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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 06:09

Récemment, un lecteur m’a contacté pour savoir où l'on pouvait se procurer en PAP des pantalons amples et hauts de taille comme on en portait dans les années 30 à 50. Je lui ai conseillé de se diriger plutôt vers les tailleurs, n’étant tout de même pas bien certain que beaucoup de ces derniers acceptent facilement de satisfaire ce genre de demande…


cary-grant-randolph-scott.jpgCary Grant et Randolph Scott

 

Car l’ampleur a mauvaise presse. « Trop de tissu ! » assènent nos spécialistes sitôt qu’ils croient déceler un peu de vague à un pantalon, un rien de largeur artificielle à une carrure… Par spécialistes, j’entends bien sûr les stylistes et les créateurs, mais aussi mes amis blogueurs qui hésitent de moins en moins à se mettre en scène, comme s’il s’agissait pour eux de prouver que leurs propres pratiques collent à leurs conseils comme leurs vêtements à leur peau…

Aimer le serré, pourquoi pas ? Mais qu'on ne me dise pas que l'élégance oblige à cette solution. Pour tout dire, je ne suis pas loin de voir dans l’unanimité ambiante un simple effet de mode. Certaines propositions actuelles m’évoquent les années 70 : cintrages exagérés ; carrures riquiqui ; manches de veste trop courtes… Elles empruntent aussi à un passé plus lointain, ce qui ne me rassure pas davantage : vestes rase-pet et pantalons feu de plancher… Je laisse au sociologue le soin de dire ce que ce style minimaliste, qui résulte d’un montage d’influences hétéroclites, raconte de notre époque : manque d’inspiration ; fascination du chiche ; rejet d’une virilité assimilée au machisme ; suprématie du modèle teenager…

L’histoire du vêtement nous montre cependant que l’ampleur n’a pas toujours été perçue comme l’ennemie de l’élégance. Au contraire.

Dans les années 30, la silhouette en haricot laisse la place à une silhouette athlétique ; les épaules tombantes, dites en bouteille de Saint-Galmier, s’effacent au profit de carrures élargies, nettes, anguleuses.


maharadjah-d-indore.jpgDeauville, 1920. Le maharadjah d'Indore. Roger-Viollet.


C’est le triomphe du London cut, aussi appelé drape cut, porté à son point de perfection par le tailleur londonien Frederich Scholte. Si la carrure s’élargit, sur le modèle des uniformes militaires, elle excède rarement les limites du raisonnable. Un jour, Frederich Scholte refusa de satisfaire aux exigences de son plus prestigieux client, le prince de Galles, futur Edouard VIII, venu lui commander une veste aux épaules plus larges qu’à l’habitude.


london-cut.jpgLondon cut, James Sherwood

 

Le duc de Windsor aimait l’ampleur, l’opulence du tissu. Ainsi, passant outre le désir de sa femme, il ne  raccourcit jamais un manteau noir doublé de fourrure et à col d’Astrakan datant des années trente qui lui tombait jusqu’aux chevilles. Il disait : « Un pardessus court n’est que la moitié d’un manteau. » A méditer, aujourd’hui que les manteaux ne cachent plus les genoux.


duc-de-w-manteau-long.jpgLe duc de Windsor et son fameux manteau. Rex Features.

 

On sait aussi que cette icône de l’élégance, apôtre du confort, aimait porter de larges pantalons, à la façon américaine. A partir de la Seconde guerre, il fera d’ailleurs faire la plupart de ses pantalons à New York (chez H .Harris), au grand dam de Scholte qui les assimilait à des « sacs »…

Les années 30 imposent donc l’ampleur et cette domination sera durable. Le bold look, né en 1947 sous l’influence du zoo-suit, dessine une silhouette sur-virile que le cinéma – notamment le cinéma noir – des années 50 va populariser aux Etats-Unis et chez nous. Vestes longues ; épaules plus ou moins tombantes (selon les partis pris des faiseurs) ; pantalons juponnants ; costumes majoritairement croisés : tels sont les points forts de cette silhouette qui, dans mon esprit, est indissociable de la figure de Jean Gabin :


jean-gabin-annees-50.jpg

 

Malgré quelques accommodements (la veste droite supplante la veste croisée ; les revers s’étroitisent ; le pantalon rétrécit ; les épaules s’adoucissent…), la ligne des années 60 reste marquée par l’ampleur, comme on a pu récemment s’en rendre compte avec la série Mad Men :


mad-men.jpg

 

Ampleur encore à la fin des années 80 (non sans exagération) et durant une partie de la décennie suivante.

Je ne nie pas que la ligne très près du corps puisse engendrer des réussites. Ce fut le cas au début du XXe siècle. Ca l’est quelquefois aujourd’hui. Je ne crois pas que ce le fut dans les années 70.

Je dis seulement que, n’en déplaise à certains de nos donneurs de leçons actuels, l’ultra-cintré, l’étriqué, le trop court ne sont pas des principes intangibles d’élégance. Oui, un manteau droit peut valoir – et largement ! - un manteau cintré. Oui, un pantalon légèrement flottant peut contribuer à donner de l’allure. Oui, une carrure un rien appuyée peut corriger un déséquilibre naturel. L’ampleur en soi n’a rien de condamnable. Tout dépend de l’usage qu’on en fait. Tout est question de dosage et de doigté. Et puis, il y a ampleur et ampleur. Qui ne voit la différence entre les affreux costumes Boss des années 80 et les tenues que porte Ralph Lauren à la ville, subtils mix d’influences assimilées ?


hogo-boss-pub-80.jpgPublicité Hugo Boss, fin des années 80


ralph-lauren-prince-de-gall.jpgRalph Lauren. Source : Monsieur, n° 51.

 

Fred Astaire, Cary Grant, Gianni Agnelli… étaient du côté de l’ample. On peut trouver compagnonnage moins élégant.

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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 07:03

Dans ce billet, Jean-Philippe Peltier (avocat de son état) tente de cerner l'essence très particulière du costume croisé. Merci à cet ami lecteur de nous livrer cette analyse originale.


Ce qui est rare est précieux.

Si l’adage n’est pas toujours vrai en matière vestimentaire, les innovations des uns pouvant parfois provoquer l’effroi des autres, il n’en demeure pas moins qu’il s’applique parfaitement au costume croisé.

Combien peut-on croiser de costume du même nom dans une journée ?

Parfois aucun.

On peut déplorer cette raréfaction et constater, parallèlement, que ceux qui passent pour être (réellement) les hommes les mieux habillés se montrent très régulièrement avec ce type de costume.

Ainsi en est-il, par exemple, d’Edouard Balladur, du prince Charles et, il y a quelques années, d'Yves Saint Laurent ou de Pierre Cardin…


1.jpg

2.jpg

 

Quelle est la raison de cette disparition ?

Elle découle d’un constat simple : la virilité n’est plus à la mode. La sagesse non plus.

Car le costume croisé est, à n’en pas douter, un vêtement d’homme mûr qui a connu son heure de gloire à une période où les icônes s’appelaient Gabin, Ventura ou Cary Grant.


6.jpg 


Aujourd’hui, en revanche, le mâle se doit d’être jeune et métrosexuel, quand il n’est pas clairement efféminé (cf. les jeunes éphèbes imberbes qui défilent à longueur de podiums) pour susciter l’enthousiasme….

Et pour le cas où l’homme viril reste « dans le coup », il se doit de n’arborer aucun signe d’élégance  afin de cultiver, de façon tristement binaire, un côté brute épaisse ne portant aucune considération à sa mise… 

Ainsi, et à mesure que le temps passe, le costume et les personnalités s’effacent…

Mais revenons à nos vigognes…

Cette normalisation des élites (politiques, culturelles, etc.) se retrouve indéniablement dans la mode de sorte que, les uns voulant ressembler aux autres et inversement, nous assistons à un jeu de miroirs, le résultat ayant fatalement tendance à l’effacement des codes et à l’appauvrissement du style. 

Concrètement, le costume croisé a ainsi laissé la place au costume droit, qui était encore très large dans les années 80 avant d’être plus cintré et plus étroit, de passer de 3 à 2 boutons (ce qui n’est pas un mal), les pinces du pantalon passant quant à elles de deux à une, pour être aujourd’hui inexistantes dans la plupart des cas…

Mais alors comment se fait-il qu’aujourd’hui le costume croisé reste toujours, et malgré tout, un modèle d’élégance ?

En réalité, c’est moins le costume que la personnalité de celui qui le porte qui révèle l’élégance de cette tenue.

Et lorsqu’on parle de personnalité, il ne s’agit pas ici de l’illusion que tentent d’instiller quelques « stars » éphémères ou Apollon du moment, mais bien de la densité d’âme de celui qui porte le costume croisé.

Force est d’admettre que l’âge de l’impétrant est une clef fondamentale de la réussite de l’ensemble. En effet, la forge d’une véritable personnalité est le plus souvent liée au passage que le temps laisse dans le regard et les gestes de ceux dont on constate qu’ils ont ce don du ciel qu’on appelle le charisme.

Il suffit de comparer des jeunes gens, connus ou non, portant le costume croisé (même de bonne coupe) …


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12.jpgL’œil de Johnny Depp est aussi perdu que son style (mention spéciale pour les chaussures qui feraient presque oublier le chapeau…)


… et des inconnus ayant en commun cette prestance que confère un certain recul sur les choses de la vie…


13.jpg The Sartorialist


16.jpgThe Sartorialist


… pour se rendre compte que certains ont ce « quelque chose » que les autres n’ont pas…

Dès lors, le costume croisé n’est qu’un révélateur !

Les uns paraissent apprêtés, déguisés, voire ridicules (Merci Johnny pour ce moment de rigolade), alors que les autres sont indéniablement élégants.

Ne serions-nous donc pas tous égaux devant (et surtout dans) le costume croisé ?

Il est intéressant de remarquer qu’il n’existe rien de tel avec le costume droit qui peut sans difficulté notable être porté par n’importe qui, un modèle de bonne coupe suffisant alors à conférer à son propriétaire une certaine élégance.

Le costume croisé  exigerait-il donc une certaine dose de sagesse, d’expérience, de maturité pour être porté ?

Bien sûr, il y a là quelque chose qui est très peu dans l’air du temps, la masse devant avoir accès à tout et tout de suite sans quoi le malheureux qui viendrait à émettre une réserve se verrait traiter de réactionnaire.

C’est probablement la raison pour laquelle les « modeux » ont ringardisé le costume croisé, ce qui est aujourd’hui « in » étant à la portée du plus petit commun dénominateur…

Malgré  tout, et la nature étant bien faite, il est indéniable que les membres du « club de ceux qui savent porter le costume croisé » se détachent de la mêlée rassurante… et ennuyeuse.

« Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains d’entre nous regardent vers les étoiles » disait Wilde…

On peut dire, en prenant la citation à l’envers, que tant que des étoiles subsisteront, certains d’entre nous auront des raisons de lever la tête.

Reste à  savoir de quelles étoiles nous parlerons demain. 

 

                                                                                     Jean-Philippe Peltier

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:20

Le col boutonné (dit « américain ») n’est pas à la mode. Les fashionable actuels ne jurent que par le col italien que – c’est amusant – nos amis transalpins disent « français ». Ce col aurait-il eu le même succès s’il s’était appelé chez nous comme chez eux ? J’en doute, tant nos snobs parent de mille attraits tout ce qui vient – ou est censé venir – d’Italie.

L’histoire du col américain est tellement connue que j’aurais quelques  scrupules à la raconter à mon tour. Je me bornerai donc à citer les deux auteurs qui l’ont fait le mieux : James Darwen et Bernhard Roetzel.

James Darwen : « Le vrai col boutonné fut lancé par les joueurs de polo américains pour éviter que les extrémités du col ne leur reviennent dans la figure lorsqu’ils galopent gaiement sur le terrain. John Brooks, un nom d’origine anglaise, cela va de soi, de Brooks Brothers, étonnante oasis de bon goût en plein New York, développa ce style vers 1900, rachetant ainsi une bonne partie des inélégances vestimentaires pour lesquelles cette jeune et bouillonnante nation s’est fait malheureusement connaître (1). »

Bernhard Roetzel : « John Brooks, directeur d’une maison de confection, aurait remarqué, lors d’un match de polo en Angleterre, que les pointes des cols de chemise étaient attachées à des boutons sur le haut de la poitrine pour éviter qu’elles viennent leur battre le visage. Inspiré par cet exemple, il fait confectionner à son retour chez lui des chemises à col boutonné. (…) Cette légende (…) a peut-être été imaginée de toute pièce et colportée par les Anglais pour pouvoir prétendre que cette géniale invention américaine n’est en fait qu’une copie d’un original insulaire. En effet, ni ce qu’on appelle aujourd’hui communément un polo, ni la chemise que portent les pratiquants de ce sport (…) ne présentent la plus lointaine ressemblance avec le modèle à col boutonné (2). »

Quand, pour une histoire de col de chemise, un Anglais règle leur compte aux Yankees et qu’un Allemand fait de même avec les Anglais, le Français que je suis est aux anges !

Pour être réussi, le col américain doit satisfaire à plusieurs critères. Il doit être assez grand – ses pointes assez espacées et son angle assez ouvert pour qu’un nœud de cravate puisse éventuellement y prendre place. Les tombants doivent impérativement former une vague. A cette fin, les boutons seront légèrement remontés.

Rares sont les modèles qui répondent à ce strict cahier des charges. La softrollcollar de Brooke Brothers reste la référence. Ralph Lauren n’a jamais atteint – à ma connaissance - la même perfection. Recourir au sur mesure serait onéreux et inutile : la chemise à col boutonné fait partie de ces vêtements plus réussis en Pap qu’en sur mesure.


chemise-brooks.jpgSource : Brooks Brothers

 

Comment et avec quoi la porter ? Une donnée intangible doit être gardée à l’esprit : la chemise à col boutonné est une chemise de détente. Pour cette raison, on ne la choisira jamais blanche (3) et elle n’accompagnera jamais un costume. On me rappellera que Gianni Agnelli le faisait bien. Je vous rétorquerai que - primo – vous n’êtes pas Gianni Agnelli et que – deusio – je n’imagine pas que vous ayez l’âme d’un suiveur. Vous n’imiterez donc pas davantage sa curieuse manie d’en déboutonner le col (4).

 

gianni-agnelli-chemise-a-col-boutonne.jpgPhoto : Stefano Montesi    

 

Le chemise à col boutonné complètera parfaitement, en revanche, les tenues dépareillées (veste sport ou blazer + pantalon de velours par exemple). Le choix des rayures et des carreaux est conseillé : les Américains ont judicieusement ajouté des boutons à la Tattersallsheck anglaise. On la portera volontiers sous un pull ou un cardigan ; une cravate pourra en fermer le col (la cravate de tricot semble avoir été faite pour elle !), à moins qu’on préfère y glisser un foulard… ou ne rien mettre du tout. La tenue du col permet, en effet, cette notable exception. Autre spécificité due au statut particulier de cette chemise : elle est la seule qui autorise une poche de poitrine.

Dans leurs ouvrages respectifs, James Darwen et Bernhard Roetzel se retrouvent sur un point : cette chemise constitue l’une des seules contributions positives américaines  à l’art de bien s’habiller. Comment pourrais-je ne pas être d’accord avec ces éminents spécialistes ? Cela dit sans aucun antiaméricanisme primaire. Of course.

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1 – James Darwen, Le Chic anglais, Hermé.
2 – Bernhard Roetzel, L’Eternel masculin, Könemann
3 – Anecdote personnelle : à vingt ans, après avoir appris qu’une chemise à col américain ne pouvait pas être blanche, j’ai eu l’idée de transformer le col de mes Golden Arrow immaculées en une sorte de col anglais fait maison. Voici comment : j’ai supprimé les deux boutons attachant les pointes et j’ai cousu, au pied du col, un seul bouton. La cravate nouée, je n’avais plus qu’à boutonner les deux extrémités sur cet unique bouton – et le tour était joué !  
4 - Je ne suis pas loin de voir dans cette initiative la manifestation d’une sorte de repentir : ainsi déboutonné, le col se rapproche d’un col classique, ce qui rend plus acceptable le port d’un costume.   

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 08:15

 

pantalon-scavini-bretelles.jpgAvec l'aimable autorisation de Julien Scavini

 

Mariez (car c’est pour le meilleur, et pour le meilleur seulement !) le pantalon de flanelle grise et le blazer bleu. Le contraste de ton doit être franc et la flanelle duveteuse. Des pinces, un revers (sauf si vous êtes de petite taille), c’est l’idéal. Le pantalon de flanelle grise fait bon ménage aussi avec les vestes sport à condition qu’elles ne soient pas trop épaisses : l’alliance d’un gros tweed et d’une flanelle évoque un peu le mariage de deux vieux en maison de retraite… Emouvant peut-être, triste sûrement.


fred-astaire-blazer-la-belle-de-moscou.jpgAh ! les pantalons de flanelle un peu amples de Fred Astaire !...    

 

Le jean reste pour moi un inconnu. Je doute que la situation change jamais. On le dit pratique. Tout pratique qu’il soit, il ne me manque aucunement ! Il va très bien aux jeunes (enfin, aux jeunes qui savent s’habiller !) mais, accompagné d’un blazer, il transforme vite les hommes mûrs (enfin, les hommes mûrs qui croient savoir s’habiller !) en vieux beaux assez pitoyables. Vous voyez d’ici le genre : jean et blazer, donc, chemise trop ouverte, pull rose ou bleu clair noué autour des épaules, mocassins Tod’s enfilés pieds nus…


pantalon-jean.jpgVous aimez ? Moi, à moitié... je veux dire que j'aime le haut. Source : The Sartorialist.

 

Le pantalon de velours n’a plus la cote. Sûr qu’il fait son grand âge associé à un pull informe et à des chaussures avachies !... Mais réveillez-le avec de belles couleurs : le rouge, le orange, le jaune… et vous le verrez rajeunir ! Surveillez ses relations : autorisez-le à sortir accompagné d’un beau tweed à motifs, d’une cravate tricotée ou d’un nœud papillon, d’une pochette impression cachemire, de belles chaussettes et de beaux souliers. Le veau velours est conseillé. Jamais de pantalon de velours à grosses côtes ou milleraies.


sarto.jpgUn ensemble intéressant. le pantalon de velours rouge n'y est pas pour rien. The Sartorialist.    

 

Le chino a bon caractère. Il sort par tous les temps (car plus ou moins épais et plus ou moins clair), il s’adapte à toutes les compagnies : pull, veste de tweed, blazer, chemise… Il est résistant et économique. S’il se fait oublier, c’est pour mieux mettre en valeur son entourage : la beauté des chaussures, la fantaisie des chaussettes. Un excellent compagnon.


 chino-ralph-lauren.jpg Oui, je sais, j'aurais pu trouver beaucoup mieux. Ralph Lauren.


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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 07:38

 

pantalon-scavini-elements-poses.jpg

Illustration : Julien Scavini.

 

Sur l’origine de cette invention, les sources divergent. N’entrons pas dans le débat. Rappelons seulement qu’on en attribue généralement la paternité au prince de Galles, le futur Edouard VII : on ne prête qu’aux riches. Cette photo nous le montre, devenu roi, arborant un revers apparemment retourné à la main ou travaillé en sorte qu’il donne cette impression :

 

prince-de-galles-revers-fin.jpgSource : Des modes et des hommes, Farid Chenoune, Flammarion
 

 

Son premier pantalon à revers, chacun s’en souvient. Grâce à lui, on s’est senti plus adulte et l’on s’est juré, avec l’enthousiasme du néophyte, qu’on ne porterait plus jamais un pantalon sans revers.

Les années ont passé et la réflexion s’est affinée. Mon expérience me fait dire ceci :

Le revers finit bien un pantalon à pinces. Un accord harmonieux s’établit entre les plis en haut et le revers en bas.

Le revers n’est réussi que s’il est consistant. Les tissus épais (velours, tweed…) permettent d’obtenir l’effet recherché. Et que s’il est cousu lâche. Un petit rappel technique s’impose : ne confondons pas revers et repli. Le revers désigne une bande de tissu assemblée au bord du bas d’un pantalon et donnant l’illusion d’un repli. Souvent, les revers ne sont en réalité que de simples replis, moins longs et donc moins coûteux à fabriquer.

Le revers ne doit être remarqué ni pour sa petitesse ni pour sa grandeur. La tradition tailleur l’a fixé à 4 cm. Un homme très grand se permettra, si l’envie lui prend (mais pourquoi lui prendrait-elle ?), un revers plus haut. N’en déplaise à certains tailleurs à la mode, le revers trop grand fait couturière de quartier – comme, d’ailleurs, son contraire, le revers trop petit.

Le revers ne va pas aux hommes petits car il casse, à l’œil, la longueur des jambes. Très recommandé, en revanche, aux hommes longilignes.

Le revers sied mieux aux hommes d’un certain âge. J’ai vu l’autre jour un homme jeune en costume bleu marine dont le pantalon était lesté d’un revers. Eh bien ! ce seul détail lestait aussi son propriétaire de quelques années !

Le revers ne doit jamais accompagner une tenue habillée. C’est pourquoi certains rigoristes en proscrivent l’usage sur le costume croisé, plus habillé que le costume droit.

Le revers est un incroyable nid à poussière ! Ainsi donne-t-il l’occasion à chaque fois qu’on le brosse de méditer sur le destin des choses. Et ce n’est pas son moindre mérite. 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 08:17

La question est ancienne ! A la fin des années 1870, la mode était aux pantalons de 25cm de large, appelés pour cela à « pieds d’éléphants ». Mais, très vite, ils perdent en largeur, au point qu’en 1885 le Journal des tailleurs note qu’ils sont « exclusivement collants » (Chenoune, Des modes et des hommes).


Illustration : Julien Scavini


La tendance est à l’étroitesse. Un certain tailleur à la mode s’est fixé un 17,5 cm qu’on est en droit de trouver insuffisant (voir Des grands tailleurs). L’école anglaise prône, à en croire James Darwen (Le Chic anglais), un 20 cm. Mes tailleurs successifs ont tranché, sans se donner le mot, pour un 22 cm. Une règle veut que le pantalon couvre, quelle que soit la pointure, les 2/3 (ou les 3/4, c’est selon) de la longueur de la chaussure. Mais, comme le dit Bernhard Roetzel (L’Eternel masculin), « dans le cas de grands pieds, la largeur serait exagérée ».

Avant de décider, plusieurs facteurs sont à prendre en considération.

Sa taille. 17,5 cm quand on mesure 1,90 m, est-ce bien raisonnable ? L’effet slim est à craindre. Je trouve aussi qu’une telle largeur est insuffisante pour donner au pantalon son mouvement et son aisance. A l’inverse, les hommes petits auront avantage à opter pour une largeur limitée, proportionnée à leur taille.

Sa pointure. Pas de pantalon trop étroit avec de grands pieds. Au passage, si vous êtes dans ce cas, évitez les chaussures fines, qui font gagner plusieurs pointures. Très recommandées, en revanche, pour allonger un pied petit.

La forme de ses chaussures. Un pantalon étroit avec des chaussures pataudes, c’est affreux Voir les Teddy boys des années 50, avec leurs pantalons tuyau de poêle et leurs énormes chaussures :


Un nostalgique égaré...


Les mêmes chaussures avec un pantalon large, c’est affreux aussi. Moralité : n’achetez jamais de grosses chaussures. Le bout patate revient à la mode : fuyez ! Une chaussure fine, au contraire, sera mise en valeur par un pantalon assez étroit du bas. L’ensemble donnera de l’allure. Proscrivez, ici encore, le trop : pas de chaussure trop pointues avec des pantalons trop étroits. L’horreur : la chaussure à bout sucette ou à bout canard à forme basculée sous un pantalon très resserré du bas. Ca se voit encore…

Sa corpulence. Un homme ventru aura intérêt à porter un pantalon qui ne sera pas trop large du bas. Pas trop étroit non plus, de crainte de ressembler à un personnage à la Dubout:


dubout--satirix-n--_-mars-73.jpg
Dubout, satirix, mars 1973


Si son pantalon est à pli ou non. Sans pli, donc de style décontracté, le pantalon gagne à ne pas être large en bas. J’ai fait rétrécir tous mes chinos à 19 cm. C’est parfait ! Avec un pli, un bas trop étroit fera mesquin :

 

Source : The Sartorialist

 

Les matières. Les tissus légers appellent une certaine étroitesse. Les tissus plus lourds ont besoin de plus d’ampleur pour révéler leur personnalité (tweed et velours notamment). 

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 09:37

Les styles anglais et italien se partagent la planète mode depuis les années 50. Les années 80 ont été dominées par le style anglais. Le style italien domine nos années 2000. Pantalon étroit, sans pinces et sans revers, chaussures fines et cambrées : autant de reprises de la mode italienne des années 50. On a revisité récemment l’héritage d’un Gianni Agnelli. Il y a vingt ans, la référence était le prince Charles. Le sacre récent de celui-ci par Esquire en tant qu’homme le plus élégant du monde (… pour l’autre sacre, il attendra !) annonce-t-il le retour en grâce du style anglais ? Le succès grandissant d’une marque comme Hackett semble aller dans ce sens.

D’autres styles existent, mais ils n’ont jamais acquis le renom des deux autres. Le style autrichien n’est pas exportable. Le style américain fut d’abord une adaptation nationale du style anglais. L’un comme l’autre méritent néanmoins, à des degrés différents, notre attention. Qui oserait nier que l’Ivy League (1) ait influencé – et influence encore – la garde-robe des élégants du monde entier ?

Très bien, me direz-vous, mais qu’en est-il du style français ? On aimerait croire à son existence. On tente régulièrement d’en tracer les contours. Mais force est d’admettre que le concept manque de corps et qu’il n’a jamais convaincu les élégants. Son hypothétique existence n’intéresse d’ailleurs que les Français eux-mêmes.

Il y eut, certes, le groupe des Cinq (2) au milieu des années 50 et la  « ligne Cardin » au milieu de la décennie suivante. Les tailleurs du groupe des Cinq tentèrent de créer une « Haute Couture pour Homme » et de diffuser, en France comme à l’étranger, une « coupe française » - notion d’ailleurs contestée à l’époque.


groupe-des-cinqDes hommes et des modes, Farid Chenoune (Flammarion), page 249


La révolution Cardin fut le point de départ d’une confection inventive et de qualité. Son impact dépassa largement nos frontières. « Le nom qui est sur toutes les lèvres dans la mode masculine, c’est Cardin », affirma le New York Times le 1er mars 1966. Mais, aussi intéressantes qu’elles soient, ces tentatives n’ont pas donné naissance à un style français. Remarquons, au reste, que la coupe italienne influença grandement les membres du groupe des Cinq et que la ligne Cardin fut avant tout une évolution de la silhouette britannique. Pour l’anecdote, il est significatif de rappeler que, dans Chapeau melon et bottes de cuir, Patrick Mac Nee, alias John Steed, le très british agent secret de Sa Gracieuse Majesté, était habillé… par Pierre Cardin.


ligne-cardin

 Ibid, page 274

 

Le style français est un des serpents de mer préférés des chroniqueurs de mode en mal d’inspiration. J’ai retrouvé, pour les besoins de mon article, un ancien numéro de Monsieur (n° 13) dans lequel Thierry Billard s’épuisait à faire croire à son existence : « Nos compatriotes, écrivait-il, éprouvent le plus grand mal à distinguer (notre style). » Plus loin : « Le style français existe, mais encore faut-il que les Français eux-mêmes s’en rendent compte. » Et il concluait sur ce point de vue qui dit tout et rien : « Le style français est en somme le style de demain. »

Laissons l’avenir à Dieu et parlons d’aujourd’hui. On loue l’inventivité de certains de nos tailleurs. A propos de Djay, François-Jean Daehn parle de « la renaissance de l’école parisienne face à Savile Row et aux Italiens » (Monsieur, n° 66, p. 60). Sachons raison garder. Quelle « école parisienne » s’agit-il de faire renaître ?  Qui sont les membres de cette école renaissante ? Quel en est le phare ? A quels principes les uns et les autres se rallient-ils ? La coupe d’un Djay et celle de Cifonelli, par exemple, sont très différentes. Parler à leur propos d’une communauté de style serait mensonger. L’individualisme est la marque de notre société. Pourquoi les maîtres tailleurs échapperaient-ils à la règle ? Chacun veut imposer sa différence. Cerner, définir, voire inventer une coupe française ne fait pas partie des préoccupations de nos tailleurs.

On tente généralement de faire émerger les caractéristiques d’un style français par confrontation avec les styles anglais ou italien. Cette façon de procéder porte en elle ses limites. En tant que tel, le style français n’existe donc pas. La France a cessé de donner le ton aux modes masculines à partir du milieu du XVIII° siècle. Ferons-nous un jour le deuil de notre suprématie perdue ? Consolons-nous en songeant à notre haute couture féminine qui, pour le monde entier, reste la référence. La tradition française a placé la femme au centre de la vie mondaine. Devrions-nous le regretter ? Ce particularisme culturel explique peut-être que nous ayons laissé la très masculine société anglaise et la très machiste société italienne imposer leur loi aux modes pour homme.

Un style ne naît pas ex nihilo. De multiples facteurs sont à prendre en compte : la morphologie, le climat, l’histoire, l’art de vivre… Le petit gabarit des Italiens explique certains choix opérés par leurs tailleurs. La pluie a pénétré – si l’on ose dire – le dressing des Anglais. Le style italien est marqué par un mode de vie urbain et moderne tandis que la campagne imprègne un style anglais fier de ses traditions. L’élaboration d’un style français ne saurait faire l’économie d’une réflexion en profondeur. Il s’agirait de se demander qui nous sommes, d’où nous venons, comment nous vivons, où nous voulons aller… Bref, de cerner en ce domaine aussi les contours de notre identité. Vaste et ambitieux chantier ! Je doute qu’il trouve rapidement un maître d’œuvre. Et des ouvriers.

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  1. Ivy League : style venu des campus américains du nord-est des Etats-Unis. « Son principal message, c’est qu’élégance et prestige ne sont pas nécessairement synonymes de rigidité et de formalisme, de même que la décontraction n’implique pas la négligence. » Colin McDowell, Histoire de la mode masculine, La Martinière, p. 97.
  2.  « Groupe des cinq » : groupe formé en 1956 par cinq tailleurs (Bardot, Camps, Evzeline, Socrate, Waltener). « (Ce) groupe s’éteindra vers 1970, usé par l’âge et les chamailleries, affaibli par la défection de la clientèle du sur mesure et démodé par la nouvelle vague du prêt-à-porter, incarnée par Cardin . » Farid Chenoune, Des Modes et des hommes, p.248. 
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12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 08:50

Le pantalon doit monter jusqu’à la taille.
Pas de pantalon sur les hanches, plus ou moins bien retenu par une ceinture. C’est inesthétique et inconfortable. Un pantalon bien coupé, montant où il faut, dispense du port de la ceinture ou des bretelles et cantonnent celles-ci à un rôle d’ « accessoires ». Sur le sujet, lire l'article sur Parisian Gentleman.


Illustration : Julien Scavini. Hauteurs de pantalons.
(Cliquez pour agrandir)


Mais pourquoi donc les vendeurs sont-ils possédés pour nous vendre des pantalons trop longs, qui descendent jusqu’à terre ? Je suis passé pour un ignare pour avoir, un jour, exigé le mien plus court, prétextant que, tout de même, les payeurs étaient les décideurs. Chez les élégants, la tendance est à la brièveté. La mode est un éternel recommencement : qu’on se souvienne des pantalons « feu de plancher » des Années folles ou des pantalons raccourcis des zazous des années 40 :



Deauville, 1920

"Assez singé les nègres ! ", La Gerbe, août 1941


Aujourd’hui des personnages comme Ignacious Joseph ou Thom Browne, loin d’être des révolutionnaires, sont des passeurs de tradition :


Ignacious Joseph

Thom Brown


Attention tout de même : trop court, le pantalon peut déclencher le rire. Et, comme le disait Coco Chanel, "Les rieurs ont toujours raison". Si vous êtes grand et mince, il risque de vous donner la dégaine de Monsieur Hulot ! Attendez-vous aussi à des plaisanteries fines du genre : « Eh ! Tu cours après le métro ? »




Le bas du pantalon à revers peut indifféremment tomber sur la chaussure en cassant une fois
(coupé en biais) ou s’arrêter à la lisière (coupé droit). La seconde solution, qui donne un petit côté rétro, a actuellement ma préférence. « Court ou long ? » L’adepte du court distingue quand celui du long relie. Le premier oblige l’œil à lire séparément le pantalon, la chaussette et la chaussure. Le recours, fréquent de sa part, à des chaussettes de couleurs vives et/ou rayées souligne l’effet recherché. L’adepte du long crée, au contraire, une douce continuité entre les différents éléments. Ses chaussettes, d’un coloris généralement neutre, ne se découvrent que quand il est assis. Elles jouent les utilités. « Mais alors, court ou long ? » C’est la seconde fois que vous me posez la question. Je serais tenté de vous répondre (le chouan fait parfois des réponses de normand !) : ni trop court ni trop long. L’élégance est souvent affaire de nuances.
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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 10:48
On peut lire, sur la page « relookings » du site « Spikeseduction » : « Nos premiers relookings datant de 2005, et la mode avançant sans regarder en arrière, les styles les plus anciens ne sont pas présentés sur cette page. » Passons sur la regrettable confusion des notions de look et de style (cf. notre article Du look et du style) et arrêtons-nous un instant sur cette remarque : « La mode avance sans regarder en arrière  ».

Sans blague ? Certaines évidences sont parfois bonnes à rappeler : la mode est un éternel recommencement. La même roue tourne, mais elle ne charrie jamais la même terre ! Par exemple, les faiseurs de tendances revisitent régulièrement la mode des années 60. Ils adaptent, corrigent, soustraient ici, ajoutent ailleurs… afin de faire croire à une nouveauté qui n’abuse que les ignorants et les amnésiques.

Le site de « Spikeseduction » lui-même m’offre une occasion plaisante d’illustrer mon propos. Regardez ces deux photos :


(Cliquez pour agrandir)

 

Les lignes de ces deux costumes ne sont-elles pas étrangement voisines ? Plus de quarante ans, pourtant, les séparent ! Et une sérieuse différence de savoir-faire. La coupe près du corps ne souffre pas la médiocrité. Notez, sur la photo de droite, les plis en étoile qui partent du bouton boutonné, ceux qui rident l'entrejambes (c'est très gênant...) et ceux qui auréolent le genou. Au moindre mouvement, le plastron thermocollé est mis à rude épreuve ! Au contraire, sur la photo de gauche, le pantalon que porte Jacques Dutronc tombe parfaitement et l’emmanchure de la veste a été étudiée pour ne pas entraver les gestes.

« Regarder en arrière » aiguise le sens critique et éduque le goût. On comprend, dès lors, que les relookeurs dissuadent leurs clients de jeter un oeil dans le rétroviseur !

La ligne du costume Mugler (à droite) s’inspire clairement de la ligne « minet » des années 60 dont Renoma fut l’inspirateur. Les formes du cran et des rabats de poches, les coutures de revers apparentes sont des détails qui signent le costume. Et quand Mugler sort sa griffe, ça fait mal… à l’œil de l’amateur comme au portefeuille du naïf : cette plaisanterie a coûté 2000 euros au relooké. Combien a-t-elle rapporté au relookeur ?

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 17:48
Voici des photographies de deux hommes politiques qui jouèrent un rôle de premier plan. L’un est anglais et l’autre américain. Saurez-vous attribuer à chacun sa nationalité ? Un détail doit vous permettre de ne pas vous tromper :



 

Photo 1 : Tony blair.

Photo 2 : Georges Bush senior. 

La cravate rayée anglaise (et, par extension, européenne) a des rayures qui vont, en descendant, de gauche à droite. Pour la cravate rayée américaine, c’est le contraire. 

Barack Obama porte des cravates rayées à la mode européenne. Je ne serais pas étonné qu’il remette bientôt les choses à l’endroit (à l’envers ?) : question de fibre… patriotique ! 

En cherchant des illustrations, j’ai pu remarquer combien la cravate à rayures avait été délaissée par les grands de ce monde depuis une quinzaine d’années : nombreuses photos de Reagan, Bush senior avec ; aucune – ou presque – de Clinton, Bush junior, Gordon Brown. Pour ceux-là, et bien d’autres, cravates unies de couleurs assez vives. 

Notre président n’en porte jamais.

Obama réintroduit un peu de variété : tant mieux.

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