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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 21:35




Les vacances sont arrivées.

Le chouan va rejoindre sa cache.

Il en sortira à la fin du mois d’août.

Bonnes vacances à ceux d’entre vous qui ont la chance d’en prendre.

Nous fermerons les yeux sur les bobs Ricard et les casquettes Coca- Cola, les marcels sans manches, les biceps surgonflés ornés de tatouages, les pantacourts, les socquettes blanches glissés dans des chaussures de sport en plastique ou des sandales Décathlon, les claquettes, les tongs…

Nous fermerons les yeux… et nous prierons pour nos frères égarés !

Je profite de l’occasion pour vous remercier de votre soutien. Vous avez été chaque semaine plus nombreux à me suivre. Votre fidélité se mesure à la régularité de vos visites.

Je vous donne rendez-vous début septembre pour d’autres moments de partage. Et d’élégance.

Votre abonnement à la newsletter (colonne de droite) me permettra de vous contacter dès mon retour.

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Publié par Le Chouan
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 18:22

Le poil perce. Je veux dire que les barbus sont de plus en plus nombreux. Certains s’en étonnent. Leur étonnement étonne pour peu qu'on se souvienne que pendant des siècles l’ornement pileux fut la norme. Les soldats américains, lors de la Grande Guerre, ont imposé en Europe le visage glabre : adieu – et pour longtemps – les barbes et les moustaches… de tout poil !

Sébastien Chabal, le rugbyman hirsute, a beaucoup contribué au retour du poil. Les femmes ont été renversées par cet assaut de virilité, lassées qu’elles étaient du métrosexuel épilé de la tête aux pieds. Notre société spectaculaire et médiatique se nourrit d’hyperboles. Elle omet les transitions. Un curieux mouvement régressif nous a fait passer du mutant au visage celluloïdé de robot à l’homme des bois.



Il faut dire que la barbe ne laisse pas indifférent : on adore ou on déteste. Les critiques qu’on lui oppose sont connues, qu’on peut s’amuser, comme un gant, à retourner.

La barbe vieillit. C’est assez vrai. Mais, en cela, elle permet à celui qui l’essaie de tester sa résistance aux diktats du temps : pourquoi, après tout, vouloir paraître jeune à tout prix ? Sans barbe, le visage d’Hemingway était quelconque ; avec, il se transformait en gueule ! Qu’importe, alors, si le grand Ernest faisait plus âgé avec que sans !

 


Sans sa barbe, Benoît Bartherotte – qui s’est fait la tête d’Hemingway – perdrait beaucoup en caractère :



La barbe fait sale. S’il vous pousse seulement trois poils au menton, c’est certain ! Dans ce cas, la barbe n’est pas faite pour vous. L’argument tombe, en revanche, quand le poil est assez dense et serré. Cela dit, la barbe nécessite quelques soins. Il faut, bien sûr, la laver et la tailler… Mais le temps qu’on passe à ces tâches est négligeable comparé à celui qu’on perd à quotidiennement se raser.

Le barbu a quelque chose à cacher. Hormis le menton et une partie des joues, que peut bien cacher une barbe ?... Au contraire, la généralisation des visages glabres a permis à combien d’hommes de dissimuler une pilosité défaillante ?

Le barbu ne cache pas (c’est déjà ça !) ses idées politiques. Litote à part, il faut comprendre : le barbu vote à gauche. Les colliers de barbe ont envahi l’Assemblée nationale en 1981.


Jean Auroux, ministre en 1981

DSK-barbe.jpgDominique Strauss-Kahn, 1981


C’était le temps des députés-professeurs… Aujourd’hui, François Chérèque perpétue vaillamment la tradition de la barbe revendicative. Et, avec lui, combien d’instituteurs, de délégués FSU ? Mais la barbe a acquis, par ailleurs, ses lettres de noblesse. Il existe, oui, une barbe aristocratique et royale. Le prince William s’est récemment essayé à son port, et c’était, ma foi, assez réussi :

 


Imagine-t-on le prince Michael de Kent sans sa barbe ?



Le prince Rainier était mieux barbu que moustachu :



Tout est dans la manière d’accompagner la barbe. Avec une chemise à carreaux sur le marcel, un pantalon de velours à grosses côtes, des chaussures informes, elle est comme un appel à la révolution. Mais avec une tenue ultra raffinée, son côté naturel, voire sauvage, crée un contraste dont on apprend rapidement à tirer des effets intéressants.


The Sartorialist


J’ai loué la barbe - pas la moustache. La moustache ne m’a jamais plu ailleurs que sur les visages d’Errol Flynn et de Clark Gable. John Galiano souligne sa lèvre supérieure d’un même très fin pour un résultat très différent. Voici un portrait de ce pirate qu'on dirait échappé d'une opérette de Francis Lopez :



Moustachu, Alain Delon perdait beaucoup de sa beauté :

 

Le Cercle rouge, Jean-Pierre Melville


Quant aux moustaches à la major Thompson (façon Michel Mohrt ou Jean Ferniot), elles m’ont toujours semblé vaniteuses et ridicules. Il  y eut aussi la moustache nietzschéenne, adoptée assez tôt par le grand philosophe, et trahissant, avant que la folie ne le broie, un équilibre psychique précaire :



Parlant de la barbe, j’aurais dû nuancer : pas de barbe de trois jours à la Gainsbourg hier et, aujourd’hui, à la Moscovici – type de barbe très prisé des bobos et des pseudo artistes intermittents du spectacle. On est barbu ou on ne l’est pas. Pas de ces presque rien mais un peu quand même : c’est mesquin. Pas, non plus, de ces boucs façon vigiles, pompiers ou policiers. Toute fantaisie exagérée facilitée par les tondeuses modernes est à proscrire car signe de coquetterie douteuse.

Très bien, me direz-vous, mais il faut oser ! Et oser la barbe, ce n’est pas toujours facile dans la vie professionnelle. Puisque les vacances vous en donnent l’occasion, essayez donc et vous verrez bien ! Vous pouvez aussi, pour justifier votre audace, lancer un pari que vous savez perdu d’avance avec pour enjeu un essai de barbe. 

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Publié par Le Chouan - dans Billets d'humeur
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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 18:21
Cette histoire de look et de style ( voir Parisian gentleman, « Mode versus style », 05/07/09, et mon article Du look et du style )  me rappelle ce qui est arrivé à Edouard Balladur durant la campagne présidentielle de 1995. Alors qu’on le donnait gagnant, il ne passa pas le 1er tour. Des conseillers et autres communicants ont imputé en partie sa défaite à son style, jugé vieillot.

 

Très belle gabardine et très belle coupe


Normal. Il s’habillait chez Henry Poole, portait des gants et osait parfois des chaussettes d’un beau pourpre cardinalice !

Bref, on le critiqua pour les mêmes raisons que les amoureux de l’élégance le respectaient.

Informé que son style passait mal auprès du plus grand nombre, il refusa de se soumettre : le relooking, ça n’était pas pour lui !

Une quinzaine d’années plus tard, il est resté le même. Cette fidélité témoigne de la sincérité de ses choix. Sa tenue reflète sa personnalité. L’une et l’autre sont indissociables : son style, c’est lui. Edouard Balladur fut notre dernier premier ministre élégant. Cherchez, il n’y en eut pas d’autres.

Olivier Besancenot a aujourd’hui la cote. J’ai lu des articles de presse qui louaient son look décontracté. Il porte des tee-shirts à manches courtes, des jeans et des chaussures de facteur. Aucun conseiller en communication ne lui demandera jamais de changer. Au contraire, sa tenue de Français moyen participe de sa popularité, qui dépasse les limites de son électorat potentiel.



Gageons que de nombreux hommes politiques viendront à l’imiter, et pas seulement à gauche.

Ainsi va la France. Habillez-vous chez Leclerc, vous serez populaire. Soyez élégant et stylé, vous serez moqué.

Soumis au régime démocratique (le seul régime amaigrissant qui ait fait la preuve de son efficacité), l’homme élégant a faim. Il est, par vocation, un anachronisme vivant. A sa façon, un résistant. Mieux, un chouan.

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 18:00

 

 

Cette audace stylistique est intéressante car elle sollicite l’intelligence, la culture et le sens esthétique de celui qui la remarque.

Le pli de manche entre en correspondance avec le pli de pantalon. On s’étonnera peut-être d’apprendre que celui-ci n’est entré dans les mœurs qu’à la veille de la Première Guerre mondiale. On suppose qu’il a été créé une trentaine d’années plus tôt pour atténuer la poche que l’usage forme inévitablement au niveau du genou. Mais l’articulation du coude ne joue-t-elle pas un rôle analogue pour la manche ? Le pantalon entoure chaque jambe d’un cylindre. Les manches font de même avec les bras. Pourquoi pas, alors, un pli de manche comme on a déjà un pli de pantalon ?

Du point de vue esthétique, je trouve que ce redoublement de fines lignes verticales structure agréablement la silhouette.

Certains, qui jugeront sans intérêt cette trouvaille, portent des pantalons dont ils ne laisseraient à personne le soin de repasser le pli… D’autres, qui se veulent à l’avant-garde, la négligeront parce qu’elle vient d’un homme dont ils haïssent le classicisme.

L’histoire du costume montre pourtant que des esprits conservateurs sont souvent à l’origine des audaces les plus fécondes : Brummell, Edouard VII et Edouard VIII... L’âme des choses se venge de ceux qui la violentent. Il faut beaucoup savoir et il faut beaucoup respecter pour s’octroyer le droit d’oser.

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 17:21

Modèle Damir Doma


La présentation des collections de prêt-à-porter masculin été 2010 s’est déroulée les 27 et 28 juin à Paris. Le Monde s’en est fait l’écho à plusieurs reprises ; son journaliste spécialisé, José Morio, a consacré à l’événement plusieurs pleines pages agrémentées de photos. Leur lecture me conduit à ces commentaires.

Les mannequins sont maigres. François Girbaud : « Chaque époque a eu son gabarit. Il y a aussi des modes dans les agences de mannequins. Et le vivier a pu aller du large surfer australien pendant les années 1980 à la petite crevette Slimy dans les années 2000. »

L’anorexie touche essentiellement les filles. Et, dans une plus grande proportion, les filles mannequins. La dévirilisation des mannequins masculins exposerait-elle davantage à cette maladie ? Regardez donc cette photo extraite d’un reportage publié dans Monsieur n° 63 :


Pourquoi des mannequins si maigres ? Ce n’est pas sur le cintre qu’une veste est belle : il lui faut, pour prendre toute sa dimension, le volume d’un corps – et d’un corps normal !

Les mannequins sont jeunes, de plus en plus jeunes. José Morio : « Depuis qu’Hedi Slimane a fait défiler des garçons androgynes, au début des années 2000, les mannequins restent incroyablement jeunes ». Dolce et Gabbana a fait défiler des hommes plus musclés, plus âgés et, ajoute José Morio, « plus virils. » Cocasse pour qui connaît les deux compères ! Jean-Paul Gaultier confie qu’il présenterait volontiers des mannequins âgés (il l’a déjà fait) « si les agences (lui) en proposaient ». Même son de cloche chez François Girbaud : « Je cherche un homme qui n’existe pas dans les agences », soit, pour lui, « l’homme de la rue. »

On serait curieux d’entendre les responsables des agences en question. On aimerait  juger de leur degré de compétence et de culture…

L’élégance n’a rien à voir avec l’âge ou le gabarit. Mais qui parle ici d’élégance ?

L’élégance, en effet, a cédé la place à l’originalité. Quelques exemples : Wooyoungmi pratique des entailles sur les manches des vestes, les jambes des pantalons, des tee-shirts ou des cardigans. Ces cicatrices se referment parfois d’un zip. Kris Van Asshe (Dior) propose des vestes avec une partie de l’entoilage visible « pour que l’on voie tout le travail effectué sur un costume Dior ». Jean-Paul Gaultier met nos yeux à dure épreuve quand il ose ce jeu de rayures (remarquons tout de même la pureté des épaules) :

Source : Le Monde


La beauté a déserté l’art contemporain. Logique que les faiseurs de mode, qui, depuis Yves-Saint Laurent, se prennent tous pour des artistes, aient renoncé à l’élégance.

Le titre d’un article de José Morio a cristallisé mon agacement : « Les créateurs bousculent les codes masculins. Les smokings sont moins guindés, mais le noir reste de mise ».

Pour qui se prennent donc ces gens pour s’autoproclamer « créateurs » ? Peut-on imaginer, s’agissant d’eux, désignation plus orgueilleuse ? Je révère mon Créateur et j’admire les créateurs – les vrais-, ceux qui œuvrent souvent dans l’ombre et sacrifient tout à leur art. Les autres, pseudo créateurs, vibrionnant sous les lumières des podiums, n’inventent ni règles ni formes, mais se contentent de « bousculer » un héritage séculaire. Que leur ont donc fait « les codes masculins » pour qu’ils les rudoient de la sorte ? Par exemple, le smoking est par définition une tenue habillée. Le rendre moins guindé (à supposer qu’il le soit) n’a pas de sens. Qui souhaite une tenue moins habillée n’a qu’à se rabattre sur un costume croisé. A chaque situation sa tenue : la tradition y a pourvu !

Des enquêtes très sérieuses ont montré que les Français - hommes et femmes confondus - dépensaient moitié moins qu’en 1960 pour s’habiller (4,7% du budget en 2006 contre 11,8% en 1960)... et l’on sait que les hommes  sont moins dépensiers que les femmes.

Avec des défilés comme celui-ci, la tendance n’est pas près de s’inverser ! Un défilé est une vitrine. Le commerçant avisé conçoit la sienne afin qu’elle suscite l’envie. A qui, par exemple, ce déguisement  signé Kenzo peut-il donner envie :

Source : Le Monde


« La beauté sauvera le monde
 » a dit Dostoïevski. Les stylistes n’ont pas compris qu’elle pouvait  sauver la mode.

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Publié par Le Chouan - dans Billets d'humeur
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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 11:54

Le blazer est un vêtement qui mérite des éloges : je lui décernerai les miens dans quelque temps. Un homme politique, Brice Hortefeux, m’offre toutefois l’occasion d’en dire quelques mots dès maintenant. On le voit souvent arborer ce vêtement. On aimerait l’en féliciter, mais les erreurs qu’il commet nous en empêchent.

Regardez cette photo :


 

Vous avez bien vu : Brice Hortefeux porte avec son blazer des chaussures noires et une chemise blanche !

Le blazer est une veste de détente, ce qui implique l’usage de chaussures marron ou bordeaux et d’une chemise de couleur ou à carreaux.

Ces deux erreurs sont rédhibitoires. Elles s’accompagnent, qui plus est, de choix pour le moins critiquables :

- L’anthracite du pantalon crée un contraste insuffisant avec le bleu du blazer. Une flanelle gris clair s’imposait.

- Les mocassins à pampilles noirs : on aime ou on n’aime pas ce genre de chaussures qui, décontractées par nature, ne sauraient en tout cas être noires.

Adolescent, Brice Hortefeux ne devait pas être autrement habillé quand il courait les rallyes de Neuilly !

Sur une autre photo, on voit le même blazer bleu à boutons dorés porté avec des chaussures à boucle argentée. Tu le fais exprès, Brice ?

Le blazer oscille entre la veste sport et le costume croisé. Manifestement, Brice Hortefeux a fait pencher la balance du mauvais côté. On ne saurait trop lui conseiller de renfiler au plus vite un sobre costume foncé. Cette tenue, au reste, conviendrait mieux à ses fonctions ministérielles.

Brice Hortefeux, c’est visible, soigne sa mise : veste à poche ticket, mocassins à pampilles, monks, cravates colorées… mais il manque de culture vestimentaire et de goût.

Qui lui apprendra les principes de l’élégance ? Certainement pas son ami Nicolas, qui ignore sûrement tout autant  Le Traité de la vie élégante de Balzac que La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette.

Admirez donc cet effet satinette :


Le blazer n’a plus la côte. Qui l’adopte va à contre courant et s’attire par là la sympathie du chouan. Encore faut-il ne pas multiplier les maladresses de débutant.
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 20:51

Fred Astaire admirait Michael Jackson : « J’ai trouvé mon successeur », lui écrivit-il en 1983. Et Michael Jackson admirait Fred Astaire : « Ce que je n’ai jamais cessé d’imiter, dit-il à son propos, c’est son style. » Mais de quoi l'un et l'autre parlaient-ils ? D’élégance ? Non pas – mais de danse, bien sûr. Car, sur le chapitre du style vestimentaire, on ne pouvait pas trouver plus opposés : d’un côté, le comble de la classe et de l’autre, un parangon du mauvais goût.

En guise de tissu, c’est sa peau que Michael travaillait : il découpait ici, allongeait là, raccourcissait ailleurs…

On chercherait en vain chez les grands noms de la musique un successeur à l’élégantissime Fred Astaire. Ceux-là charrient un étrange vocabulaire monarcho-religieux : ce sont des idoles ; on leur voue un culte ; on veut les toucher comme s’ils guérissaient les écrouelles ; ils sont appelés rois, princes, dieux… Leurs tenues se doivent de rendre visible leur caractère exceptionnel. Louis XIV, Roi-Soleil, pouvait se déguiser en Apollon, dieu de la Lumière, ou porter un manteau entièrement incrusté de diamants. On vit, semblablement, le roi de la pop arborer de curieux habits dorés ou tendre à ses sujets une main couverte (... la main d'un dieu !) d'un gant brodé de perles :

 


Je ne saurais dire dans quelle mesure le style de danse de Michael Jackson est inspiré par celui de Fred Astaire. Au sujet des influences, je me bornerai à mon domaine de prédilection.

On se souvient tous des chaussettes claires de Michael Jackson quand il dansait le moonwalk. Elles dépassaient de son pantalon noir trop court, ce qui créait un contraste marquant. Eh bien ! cette astuce, faite pour attirer l’œil du spectateur, est reprise de Fred Astaire. Les guêtres jouaient quelquefois  chez ce dernier le rôle des chaussettes blanches. Le contraste pouvait, d’autres fois, s’inverser :

Guêtres blanches. Pantalon sombre et chaussures noires.


Chaussettes sombres. Pantalon et chaussures clairs.

 

Avant Michael Jackson, la merveilleuse Audrey Hepburn avait usé du procédé dans Drôle de frimousse (son partenaire y était Fred Astaire). L’emprunt de Michael Jackson n’est-il pas évident ?

 

Même tenue noire. Même pantalon étroit et court. Mêmes chevilles claires. Mêmes mocassins noirs. Cliquez pour agrandir.


Autre influence vestimentaire : allez visionner sur Youtube le clip Smooth criminal de Michael Jackson, puis visionnez l’extrait The BandWagon  de Tous en scène avec Fred Astaire : vous verrez des costumes de gangster identiques ! Mais, même habillé en bad boy, Fred Astaire restait un gentleman !

Le roi de la pop est mort… vive le prince de l’élégance !

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 17:41

Arte consacre une soirée thématique à Steve Mac Queen  le dimanche 28 juin. Le titre est prometteur : Steve Mac Queen, quelle classe ! Après le film (Papillon), un documentaire va retracer la carrière du grand et élégant (quand il s’en donnait la peine) acteur. Il y aura sûrement quelques belles images à glaner. Comme celle-ci, par exemple :

 

L'Affaire Thomas Crown
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 17:12

L’été n’est pas la saison préférée des apprentis en élégance (car, en cette matière, on reste toute sa vie un apprenti). Le choix se restreint, et il vaut mieux se concentrer sur des valeurs sûres : chemise de lin, polo en point jersey, pantalon clair, mocassins ou bucks blanches et propres, mais pas neuves et immaculées. A la fraîche, on enfilera un pull, un cardigan ou une veste légère.

Les couleurs de l’été : celles du quatorze juillet, et le orange, et le rose… Ce qui est vrai pour le printemps l’est aussi pour l’été : osez les couleurs franches, quel que soit votre âge.

Proscrivez les chemisettes et les polos à manches courtes. Coco Chanel détestait la minijupe parce qu’elle découvrait le genou – « une articulation », disait-elle, en articulant, c’est le mot, avec hargne et dégoût. Que dire, alors, du coude d’un homme ? La manche longue empêche l’air de bien circuler, c’est un fait. Mais entre deux maux, il faut choisir le moindre : transpirer ou être inélégant, ne balancez pas. On laissera les tongs et les sandales aux hygiénistes et les claquettes au docteur Scholl. Les chaussures bateau reviennent à la mode : n’y pensez pas. Elles font, aujourd’hui comme hier, le pied laid. A réserver aux pontons.



 

Les espadrilles ? Parfaites pour la plage, et pour la plage seulement. Une exception : l’espadrille montante, style chukka boot, mais difficile à dénicher. Jamais de tee-shirt, qui moule le ventre et laisse découvertes les chairs pendantes. Ses innombrables adeptes ressemblent  plus souvent au Marlon Brando de la fin qu’à celui d'Un Tramway nommé désir. Le tee-shirt n’a pas besoin de nous pour être, hélas ! le chéri des vacanciers… Jamais – faut-il le préciser ? – de pantacourt.

Le couvre-chef peut poser problème. Pas de casquette américaine. Les retraités l’ont adoptée. Ils sont les seuls à penser qu’elle leur donne un petit air sportif et jeune. Certains bobs, quand ils ont des bords généreux et travaillés et qu’on les porte enfoncés à l’horizontale, sont acceptables. On en trouve de toutes les couleurs, mais ils sont souvent tachés d’un logo… Mention spéciale au panama (le montecristi !), frais, léger et souple. Mais aussi souple qu’il soit, il devient encombrant dès qu’il a quitté la tête.



Le lieu de villégiature estivale peut influer sur nos choix. Au pays du Chouan, un pull marin à forme chaussette enfilé sur un maillot de corps blanc est tentant. Succombez, à condition que votre musculature lui donne sa forme idoine ! Eric Tabarly portait magnifiquement le sien.


 

Le maillot rayé à manches longues est possible. Le pantalon et la marinière vieux rose aussi, pourvu qu’ils aient été naturellement délavés. Préparez-vous, toutefois, à affronter le sourire narquois des vrais pêcheurs.

Le pantalon, on le choisira étroit du bas et assez court : rien ne met mieux en valeur le mocassin porté pieds nus. Le bermuda sera réservé aux heures les plus chaudes passées au bord de la mer. Jamais de bermuda en ville. Le mieux serait de s'en dispenser dans tous les cas. Clark Gable lui-même a frisé le ridicule en culotte courte dans Mogambo !

Choisissez vos lunettes de soleil en fonction de la forme de votre visage.  Visage carré : monture ronde ou ovale ; visage rond : monture angulaire ; visage triangulaire : pas de monture trop large ; visage ovale : tout va. Pour connaître ces quelques règles, des opticiens se bombardent (et pas seulement au pays du biniou !) « opticiens visagistes »…

Pensez, enfin, à votre montre : préférez n’importe quelle vieille tocante capricieuse mais chic à la première montre en plastique précise venue ! De toute façon, le premier luxe, en vacances, c’est d’oublier le temps.

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Publié par Le Chouan - dans Billets d'humeur
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 17:48
Voici des photographies de deux hommes politiques qui jouèrent un rôle de premier plan. L’un est anglais et l’autre américain. Saurez-vous attribuer à chacun sa nationalité ? Un détail doit vous permettre de ne pas vous tromper :



 

Photo 1 : Tony blair.

Photo 2 : Georges Bush senior. 

La cravate rayée anglaise (et, par extension, européenne) a des rayures qui vont, en descendant, de gauche à droite. Pour la cravate rayée américaine, c’est le contraire. 

Barack Obama porte des cravates rayées à la mode européenne. Je ne serais pas étonné qu’il remette bientôt les choses à l’endroit (à l’envers ?) : question de fibre… patriotique ! 

En cherchant des illustrations, j’ai pu remarquer combien la cravate à rayures avait été délaissée par les grands de ce monde depuis une quinzaine d’années : nombreuses photos de Reagan, Bush senior avec ; aucune – ou presque – de Clinton, Bush junior, Gordon Brown. Pour ceux-là, et bien d’autres, cravates unies de couleurs assez vives. 

Notre président n’en porte jamais.

Obama réintroduit un peu de variété : tant mieux.

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