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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 10:15


Jean-Philippe Toussaint était un des favoris des Grands Prix littéraires de la rentrée pour son roman La vérité sur Marie. Il est passé au travers. En guise de consolation, il a reçu le Prix Décembre. C'est maigre si l'on se souvient que la critique avait fait de lui son champion pour le Goncourt... Voici un extrait du livre. Son sujet ne devrait pas vous laisser indifférents:

« Je regardais cette paire de chaussures au pied du lit, abandonné et en désordre, des chaussures italiennes allongées, élégantes, puissantes et en même temps effilées, en peau précieuse, du cuir ou de la vachette, une paire de richelieux classiques à la fois fermes et souples, sans doute très confortables, fidèles à la tradition d’excellence des chaussures italiennes, dont les meilleures passent pour être de véritables gants de pied, une couleur indéfinissable, quelque chose de daim ou de chamois, les lacets très fins, durs comme du fil de pêche, l’empeigne veloutée, légèrement pelucheuse, étayée de petites perforations décoratives qui soulignaient discrètement la ligne surpiquée des coutures, avec, tracée dans la doublure – la doublure neuve, qui devait encore garder une très légère odeur de cuir frais – une très discrète et quasi subliminale inscription dorée. »

Ou quand la description de chaussures italiennes a la légèreté d’une paire de galoches bretonnes !


Joyeux Noël à chacun. Et que le Père Noël n'oublie pas vos jolis souliers !

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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 08:43

On pourrait analyser de façon serrée les métamorphoses d’une marque jugée ringarde dans les années 90, récupérée par une certaine jeunesse banlieusarde, et devenue depuis une dizaine d’années une star des podiums. Elle fut, sous son label chic Prorsum, l’une des vedettes de la Fashion Week de Londres en septembre dernier. Sous la direction artistique de Christopher Bailey, elle a vu, depuis 2001, son chiffre d’affaires croître régulièrement.

Quel est donc le secret de cette insolente réussite ? Christopher Bailey a compris une chose très simple : une marque qui se coupe de son histoire court à sa perte. Il a su éviter deux écueils : l’immobilisme et la révolution. Entre les deux, la voie était étroite, mais les Anglais, c’est couru, sont d’excellents navigateurs ! Quelle autre marque peut se targuer de plaire aux bourgeois comme aux fashion victims ? Elle n’a pas cessé, non plus, de fasciner des jeunes banlieusards avides de s’accaparer les signes ostentatoires de la réussite sociale. Ce genre de récupération, terreur des enseignes prestigieuses, peut se révéler, en effet, catastrophique : un certain crocodile a failli s’y casser les dents !

burberry-mere-enfant.jpgChic, le check ? Daniella Westbrook et sa fille

Deux « emblèmes burberriens » sont les chevilles ouvrières (… il me plaisait d’introduire cet adjectif dans un billet sur Burberry !) du succès actuel : le trench-coat et le tartan. Ces deux-là, malgré leur très grand âge, ont une santé florissante. Le premier, presque centenaire, n’a jamais eu d’aussi belles couleurs. Le second, bientôt nonagénaire, s’exhibe sous toutes les coutures. Bailey a eu l’intelligence d’appliquer à sa marque une des données essentielles de notre modernité : l’inversion des valeurs. Il a même poussé le principe à l'extrême en faisant jouer, si je puis dire, le premier rôle à une doublure ! Celle-ci en fait trop? Qu’importe ! Plus elle surjoue, plus elle cabotine, et plus le public en redemande !


chemiseencheckaveccolcoupe.jpg

  Chemise en check avec col coupé 


Mon propos n’est pas de nier les qualités esthétiques du carreau Burberry. Je crois cependant que la raison du prodige est à chercher ailleurs. A qualité de fabrication égale, où en serait Burberry dépossédé de son tartan ? Celui-ci fonctionne un peu comme une étiquette de prix qui resterait toujours visible sur le vêtement. Combien de clients achètent cette marque d’abord pour son carreau ? Car Christopher Bailey a compris autre chose : la vanité n’est l’apanage d’aucune classe ni d’aucune époque. Mais notre société matérialiste et spectaculaire est moins apte qu’aucune autre à se défendre contre ce cancer. Elle fabrique peu d’anticorps.

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Publié par Le Chouan - dans Marques
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 08:53

Monsieur s’en est récemment fait l’écho (n° 79) : les fameuses chaussettes romaines Gammarelli – fournisseur du pape, des cardinaux et des évêques – sont disponibles sur l’internet via le site www.mes chaussettesrouges.com. Alléluia ! J’ai déjà passé commande. Le service est rapide et stylé : une carte de remerciement manuscrite a accompagné l’envoi. Le prix reste raisonnable : 19,90 euros. Elles viennent d’Italie. Chaussant un petit 43, je les ai donc choisies en 42. C’est parfait !



L’avenir répondra à ma seule interrogation : sont-elles solides (… je vous ai dit qu’elles venaient d’Italie !) Dans le doute, je n’ai commandé que deux paires. La prudence, on le sait, est une vertu… cardinale ! 

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Publié par Le Chouan - dans Accessoires
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 08:50

Le pantalon doit monter jusqu’à la taille.
Pas de pantalon sur les hanches, plus ou moins bien retenu par une ceinture. C’est inesthétique et inconfortable. Un pantalon bien coupé, montant où il faut, dispense du port de la ceinture ou des bretelles et cantonnent celles-ci à un rôle d’ « accessoires ». Sur le sujet, lire l'article sur Parisian Gentleman.


Illustration : Julien Scavini. Hauteurs de pantalons.
(Cliquez pour agrandir)


Mais pourquoi donc les vendeurs sont-ils possédés pour nous vendre des pantalons trop longs, qui descendent jusqu’à terre ? Je suis passé pour un ignare pour avoir, un jour, exigé le mien plus court, prétextant que, tout de même, les payeurs étaient les décideurs. Chez les élégants, la tendance est à la brièveté. La mode est un éternel recommencement : qu’on se souvienne des pantalons « feu de plancher » des Années folles ou des pantalons raccourcis des zazous des années 40 :



Deauville, 1920

"Assez singé les nègres ! ", La Gerbe, août 1941


Aujourd’hui des personnages comme Ignacious Joseph ou Thom Browne, loin d’être des révolutionnaires, sont des passeurs de tradition :


Ignacious Joseph

Thom Brown


Attention tout de même : trop court, le pantalon peut déclencher le rire. Et, comme le disait Coco Chanel, "Les rieurs ont toujours raison". Si vous êtes grand et mince, il risque de vous donner la dégaine de Monsieur Hulot ! Attendez-vous aussi à des plaisanteries fines du genre : « Eh ! Tu cours après le métro ? »




Le bas du pantalon à revers peut indifféremment tomber sur la chaussure en cassant une fois
(coupé en biais) ou s’arrêter à la lisière (coupé droit). La seconde solution, qui donne un petit côté rétro, a actuellement ma préférence. « Court ou long ? » L’adepte du court distingue quand celui du long relie. Le premier oblige l’œil à lire séparément le pantalon, la chaussette et la chaussure. Le recours, fréquent de sa part, à des chaussettes de couleurs vives et/ou rayées souligne l’effet recherché. L’adepte du long crée, au contraire, une douce continuité entre les différents éléments. Ses chaussettes, d’un coloris généralement neutre, ne se découvrent que quand il est assis. Elles jouent les utilités. « Mais alors, court ou long ? » C’est la seconde fois que vous me posez la question. Je serais tenté de vous répondre (le chouan fait parfois des réponses de normand !) : ni trop court ni trop long. L’élégance est souvent affaire de nuances.
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Publié par Le Chouan - dans Coupe
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:48
On peut lire, sur la page « relookings » du site « Spikeseduction » : « Nos premiers relookings datant de 2005, et la mode avançant sans regarder en arrière, les styles les plus anciens ne sont pas présentés sur cette page. » Passons sur la regrettable confusion des notions de look et de style (cf. notre article Du look et du style) et arrêtons-nous un instant sur cette remarque : « La mode avance sans regarder en arrière  ».

Sans blague ? Certaines évidences sont parfois bonnes à rappeler : la mode est un éternel recommencement. La même roue tourne, mais elle ne charrie jamais la même terre ! Par exemple, les faiseurs de tendances revisitent régulièrement la mode des années 60. Ils adaptent, corrigent, soustraient ici, ajoutent ailleurs… afin de faire croire à une nouveauté qui n’abuse que les ignorants et les amnésiques.

Le site de « Spikeseduction » lui-même m’offre une occasion plaisante d’illustrer mon propos. Regardez ces deux photos :


(Cliquez pour agrandir)

 

Les lignes de ces deux costumes ne sont-elles pas étrangement voisines ? Plus de quarante ans, pourtant, les séparent ! Et une sérieuse différence de savoir-faire. La coupe près du corps ne souffre pas la médiocrité. Notez, sur la photo de droite, les plis en étoile qui partent du bouton boutonné, ceux qui rident l'entrejambes (c'est très gênant...) et ceux qui auréolent le genou. Au moindre mouvement, le plastron thermocollé est mis à rude épreuve ! Au contraire, sur la photo de gauche, le pantalon que porte Jacques Dutronc tombe parfaitement et l’emmanchure de la veste a été étudiée pour ne pas entraver les gestes.

« Regarder en arrière » aiguise le sens critique et éduque le goût. On comprend, dès lors, que les relookeurs dissuadent leurs clients de jeter un oeil dans le rétroviseur !

La ligne du costume Mugler (à droite) s’inspire clairement de la ligne « minet » des années 60 dont Renoma fut l’inspirateur. Les formes du cran et des rabats de poches, les coutures de revers apparentes sont des détails qui signent le costume. Et quand Mugler sort sa griffe, ça fait mal… à l’œil de l’amateur comme au portefeuille du naïf : cette plaisanterie a coûté 2000 euros au relooké. Combien a-t-elle rapporté au relookeur ?

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Publié par Le Chouan - dans Coupe
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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 13:27

Receviez-vous, comme moi, le Catalogue général annuel de Kettner ?

Il a cessé d’être édité en 2008. J’adorais feuilleter ce fort volume - non pour ses pages « armes et munitions » (si je chasse, ce sont les idées noires et il est des jours où j’aimerais être meilleur fusil !), mais pour sa sélection de vêtements. On y trouvait des articles de marques plus ou moins connues : Elch, Sanderson, Hopkin’s, Le Chameau, Barbour, Steinbock, Beretta… Tenez, à propos de Beretta, voyez avec quelle poésie la veste vintage de la Maremmana était présentée : « Elle est ornée de découpes extraordinaires formant de grandes poches sur le devant et des poches repose-mains chaudement doublées. Les découpes se poursuivent au dos formant un carnier fermé par des boutons. Un grand pli creux au milieu du dos fermé d’un zip donne une aisance parfaite. Bretelles amovibles intérieures et doublure à petits carreaux. Un merveilleux vêtement de chasse et loisirs. » On y trouvait les grands noms du style autrichien, Giesswein, Geiger (ses vestes en laine foulée), Linzner, Lodenfrey (sa collection rustique), Schneiders  Pensez donc, on pouvait faire venir jusqu’à chez soi - au fin fond de l’Ardèche ou de la Bretagne - un gilet Laksen avec deux grandes poches à soufflets :


 

des knickers en cerf (649 euros tout de même en 2008) :



ou des chaussettes Pennine à revers jacquard avec leurs « garter » :



Et je passe sur les superbes sacs de diligence ou de battue ou sur les couteaux Leatherman ou Victorinox…



Mais je ne passe pas sur les pages « femme ». Là, non, je m’arrête, je regarde et je rêve:

 


A chacun ses mystères. La beauté blonde et nattée ultra-rhénane a toujours suscité en moi un trouble inexplicable :

 "O belle Loreley aux yeux de pierreries
De quel magicien tiens-tu ta sorcellerie ?"


Qu'y puis-je ? Les costumes bavarois et autrichiens, folkloriques et désuets à souhait, me mettent en émoi.

 

Pour toutes ces raisons, je regrette le catalogue Kettner. Et puis, grâce à lui, je rajeunissais. Je redevenais le petit garçon qui se jetait sur les gros catalogues La Redoute et Trois Suisses dès que sa mère les recevait. Je retrouvais la même joie - sinon la même innocence.

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Publié par Le Chouan - dans Billets d'humeur
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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 17:13

Jean d’Ormesson est à la mode. A en croire la couverture du Lire du mois d’octobre, il est très aimé des jeunes. Un gagnant de La Nouvelle Star a fait tatouer son nom sur son bras. Franz-Olivier Giesbert l’a récemment fait dialoguer, dans son émission Vous aurez le dernier mot, avec un rappeur.

A la mode, vraiment ? Il y a dans tout ce remue-ménage quelque chose d’artificiel : un écrivain octogénaire, si typiquement aristocrate, idole des jeunes ? J’ai peine à le croire. Si Jean d’Ormesson m’est éminemment sympathique, c’est parce qu’il incarne, justement, des valeurs  et des qualités dont je n’avais pas remarqué qu’elles étaient partagées par la majorité de nos cadets : la culture, la politesse, la distinction et, bien sûr, l’élégance.

 


Son élégance vestimentaire ne fait pas débat. Ses costumes sur mesure sont coupés dans de riches étoffes. Je l’ai vu récemment dans une magnifique veste grise au tissage voluptueux. Il aime le bleu, et le bleu lui rend bien. Il accorde ses chemises et cravates à la couleur de ses yeux. Le procédé est simple et l’effet est efficace. Notons sa fidélité jamais démentie à la cravate de tricot : c’est un peu le fil rouge de ses tenues - ou plutôt le fil bleu.

Ce classicisme de fond souffre de charmantes exceptions. Qui d’autre que lui aurait pu, sans tomber dans le ridicule, oser cette veste jaune :


 

Le ridicule n’est pas fou. Il sait que Jean d’Ormesson est un adversaire hors de sa portée. La bonne éducation est une potion magique qui vous préserve du ridicule toute votre vie. Heureux ceux qui, comme Jean, sont tombés dedans quand ils étaient petits ! Imaginez la situation : un photographe propose à un écrivain célèbre de 84 ans de poser allongé sur un canapé Louis XV. Vous vous dites qu’il serait bien téméraire d’accepter : il en va de sa réputation. Eh bien ! Jean d’Ormesson a relevé victorieusement - et très élégamment - le défi :


 

Jean d’Ormesson s’inscrit dans la lignée des hommes de lettres pour qui l’apparence a son importance. Il fut l’ami de Paul Morand. J’ai parlé de sa veste jaune. Paul Morand, lui, réussissait à être élégant en chemise de la même couleur :

 


Les cheveux blancs ont ce privilège d'autoriser les couleurs vives. Nos aînés, abonnés pour la plupart au marronnasse et au beigeasse, feraient bien de s'en souvenir.

Comme Paul Morand avant lui, Jean d’Ormesson aime les femmes, Venise et les voitures de sport. Car, pour cette espèce d’hommes, l’élégance ne se réduit pas au vestiaire. Elle est un principe de vie. Jean d’Ormesson a des manières élégantes. Je l’ai vu, lors d’une séance de dédicaces dans une grande surface, être également aimable avec tous, ne faire preuve d’aucune condescendance. C’est un honnête homme. Je serais ravi d’apprendre que les jeunes gens d’aujourd’hui ont fait de cet idéal classique leur mot d’ordre. Qu’on me permette toutefois de sérieusement en douter.

« Les cimetières sont remplis de gens irremplaçables qui ont tous été remplacés. » : on connaît la formule de Clemenceau. Si l’on y réfléchit un instant, on conviendra qu’elle est assez inhumaine. Jean d’Ormesson est irremplaçable. Citez-moi un seul écrivain aussi raffiné et civilisé que lui. Cet homme est un chef-d’œuvre. 

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 07:15

Le goût du trop est un travers qui, soyons francs, nous guette tous un peu. Pourtant, nous le savons, le trop est l’ennemi du beau et du bien.

Il est un type actuel d’homme urbain qui n’a pas nos scrupules. Chez ses représentants, tout est trop : veste trop cintrée, chemise au col trop haut, cravate trop large ou trop fine, montre trop grosse, pantalon trop étroit tombant sur des chaussures trop pointues à la patine trop voyante… Leurs voitures sont trop imposantes et trop puissantes. Ils parlent trop fort dans leurs téléphones portables trop sophistiqués. Ils marchent trop vite et rêvent de gagner trop d’argent (bien qu’en ce domaine trop ne leur soit pas encore assez). L’enfance bouge encore en eux. Ils veulent tout et tout de suite. Leur appétit est insatiable et le risque de l’indigestion ne les rend pas plus sages. Ils ont besoin de jouets. Celui-ci commence à peine à les distraire qu’ils veulent s'offrir celui-là. Leur faiblesse, toute humaine, nous les rendrait presque touchants.



ILLUSTRATION SUPPRIMEE A LA DEMANDE DE CHRISTOPHE DONNA, photographe indépendant.



Mais il y a l’autre versant. Leur vanité (goût de l’avoir) et leur orgueil (satisfaction d’être) sont infinis. Ils puisent leur jouissance dans l’humiliation qu’ils pensent infliger à leurs semblables. Tout ce qu’ils montrent revient à dire : « Admirez-nous, méprisez-vous. » S’ils se dérobent à notre regard, c’est pour mieux tenter d’investir notre imaginaire : « Qui peut bien être l’homme important qui se cache derrière ces lunettes noires ou derrière les vitres entièrement teintées de cet énorme engin ? » Ils se croient forts quand ils sont faibles puisqu’ils ont besoin de ceux qu’ils méprisent pour se sentir exister. On peut appeler ces hommes nouveaux riches ou parvenus. Eux sont persuadés d’être à la pointe de l’élégance : ils sont, en ce domaine, ce qui se fait de mieux et leur miroir le leur dit plusieurs fois par jour ! Ce ne sont que des suiveurs. Sans tact, sans culture et sans goût, ces êtres-là sont pathétiques. Trop.
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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 19:05

Il y a l’élégance de la mise et l’élégance des manières.
La première ne garantit certes pas la seconde, mais il est rare que l’une aille sans l’autre.

On aurait dû s’en douter : qu’attendre de bon d’un homme qui s’accoutre ainsi :


 

ou encore ainsi :

 

 

Une tricherie nous qualifie pour la phase finale de la prochaine Coupe du monde. « Je ne vois rien de choquant », dit Raymond Domenech, qui dit aussi qu’ « il faut arrêter avec le moralisme ». Au passage, il empochera une prime de 800 000 euros. Si encore on était sûr qu’il en consacre une partie pour refaire sa garde-robe !

Ce cynisme a posteriori de l'entraîneur me choque davantage que la faute du joueur.  « L’honnête homme » est un noble idéal français. Celui qui tente de s’en approcher surveille constamment son allure – au sens propre comme au sens figuré.

Raymond Domenech n’est pas, c’est acquis, un honnête homme. Et moi, ce soir, je ne me sens pas fier d’être Français.

Oui, ce soir, « I am an Irishman » !

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 10:23

« Les » mis pour qui ? Pour quelques princes d’Europe qui se sont essayés à la barbe cet été et qui semblent l’avoir adoptée.

Philippe de Belgique

La Dernière heure, journal belge, a récemment écrit : "Certains estiment que cela lui donne une apparence plus mature, plus assurée, d’autres que cela le vieillit."

J’applaudis des deux mains, même si je trouve qu’une barbe plus longue équilibrerait mieux un visage au menton fuyant et au cou tombant :



 

Haakon de Norvège

Le prince n’en est pas à son coup d’essai.

Ce collier appliqué, taillé au poil près, me laisse circonspect :


 

Felipe d’Espagne

Un peu courte à mon goût. Une réussite néanmoins. Grâce à elle, ce prince athlétique et élégant gagne encore en prestance :



 

Les hommes politiques ne portent pas la barbe. Ils le voudraient que les conseillers chargés de leur image les en dissuaderaient. Saluons donc la liberté d'un autre temps dont témoignent ces initiatives princières.

Pour en savoir plus : (Trop) court éloge de la barbe

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