean Cocteau, entouré des danseurs du Train bleu

 

Ces exemples sont certes significatifs. Notre regard a posteriori risque toutefois d’en grossir l’importance. Quand Cocteau justifie le choix de Chanel pour Antigone, il se garde bien d’employer à son sujet le mot d’artiste : « J’ai demandé les costumes à Chanel  parce qu’elle est la plus grande couturière de notre temps ». Mais un processus est enclenché : la mode ne cessera plus de lorgner du côté de l’art.

En 1965, Yves Saint Laurent fait sensation avec sa robe Mondrian. Des artistes avaient investi le domaine du vêtement. Un couturier inverse les rôles en créant un vêtement tableau (… ou toile, devrais-je plutôt dire !) - hommage à un peintre en même temps que témoignage des possibilités graphiques de son propre moyen d’expression. Saint Laurent ne se livre pas à un vulgaire travail de copiste ; il fait œuvre personnelle en transposant la géométrie du tableau à celle du corps et de la robe. Il récidivera quelquefois (références au Pop art, à Picasso, à Matisse…) avec plus ou moins de réussite.


robe-mondrian.jpgYSL, robe Mondrian    

 

Le règne du styliste puis, surtout, du créateur continue la métamorphose. Le créateur se définit - son nom l’indique - comme un artiste plutôt que comme un couturier. Puisque tout est art, la mode aussi est un art et rien n’empêche l’ancien couturier de s’autoproclamer orgueilleusement créateur. L’évolution parallèle de l’art contemporain favorise la confusion. Les supports de la création se multiplient, parfois éphémères ou immatériels. Qu’est-ce qui interdit, dès lors, le travail du couturier-créateur, qui porte sur le corps et le vêtement, d’être artistique ?

Pour capter l’air du temps, on peut faire confiance aux professionnels de la mode. Les créateurs ont parfaitement saisi la dimension spectaculaire de notre société. Ils ont transformé leurs défilés en shows aux scénographies incroyablement sophistiquées : des performances, en quelque sorte, au sens artistique du terme ! Certains créateurs sont devenus des idoles, à l’exemple des « stars du rock », le rock ayant acquis, de son côté, le statut de « culture » à part entière : tout se tient !


john-galliano.jpgJohn Galiano

 

Ne restait plus aux créateurs qu’à obtenir la reconnaissance de l’institution. C’est fait ! Par exemple, le musée des beaux-arts de Montréal a consacré ces mois derniers une exposition à Jean-Paul Gaultier. « Toute la carrière du créateur défile sous nos yeux », expliquait dans Le Monde (édition du 18 juin 2011) Joël Morio. Jean-Paul Gaultier muséifié de son vivant ? « Cela peut être comme un enterrement de voir ses vêtements au musée », confiait, lucide, le principal intéressé. Fin de la métamorphose.


jean-paul-gaultier-montreal.JPG"La planète mode de Jean-Paul Gaultier", musée des beaux-arts de Montréal

 

En quoi art et artisanat se distinguent-ils ? Pour tenter de répondre à cette question, les « angles » ne manquent pas. Je pourrais reprendre la distinction établie par l’Académie en 1762. Mais je préfère me servir d’un propos que j’ai souvent entendu prononcer par le peintre Soulages : « Quand on sait ce qu’on va faire, on est un artisan ». Sous-entendu, l’art est imprévisible, aventureux, etc. Selon cette logique, le tailleur, par exemple, n’est pas un artiste : sa maîtrise technique est censée lui permettre de réaliser au mieux la pièce que lui a commandée son client. Qu’il en aille autrement, et le client serait en droit de lui demander des comptes… En somme, les meilleurs artisans seraient les moins « artistes ».

Les grands couturiers et les créateurs obéissent à une autre logique. Soumis à la cadence infernale des collections, ils doivent constamment fournir – et fournir de l’inédit, du surprenant ! Car la modernité – c’est une de ses lois – oblige à l’originalité. Course épuisante. Course folle ! Une fausse révolution en chasse une autre au rythme imposé par des médias zappeurs. Pour reprendre le propos de Soulages, nos couturiers et créateurs ne savent pas ce qu’ils vont faire. Ils cherchent, ainsi que l’exigeait Baudelaire - inventeur du mot modernité - à « trouver du nouveau au fond de l’inconnu ». Suivant la définition de Soulages, il n’est donc pas aberrant de qualifier les créateurs et couturiers d’artistes au sens contemporain du terme.

Mais, me direz-vous, le vêtement a une fonction utilitaire qui l’exclut du domaine de l’art. Je vous répondrai ceci : 1) Vous connaissez bien vos classiques mais mal vos contemporains ! 2) Les couturiers et créateurs ont résolu la difficulté en concevant des vêtements littéralement immettables. Notons d’ailleurs qu’ils ignorent souvent tout de la fabrication d’un vêtement : ils dessinent et laissent à des artisans le soin de la réalisation. La comparaison s’impose avec les artistes contemporains qui, souvent, ne savent pas dessiner et font fabriquer leurs œuvres dans des ateliers.

Chanel et Saint Laurent, que j’ai cités plus haut, ont toujours refusé d’être qualifiés d’artistes. « La mode n’est pas un art, c’est un métier », avait coutume de dire Chanel. C’est que ces grands noms de la mode se considéraient d’abord comme d’humbles artisans. Yves Saint Laurent était un homme de culture et un collectionneur d’art. L’admiration rend modeste.

« La beauté sauvera le monde », a prophétisé Dostoïevski. Mais c’était avant que la beauté ne meure, exécutée – c’est un comble ! – par ceux-là même qui étaient chargés de la servir !

… A quand sa résurrection ? 

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 06:13

Les barbus sont plus nombreux, mais ils ne sont pas légion. Négliger de se raser quelques jours ne signifie pas qu’on est barbu. L’expression « barbe de trois jours » n’a pas de sens. La barbe a besoin de plus de temps pour se déployer.

N’est pas barbu qui veut. Disant cela, je pense moins à ceux que la nature a défavorisés qu’à ceux, plus nombreux, à qui l’activité ou le milieu ne laisse pas le choix.

Où sont nos barbus ? On en trouve facilement chez les artistes (au sens large du terme : par exemple, Amanda Lear, qui a l’esprit plus piquant que le menton (quoique…), emploie également le terme « artiste » pour se désigner ou pour désigner Dali qui fut son Pygmalion…) : chanteurs, comédiens, musiciens…


francois-berleand.jpgFrançois Berléand

 

On en trouve chez les sportifs – les évolutions pileuses étant, dans ce milieu, sujettes à d’incompréhensibles effets de mode (voir, naguère, la vogue des crânes rasés chez les footballeurs). Chez les rugbymen, on pense bien sûr à Chabal dont l’imposante présence a découragé d’éventuels imitateurs.

 

sebastiebn-chabal.jpgSébastien Chabal

 

On en trouve aussi chez les vigiles et les policiers ; dans ce cas, la barbe, tarabiscotée, est avant tout un signe d’appartenance à un corps. Dans les médias, en revanche, elle est une denrée rare. Yves Calvi et Christophe Barbier l’ont tentée, mais de façon éphémère et en profitant du retour des vacances d’été pour faire passer leur audace.


yves-calvi-barbe.jpg Yves Calvi

 

 

Imagine-t-on un présentateur du 20 heures barbu ? Harry Roselmack ? Exact. Mais, présentateur du JT, il y renonça sous l’effet des nombreuses critiques.


harry-roselmack-barbe.jpgHarry Roselmack

 

La barbe devient exceptionnelle chez les patrons du Cac 40 ou chez les hommes politiques. Philippe Séguin se la laissa pousser (timidement...), mais je crois me souvenir qu’il avait alors pris sa retraite politique.


philippe-seguin-barbe.jpgPhilippe Séguin

 

Jean-Jacques Aillagon aussi, mais pas quand il fut ministre.


jean-jacques-aillagon.jpgJean-Jacques Aillagon

 

Il y a bien DSK, qui en arbore une, miteuse, ces temps-ci… Cet exemple, au passage, va contre le cliché selon lequel le barbu a quelque chose à cacher. C’était quand il avait le menton glabre que DSK avançait masqué. Aujourd’hui, l’ex-roi du monde est barbu… et tout nu ! A moins que nous ne sachions pas encore tout. Mais cela, je n’ose le penser….

 

strauss-kahn-barbe.jpgDSK

 

J’insiste : hors le bas du visage, que peut bien cacher une barbe (1) ?... Ou alors, selon  la même logique, il faudrait admettre que toute personne chevelue aussi dissimule quelque chose !

L’alternance mentons barbus et mentons glabres rythme notre histoire. Ce constat devrait nous inciter à prendre du recul avec nos préjugés et nos conditionnements. Déterminons-nous plutôt à partir de nos goûts et de notre physique. Et posons-nous la seule question qui vaille : qu’est-ce qui me va le mieux ?

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1. Victor Hugo, grand barbu devant l'Eternel - barbu lui aussi, et auquel Hugo avait une fâcheuse tendance à s'identifier -, disait pourtant : "Que de choses (...) disparaissent sous la barbe : les joues appauvries, le menton fuyant, les lèvres fanées, les narines mal ouvertes, la distance du nez à la bouche, la bouche qui n'a plus de dents, le sourire qui n'a plus d'esprit." Littérature !

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 06:53

J’ai évoqué quelques fois ces officines de relooking qui prospèrent sur l’ignorance de nos contemporains. Je n’aurais pas eu l’idée d’y revenir si une lectrice (Diane) ne m’avait signalé ce lien. Pourquoi se faire inutilement du mal ? Admirer vaut tellement mieux que critiquer ! Par curiosité, j’ai cliqué – comme vous allez peut-être le faire tout à l’heure.

Eu égard à la considération que je vous dois, laissez-moi tout de même vous dire ce qui vous attend.

- Un relookeur en chef très satisfait de sa petite personne ; look caricaturalement bobo (mèche longue et barbe de trois jours) ; veste rase-pet accentuant son allure d’escogriffe (1) ; chemise blanche et chaussures noires – combinaison passe-partout dont j’ai déjà dit ce qu’il fallait penser.

- Un relookeur assistant autoproclamé spécialiste des couleurs et des délavages « subtils » (sic).

Un premier relooké, aux faux airs de Poutine jeune, se déclarant emballlé par les prestations assurées mais dont la mine renfrognée semble dire le contraire.

- Un second relooké très jeune, typé slave, attendrissant de candeur. A noter, la veste portée sur un tee-shirt, le col au contact direct du cou, une incongruité inesthétique et malpropre.

Un vendeur de PAP boudiné dans son veston – plis sur le devant  et entre les omoplates ; bouton principal tutoyant le sternum. Le nom de la boutique ? « Dandy Parisien » !

- Des bouts de phrases ponctués d’anglicismes et d’ «au niveau de».

Comment ? Vous voulez encore cliquer ? Libre à vous. Mais ne venez pas me dire que vous ne saviez pas.

____________________________________________________________________________________1. 1. Etrange, cette tendance actuelle des jeunes à vouloir exhiber leur séant en recourant à une veste trop courte ou à un pantalon trop bas...

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 08:26

La relation que nous entretenons avec nos cheveux est complexe… La mythologie, l’histoire, la psychologie… offrent des témoignages, tentent des explications. Le sujet excède mes compétences et, si je l’aborde, c’est avec modestie et par le petit bout de la lorgnette. Je voudrais montrer – simplement montrer – que la folie capillaire  peut toucher tous les hommes, même ceux que – par ce qu’ils sont, par ce qu’ils font, par ce qu’ils représentent – on ne s’attendrait pas à voir touchés.

Il y a ceux pour qui la chute des cheveux est un drame et qui tentent acrobatiquement de la dissimuler. Ce faisant, ils aboutissent à un résultat exactement inverse de celui escompté :


giscard-cheveux.jpgValéry Giscard d'Estaing

 

Il y a les perruqués honteux, ceux qui, à l’évocation de leur moumoute, perdent la tête… et le sens de l’humour :


guy-bedos.jpgGuy Bedos. Adepte de la dérision sauf quand elle s'exerce à ses dépens.


Il y a les teints – les mal teints, les trop teints – qui ne paraissent ni plus jeunes ni plus beaux… mais qui oserait leur dire ?


odon-vallet.jpgOdon Vallet. Professeur, spécialiste des religions. Homme brillant et cultivé. Philanthrope.


Il y a les orgueilleux, les jusqu’auboutistes, ceux qui tentent de retourner l’inéluctable à leur avantage. « Je perds mes cheveux ? Qu’à cela ne tienne ! Je vais me raser la tête ! » 


michel-foucault.jpgMichel Foucault

 

gabriel-matzneff.jpgGabriel Matzneff


Il y a les vaniteux,  pour qui la crinière vaut couronne ; cas étrangement fréquent dans certaines corporations (avocats, philosophes, musiciens…) :


Bernard-Henri-L_vy_brushing-copie-1.jpgBernard Lévy, alias Bernard-Henri Lévy. BHL, quoi.

 

Il y a les pragmatiques, qui cherchent du secours du côté de la chirurgie dite réparatrice, spécialisée dans le replantage (… et souvent dans le plantage) :


tarik-ramadan-un.jpgTarik Ramadan. Avant

 

tariq-ramadan-deux.jpg

Le même. Après

 

Il y a les décalés, artistes ou prétendus tels, adeptes du coiffé-décoiffé - construction fragile et compliquée, constamment menacée de s'effondrer, dont la réalisation réclame temps et doigté :

 

Florian_Zeller_1_Cr_dit_Photo_Arnaud_F_vrier_c_Flammarion2_.jpg

  Florian Zeller

 

Hommes politiques puissants, humoristes patentés, intellectuels brillants, hommes de foi revendiqués, artistes prometteurs et dans le vent…  tous partagent la même faiblesse, le même talon d’Achille… mal placé. Ce constat suffit à changer le regard que je porte sur eux. Leur fragilité me les rend fraternels. Mon sourire se teinte de compassion. Je me dis : « Comment ? Eux aussi ? » Ce philosophe étincelant, à la coiffure ébouriffante, dont je m’aperçois, alors qu’il discourt ce soir à la télévision, que la calvitie le menace, est-ce bien le même qui, ce matin à son réveil, s’est sans doute désolé à la vue des nombreux cheveux que la nuit avait déposés sur son oreiller ? « Il n’y a pas de grand homme pour son valet de chambre », dit l’adage. Il n’y en a pas non plus pour son coiffeur – ni pour le chouan, témoin amusé des petits travers de ses contemporains (1).

____________________________________________________________________________________
1. Le sujet pourtant s’y prêtait. Vous me saurez gré, alors, de n’avoir émaillé mon billet d’aucun jeu de mot… tiré par les cheveux.

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 13:03

 

ministres-sarko.jpgLe Monde 09/12/2011 (Photo D. Goldsztejn)

 

... La défaite de l'élégance.

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Publié par Le Chouan
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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 06:50

Longtemps, je n’ai éprouvé aucune sympathie pour Philippe Noiret. Je le jugeais poseur, jouant avec vanité de sa belle voix, promenant sur tout et sur tous un air désabusé passablement méprisant. L’épisode de La Grand bouffe m’avait agacé : il était fier d’avoir joué dans ce film et n’avait pas de mots assez forts pour fustiger les petits esprits qui avaient crié au scandale. Il est de bon ton, dans les milieux avancés, de ne jamais paraître choqué. Surtout quand, objectivement, il y a des raisons de l’être. Une peccadille, en revanche, suscitera volontiers réprobation et colère. Pourtant, s’il est vrai que ce film était sincère, comment aurait-on pu souhaiter qu’il laissât de marbre ? Certaines scènes avec Michel Piccoli et Marcello Mastroianni continuent de me troubler. 

Les tenues de Noiret ne manquaient cependant pas d’attirer mon attention. On le réduisit un peu vite à mon sens à un « gentleman-farmer à la française », lui refusant ainsi tout style propre et intéressant. Dans Des modes et des hommes, Farid Chenoune l’assassine – avec art – en quelques lignes : « Ce que l’élégant « néo-british » est à Scott Fitzgerald, le gentleman-farmer à la française l’est à son modèle britannique, par une sorte de reconstitution à la Viollet-le-Duc. L’acteur Philippe Noiret en  sera la figure la plus achevée, plébiscité par la presse pour avoir fait sortir le répertoire des vestes de tweed et de cachemire aux tons d’automne, les chaussures de chez Lobb, les casquettes de chez Gelot et les foulards en soie de chez Hilditch and Key, du ghetto « antiquaire aux Puces » ou « week-end en Sologne » où depuis des années le genre se morfondait. »  Il a fallu qu’il meure pour que la revue Monsieur daigne lui consacrer un article.

 

philippe-noiret-les-archive.jpgSource : The estetic of senses    

 

Certaines de ses audaces auraient dû inciter à plus de bienveillance. Nul n’est prophète en son pays et je m’amuse quand j’entends le très britannique et élégantissime Michael Alden le citer aujourd’hui comme modèle. La belle revanche !

La lecture des mémoires posthumes de Noiret (1) m’a permis de découvrir l’homme. Découverte tardive. Ce qu’il raconte de sa vie, de sa carrière, de ses rencontres m’a moins intéressé que ce qu’il laisse deviner de sa personnalité. Son amour pour sa femme, sa fidélité en amitié, son goût du beau, sa quête d’un certain art de vivre conçu comme rempart aux agressions du monde, sa tentation de la solitude et du silence me l’ont rendu proche – pour ne pas dire fraternel. L’air de rien, les pages qu’il consacre à ses choix vestimentaires le dévoilent. Il respecte ses aînés : « (Mon père) avait le goût des beaux vêtements (…) et moi, tout naturellement, j’ai développé ce goût. » Quand, vers quinze ans, il a atteint la taille de son père, il lui chipe ses costumes et ses chemises. Bienheureux le jeune Philippe à qui son père apprit ce que c’est que s’habiller ! Il se donne pour second initiateur Fred Astaire, dont il imite la façon de glisser une cravate en guise de ceinture. Lui-même, beaucoup plus tard, suscitera des vocations. Guy Marchand, par exemple, confessera avec humour qu’à l’origine de sa passion pour la belle fringue, il y eut Noiret : « C’était une époque où la fréquentation des grands élégants comme Philippe Noiret m’avait fait sombrer dans un dandysme presque pathologique (2). » Cette idée de transmission me plaît beaucoup – comme me plaît son amour pour « la belle ouvrage », qui s’étend à celui qui la fabrique : « J’ai toujours eu la plus grande considération pour les hommes de l’art. Un artisan, c’est avant tout quelqu’un de concret et de modeste, sans être faussement modeste. Il fabrique des objets de qualité, qu’on peut regarder, dont on peut se servir avec plaisir (…). Lorsqu’on lui donne de vrais moyens, une vraie matière première, il peut même arriver à s’approcher de l’art. » Se considérant lui-même comme un comédien artisan, il noua très logiquement avec les vrais artisans des relations de sympathie et, pour ainsi dire, d’égalité. Il est fidèle à ses fournisseurs. A Rome, son tailleur s’appelle Rotuno, son chemisier Albertelli. A Paris, c’est Charvet et Lobb. S’il s’autorise un détour par Londres (Anderson and Sheppard), c’est pour mieux revenir, presque honteux, à ses habitudes : « Cette infidélité ne devait être qu’une passade. » Car il cultive les relations durables fondées sur la confiance. Il aime, dit-il, les gens de chez Charvet. M. Dickinson, le maître bottier de chez Lobb, devient presque son ami : « Souvent le samedi, même si je n’avais pas de chaussures en train, j’allais faire un tour chez Lobb (…). J’allais passer un moment avec M. Dickinson et sa femme, et nous bavardions tranquillement. » Sa proximité avec le petit monde des artisans lui fit prononcer des mots très forts – et très justes – sur la prétendue « industrie du luxe » : « Quand j’entends certains parler d’« industrie du luxe », je trouve l’expression complètement absurde. Pour moi, le luxe ne saurait être une industrie. Ce ne peut être qu’un objet fabriqué par un artisan, c’est-à-dire unique, commandé par une personne à une autre personne. »

 

philippe-noiret-elegant-copie-2.jpgJe l'ai dit et je le répète : une tenue parfaite à mon goût.

 

Philippe Noiret était le contraire d’un parvenu. D’un bourgeois, il pouvait avoir l’apparence – mais il n’en eut jamais l’esprit. Pour lui, l’argent ne fut jamais une fin, mais seulement un moyen : « (…) le fait de gagner plus d’argent n’a pas changé ma vie en profondeur. Il nous a simplement permis d’avoir plus de liberté et de confort. » Il concevait l’élégance comme une quête. La commande de sa première paire de chaussures chez Lobb ne se fit qu’après avoir obtenu l’aval de sa femme : « Je suis allé voir Monique : - Ecoute, c’est un rêve d’enfant, qu’est-ce que tu dis de ça ? Elle m’a répondu : - Bon. T’as beaucoup travaillé. Tu le mérites. Vas-y. » Son goût évolua. Ainsi se découvrit-il assez tard une passion pour la couleur et le jeu des motifs, mélangeant allègrement carreaux et pois. Il aimait certains accessoires surannés – le nœud papillon et le chapeau notamment – non parce qu’ils étaient surannés mais parce qu’ils les jugeait intéressants et qu’ils lui allaient bien.« Pour former un tout, un costume doit être fini par un chapeau. » Je me souviens de l’avoir vu porter de magnifiques ghillies de chez Lobb avec un costume clair lors d’un festival de Cannes. Les années passant, il osait de plus en plus. « Le style, disait-il, doit être quelque chose de libre et de spontané. » Malgré tout, il ne transigea jamais sur certains principes : « Je n’aime pas les gens qui ont un costume croisé et qui portent des mocassins (…) ou encore (…) qui ont une cravate et une pochette assortie. » Entre contrainte et liberté, il chercha la voie étroite qui mène à la véritable élégance. Celle-là même qu’avait empruntée avant lui son « maître » Fred Astaire. J’aime, enfin et surtout, la dimension sentimentaleet quasi philosophique – qu’il assignait au luxe et à l’acte de se vêtir : « Le luxe a été pour moi une nourriture (…) chaque jour de votre vie, vous vous servez d’objets faits pour vous par quelqu’un que vous connaissez, que vous aimez. C’est entre soi et soi. C’est quelque chose qui fait plaisir, dont on jouit, qui apaise et qui rend gai, qui rassure. » Ou encore : « Je cherchais un sentiment de confort, d’harmonie. L’élégance, les beaux habits m’apportaient aussi une espèce de protection. »

 

philippe-noiret-monique-chaumette.jpgPhilippe Noiret, Monique Chaumette et leur fille Frédérique. Le sens de la famille.

 

Philippe Noiret disparut en 2006. Antoine de Meaux lui consacra en 2009 un beau documentaire intitulé Philippe Noiret, gentleman saltimbanque. Cet oxymore dit parfaitement la double inclination de Noiret : il aimait la tradition et il aimait la fantaisie. D’un côté, un homme d’ordre et de l’autre un anarchiste. Je me souviens que, lors de la diffusion de ce film, un détail avait attiré mon attention et m’avait beaucoup ému. On y voyait Monique Chaumette évoquer son mari enveloppée d’un somptueux cardigan d’homme beaucoup trop grand pour elle...

 

Quelques liens... et mon jugement étoilé !

Interview de Philippe Noiret par Bernard Rapp, 1983, *****
Interview de Philippe Noiret par Thierry Ardisson, 1985, *****
Interview de Philippe Noiret par Bernard Rapp, 1987, *****
Interview de Philippe Noiret par Hervé Claude, 1989, ***
Philippe Noiret, un demi-siècle de scène, TF1.

 _________________________________________________________________________________ 

1. Philippe Noiret et Antoine de Meaux, Mémoire cavalière, Robert Laffont.
2. Guy Marchand, Le Guignol des Buttes-Chaumont, Michel Lafon.

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Publié par Le Chouan - dans Personnalités
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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 06:28

« Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres », comme disait le poète. Sale temps pour les politiques ! Ils devront encore supporter de s’exhiber devant les caméras en tenue légère – je veux dire, sans manteau et sans écharpe. Car, en hiver, les hommes politiques ne sortent jamais couverts. Rien à faire ; leurs conseillers en images les ont sévèrement mis en garde : devant les caméras, même par température sibérienne, le costume est o-bli-ga-toi-re. Et encore, pas n'importe lequel : le costume moderne, c'est-à-dire  poids plume...

Combien de fois je les ai plaints, bien au chaud devant ma télé, à risquer ainsi la mort alors qu’autour d’eux je ne voyais que doudounes et cache-nez…

Après tout, c’est tout de même pour notre bien qu’ils prennent le risque de se faire du mal…

Les conseillers en image sont des gens à principes : le manteau n’est ni télégénique ni vendeur. Et ne parlons pas de l’écharpe… Qui cherche la raison de ce rejet la trouve sans délai (les ficelles des communicants sont des cordes) : un homme politique n’a jamais froid (ni aux yeux ni ailleurs) ; un homme politique garde toujours le sourire (même s'il a les lèvres gercées) ; un homme politique affronte le danger sans broncher (mais pas toujours sans bronchite).

Préjugés, ignorance…

Nous gardons tous en mémoire l’image du général de Gaulle arpentant la lande irlandaise enveloppé d’un grand manteau. Otons-le-lui et le cliché perd sa légende. Mais comment faire comprendre à nos conseillers en image qu’un manteau peut être autre chose qu’une couverture améliorée ; que, bien coupé, il donne de l’allure à son propriétaire ; que, masquant les imperfections, son usage serait même à recommander ?

 

de-gaulle-irlande.jpg

 

Chez les journalistes non plus manteau et écharpe n’ont pas… bonne presse : qui porte manteau est nécessairement « emmitouflé », « engoncé ». Quant à l’écharpe, elle remonte invariablement « jusqu’au nez »…

Amis de l’élégance…

Au fond, c’est le manteau et l’écharpe, bien plus que les hommes politiques, qui auraient besoin des services d’un bon communicant. Personne ne se propose ?...  Eh bien ! je relève le défi !

Et quand j'aurai gagné la bataille du manteau et de l’écharpe, je lancerai celle du chapeau et des gants !

Vous pensez que je rêve ?

Eh quoi ! Ce n’est pas tous les jours que les hommes politiques font rêver !...

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Publié par Le Chouan - dans Billets d'humeur
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