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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 06:31

Seconde contribution de notre ami Philippe Booch. Merci à lui pour cet article bien senti. 

 

  Hedi SLIMane m’a TueR

 

 slimane1.jpg

 

 

Bon, le Prince machin s’est marié, John Galliano l’ectoplasme nazillon s’est fait licencier, Gbagbo est au chômage; quant à DSK, après ses défroissages façon Hammam, le feuilleton de ses problèmes de cols amidonnés ne fait que commencer…

Nous devrions désormais passer à des choses plus fondamentales.

Parce qu’enfin, un désastre couturier sévit depuis quelques années, et nous ne faisons rien.

Un homme a imposé sa vision de l’élégance masculine, une vision dédiée à sa propre morphologie androgyne.

Hedi Slimane, puisqu’il s’agit de lui, a quitté la maison Dior, après avoir semé le chaos vestimentaire, vers des horizons éternellement ensoleillés.

Il s’amuse et bricole (des publicités, un blog snobinard indigent), retraité à jamais depuis son départ et ses méfaits impardonnables.

Il vit tranquille, impuni et heureux, il n’est pas recherché. Il est oublié du plus grand nombre et adulé par les adorateurs de sa secte, qui croient, les pauvres fous, au retour du Messie chiffonnier.

Personnellement, je demande un procès, pas de prescription, pas de pardon pour les crimes contre la bienséance esthétique.

Une peine exemplaire serait envisageable pour le tailleur étriqué.

Hedi Slimane est un dangereux personnage qui a réduit à néant des décennies d’équilibre vestimentaire, des générations de costumes flattant les hommes qui les portaient.

Il a ridiculisé des millions de gogos en les transformant en bambins asexués condamnés à porter les habits de communiant d’un cousin plus petit.

 

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Regardez ces jambes prises dans des pantalons d’enfant, observez le pathétique de ces éphèbes à épaules étroites. Voyez dans les rues ces vestes dévoilant des fessiers impudiques. Comment ne pas être effrayé par ces grands dadais déambulant fièrement dans des vêtements volés à des enfants de chœur ?

Mais le seul Slimane n’est pas en cause, un autre hurluberlu est venu ajouter sa touche, le dénommé Thom Browne.

Lui, en plus du concept « j’ai dévalisé le rayon 12 ans », a surenchéri avec « les grandes marées c’est chouette, allons à la pêche aux moules » laissant ainsi apparaître des chevilles poilues et des malléoles disgracieuses.
  

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Bien sûr, les années 80-90 ont fait beaucoup de mal, c’est sans doute une explication à ce triste retour de balancier.

Nous payons au prix fort une dizaine d’années durant laquelle les hommes sont devenus fous, les flics de Miami (ha les vestes croisées gigantesques) roulaient en Ferrari, Bernard Tapie était un gourou, les brushings étaient étudiés en soufflerie par la NASA et les costumes aux proportions insensées s’inspiraient de Goldorak.

 

slimane4.jpg 

Le vêtement, la fringue, la sape, c’est comme le cinéma, ça doit faire rêver, ça doit donner envie de se déplacer, dans une salle ou dans une boutique.

Le vêtement au cinéma, ça peut faire voyager, on se souvient des costumes affutés des héros de « la corde » de Hitchcock, personne n’a oublié le complet veston bleu de Cary Grant dans « la mort aux trousses » du même auteur. Les costards démesurés de Robert Mitchum, les tweeds de Kirk Douglas, les complets veston affutés de James Stewart donnaient envie d’être un héros conduisant une Cadillac.

La « génération Slimane » et son cortège de vêtements d’écolier ont tué le rêve et ont remis une vieille chanson de Dutronc et Lanzmann au goût du jour :


 « Petit, petit, petit
Tout est mini dans notre vie
Mini-moke et mini-jupe
Mini-moche et lilliput
Il est mini Docteur Schweitzer
Mini mini ça manque d'air
Mini-jupe et mini-moque
Miniature de quoi je me moque 


Militons pour que l’on nous rende des hommes virils, assumant d’être le contraire de la femme.
Que les stars s’habillent comme des stars, pas comme notre voisin de pallier.
Que les gamins de la rue rêvent de s’habiller comme des vedettes, des vraies, des inaccessibles.
 

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                                                                                                                                   Philippe Booch

 

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21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 06:46

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Qui pourrait reconnaître dans ce jeune homme qui prend la pose… Georges Brassens ? Brassens, c’est, pour tout le monde, une moustache et des rouflaquettes, d’éternels polos en jersey et de grosses chaussures de marche. Pourtant, Gilles Médioni nous apprend dans un récent Express (n° 3115) que, jeune homme, « Brassens s’habille à la façon des grands séducteurs américains, comme Cary Grant. » Comme Cary Grant, vraiment ? Là, Médioni pousse l’hyperbole un peu loin. La suite de l’article évoque l’évolution vestimentaire du chanteur : « Puis il entre dans sa période bohème : pantalons de velours et cols roulés synthétiques achetés sur le catalogue Manufrance. A chacune de ses tournées, il commande à son tailleur, rue Daguerre, à Paris, " deux costumes qui font déjà vieux ". Qu’il porte avec chemise blanche et cravate noire. " Je ne voudrais pas que l’on pensât que je suis un vieil anar qui se déguise pour aller en scène, précise-t-il. Alors j’aime mieux me déguiser dans la tenue réglementaire. " »

Ce portrait de Brassens en « élégant » est l’une des trouvailles exposées à la Cité de la musique à l’occasion de l’exposition Brassens ou la liberté (jusqu’au 21/08/2011).

Le musée d’Art moderne consacre, lui, une exposition au peintre Van Dongen (jusqu’au 17/07/2011). Le titre de l’exposition, Van Dongen, fauve, anarchiste et mondain, reflète assez bien l’itinéraire contrasté de cet artiste trop souvent réduit à sa seule facette mondaine (1).


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Van Dongen avait un physique - belle tête, superbe profil, grande prestance. La vieillesse accentua son caractère. Il fut un magnifique vieillard assumé, ce qui nous change de nos vrais-faux vieux actuels, obsédés de la ride et du cheveu blanc.


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Toute sa vie, Van Dongen porta une grande attention à sa mise. Claude Lepape et Thierry Defert nous apprennent que, durant la première décennie du XXe siècle, son influence fut certaine dans la modernisation de la tenue de l’artiste peintre : « (…) en chandail à manches longues, en laine bleu marine, pantalon de grosse toile et pieds nus dans des sandales de cuir à lanières, (il) invente une nouvelle image du peintre bohème en abandonnant celle, désuète, du rapin du XIXe en cravate Lavallière et cape (2). »

L’examen attentif des photographies le représentant réserve de belles surprises.


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D’autres peintres surent s’habiller avec personnalité et style : Foujita, Picasso, Balthus… J’y reviendrai une autre fois. Voilà qui, après tout, ne devrait pas étonner de la part de maîtres ès couleurs, motifs et formes.

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1. "On m'a reproché d'aimer le monde, de raffoler de luxe, d'élégances, d'être un snob déguisé en bohème - ou un bohème déguisé en snob. Eh bien oui ! J'aime passionnément mon époque", disait Van Dongen.
2. Claude Lepape et Thierry Defert, Georges Lepape ou l'élégance illustrée, Paris, Hersher, 1983. Cité par Farid Chenoune dans Des modes et des hommes, Flammarion, 1993.

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 14:06

 

dominique-strauss-kahn.jpg

 

Ca, un costume à 35000 dollars ?

Dominique, contacte-moi.

Si tu veux, je peux te filer l’adresse d’un petit tailleur de province qui te fera faire des économies et t’habillera beaucoup mieux.

La différence (environ le tiers d’une Panamera tout de même…), tu pourrais la verser aux bonnes œuvres du Parti socialiste. Un beau geste qui te rendrait populaire auprès de la base. Et qui tordrait le nez à ce plouc de Hollande.

Quel temps, aujourd'hui, à Washington ?

Gros bécots d'ici. 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 07:10

La mise de François Fillon ne laisse pas indifférent. Le Figaro l’a récemment qualifié d’ « esthète ». Il y a quelques mois, un jury de spécialistes (mettez des guillemets, s.v.p) l'a sacré « champion du look », juste derrière Rama Yade… et  ex aequo avec Daniel Cohn Bendit (quand je vous disais de mettre des guillemets…). Anne Boulay, rédactrice en chef de GQ, n’a pas hésité à parler de lui comme de « l’homme le mieux habillé de France ».

Couleurs, matières, coupes : François Fillon aime, c’est visible, le vêtement. A côté d’un Jean-Louis Borloo ou d’un Xavier Bertrand, il fait figure de louable et rafraîchissante exception. Sa connaissance des codes lui évite de s’en remettre à quelque conseiller en image inculte. Rien que pour cela, on aurait envie de lui dire merci. Epaules naturelles ; cran tailleur ; poches de veste taillées en biais ; ouverture généreuse sur le devant de la veste qui, découvrant un pantalon à taille haute, donne, comme disent les tailleurs, de la jambe : autant de détails qui trahissent le fournisseur, la vénérable et très parisienne maison Arnys.

 

francois-fillon-costume.jpg

 

Avoir un bon fournisseur est une chose. Avoir le goût qui donne un style personnel en est une autre. Que penser, à ce sujet, de François Fillon ? Pas d’audaces dans le choix des costumes (par exemple, pas de franches et larges rayures tennis qui, pourtant, allongeraient la silhouette), ni dans celui des chemises (pas de rayures pyjama) ou des cravates (beaucoup de cravates unies ou à petits motifs). François Fillon prend soin de ne pas s’aventurer hors des chemins balisés de l’élégance classique. Au moins doit-on lui savoir gré de les emprunter. Il ne risque pas d’y croiser beaucoup de ses pairs.

« Pas d’audaces ? » s’étonneront certains. « Mais ces chaussettes rouges ! Mais ce gros chrono porté avec des costumes de ville ! Mais cette veste sans col osée l’autre été à Brégançon lors d’une visite au président ! »

 

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francois-fillon-forestiere.jpg Source : Le Point

 

 

Pour un connaisseur, ces audaces n’en sont pas. Les chaussettes rouges – des Gammarelli -, Edouard Balladur en portait déjà il y a vingt ans. Récemment, on a même vu ces chaussettes de cardinal aux pieds de Michel Charasse, gros bouffeur de curé devant l’Eternel. Tout se perd… Le gros chrono – un Scuderia Ventidue 22 de chez I&MT – accompagnant un costume de ville est un vieux truc d’élégants italiens passé dans l’usage depuis plusieurs années. Quant à la désormais célèbre veste sans col arborée à Brégançon – une « forestière » de chez Arnys -, vous noterez que François Fillon l’avait choisie bleue, ce qui en faisait un simple succédané de blazer. Et ce qui seyait mal, à mon sens, à ce vêtement d’inspiration rurale. Ajoutez le pantalon beige clair et les mocassins Weston chocolat, et vous reconnaîtrez que dans le genre audacieux, on a vu beaucoup mieux.

François Fillon me fait irrésistiblement penser à José Maria Aznar, l’ancien premier ministre espagnol. Si, si. Mettez-lui une moustache. Ou rasez celle d’Aznar.

 

jose-maria-aznar.jpg

 

Même âge, à un an près. Même physique  passe-partout. Même regard sombre et fiévreux. Et même goût des beaux habits. Mais Aznar a opté pour une coupe plus ajustée, italienne. Un bon choix. La mise de notre premier ministre est plus conventionnelle. Une mise de notable ou, pour parler comme Fadela Amara, de « bourgeois de la Sarthe ». Admettons toutefois que François Fillon est plus difficile à habiller que son alter ego espagnol à cause, notamment, de son absence de cou… et d’un début de ventre.

On sent François Fillon tiraillé entre son respect de la tradition et son attirance pour la transgression. Cet homme est constamment retenu, contenu. Il est en perpétuel état de vigilance. A la longue, cela doit être épuisant. On comprend que le pilotage d’engins de course soit, pour lui, comme une récréation mentale. En matière vestimentaire, ses dérapages aussi sont contrôlés. Il voudrait bien, mais il n’ose pas. Question, sans doute, de statut et d’éducation. Il n’est pas, lui, un homme de la rupture. Le look BCBG des eighties reste sa référence. Voyez, par exemple, comme il a du mal à renoncer à sa mèche. Quand il chausse des mocassins, ce sont, on l’a dit, des Weston. Il aime le blazer, le jean coupé large, le loden, le pull sur les épaules… Fillon, c’est un peu un Didier Bourdon du clip Auteuil, Neuilly, Passy qui aurait plutôt bien vieilli.

François Fillon a bon goût. A-t-il du goût ? Pour le savoir, on attend qu’il se lâche. Qu’il suive sa pente - pourvu que ce soit à la façon de Gide : en montant. En attendant, son style est emprunté. Emprunté au bon usage et à son fournisseur.  

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 07:35

Qu'est-il arrivé à François Hollande ?

J'aborde le sujet pour la troisième fois. Il faut dire que sa métamorphose a de quoi étonner.  Il y a eu le "relooking" vestimentaire : costume mieux coupé (un peu); chemises et cravates mieux assorties (un peu, un peu...) Ces retouches se sont accompagnées du choix de nouvelles lunettes - designées, profilées - et d'une nouvelle coiffure - cheveux ultrateints rejetés en arrière.

Avec ça, une gestuelle mieux maîtrisée, un phrasé ralenti, un sourire plus rare. Fini - ou presque - les blagues vives et spontanées, les reparties cinglantes qui en faisaient un "bon client" sur les plateaux médiatiques. Bref, le tout nouveau candidat à la primaire socialiste a oeuvré consciencieusement et progressivement à se présidentialiser.

Depuis quelques mois, la mue a pris une autre tournure. Une tournure, pour ainsi dire, de mannequin ! De combien de kilos François Hollande s'est-il délesté ? Le résultat est spectaculaire. Et fait jaser. La presse people nous assure qu'à l'origine de cette transformation, il y a une femme, Valérie Trierweiler, sa séduisante compagne. Les gazettes politiques y voient plutôt la patte (sûrement bien graissée) d'un conseiller en image. L'intéressé explique pour sa part, avec une bonne foi qu'on aurait mauvaise grâce à remettre en cause : "Ce n'est pas par coquetterie ou souci d'apparence, c'est pour être en harmonie avec moi-même." (Gala, octobre 2010)


francois-hollande-avant.jpgAvant


francois-hollande-amaigri.jpgAprès

 

Sur le chapitre de la ligne, François Hollande a en tout cas pris plusieurs longueurs d'avance sur son concurrent direct, Dominique Strauss-Kahn. Cet amaigrissement imprévisible changera-t-il la face de la future élection présidentielle ? Il est trop tôt pour le dire. Ce qui est sûr, en attendant, c'est qu'il a changé celle du principal intéressé - et en profondeur. Les joues ont perdu leurs rondeurs enfantines; le regard, autrefois malicieux, est devenu fiévreux, presque morbide. Le cou s'est plissé et le crâne, que n'équilibre plus un menton bien en chair, semble avoir pris du volume. Quand un gros maigrit, il gagne presque toujours en années ce qu'il perd en kilos. François Hollande ne déroge pas à la règle. Il fait plus vieux. En le voyant l'autre jour à la télévision annoncer sa canditature à la primaire socialiste, je me suis même surpris à penser qu'il n'avait pas l'air d'un homme en bonne santé.

S'est-il au moins présidentialisé ? Jacques Chirac, duquel il s'est rapproché, répondrait que non, qui, naguère, voyait dans la maigreur d'Alain juppé la cause principale de son impopularité. La réalité dément d'ailleurs son point de vue : les Français ont indifféremment choisi pour gouvernants des gros et des maigres. A mon avis, le handicap principal de Hollande tient avant tout à la banalité de sa physionomie. Suffit-il de maquiller, coiffer, habiller Monsieur-Tout-Le-Monde en président pour lui en donner la stature ? Hollande pourrait, à la rigueur, endosser le rôle dans un téléfilm à bon marché. C'est dire combien l'entreprise qui se déroule sous nos yeux depuis maintenant plus d'un an sent le faux. Le fabriqué. La composition.

Si François Hollande échoue dans sa tentative de conquête du pouvoir, il pourra tout de même se reconvertir dans un business très lucratif : auteur d'une méthode pour maigrir.

Lire aussi Images choisies de Hollande, 1 et Images choisies de Hollande, 2

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 08:07

J’aime bien Columbo. Pour les histoires, généralement bien ficelées. Pour son héros éponyme – son attachement aux vieilles choses (son imper, sa décapotable Peugeot) et à sa femme – ceci, sans rapport, bien sûr, avec cela ! Pour les personnages d’assassins, psychologiquement bien campés et appartenant à des milieux originaux et divers.

L’épisode que TF1 a programmé le 5 avril à 23 h 55, intitulé Tout n’est qu’illusion, retient pour d’autres raisons encore. Les amoureux de belles coupes regarderont attentivement les tenues portées par le personnage du magicien, le « Grand Santini » : les vestes épousent parfaitement les contours du buste. Les amateurs d’un classicisme de bon aloi se désoleront, en revanche, du style et des motifs.

Les amateurs de numéros d’acteurs seront, enfin, bluffés par la prestation de Jack Cassidy en magicien-assassin-diabolique : une présence étonnante et une rare intelligence de jeu. Un rôle à la Sanders. Et Cassidy n’est pas ici indigne de son grand aîné.

Le destin fit à son tour disparaître l'escamoteur, comme aurait dit Aragon - et de quelle manière : Cassidy mourra peu de temps après avoir tourné cet épisode. Sa fin fut tragique : il fut brûlé vif pendant son sommeil à cause d’une cigarette restée allumée.

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 06:33

Julio Iglesias


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D’aucuns seront surpris de le trouver ici. Pourtant, j’ai plusieurs fois remarqué, à la faveur d’émissions télévisées, la qualité des étoffes et de la coupe. On jugera peut-être les proportions un peu grandes – mais l’ensemble est harmonieux et c’est porté avec la nonchalance qui convient.

A noter, un pantalon montant toujours très haut – à la façon espagnole.

 

Luigi Maramotti


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Président de Max Mara.

Des tenues inégales si j’en juge à partir de mes recherches sur Google. Néanmoins, dans les meilleurs cas, de belles flanelles à rayures tennis qu’accompagnent de discrètes cravates de laine.

A noter, la générosité des revers pointus – un trait de style que semblent affectionner, en ce moment, les élégants italiens.

 

Stefan Winkelmann 

 stefan-winkelmann.jpg

 

Président de Lamborghini.

Ici aussi, des tenues inégales : chemise au pied de col trop haut ; cravate parfois mal nouée et ne remplissant pas l’angle du col italien. Ce qui me retient plutôt, c’est le souci d’une ligne pure… quasi aérodynamique !

Les favoris donnent à Stefan Winkelmann un faux air de Jackie Stewart jeune. Ce n’était vraiment pas utile.

A noter, la pochette blanche systématiquement disposée en rectangle.

 

Luca di Montezemolo


luca-di-montezemolo.jpg 

Président de Ferrari et de Fiat.

Un style très italien, directement inspiré de celui de l’Avvocato. La coiffure est loin d’emporter mon adhésion…

 

Sergio Loro Piana


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Ce qui me plaît, c’est le contraste entre un physique austère et des tenues qui font presque toujours une place à des éléments de fantaisie. Les étoffes sont très belles – est-il besoin de le préciser ?

 

Le prince Charles


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Un style anglais discrètement personnalisé que j’analyserai sans doute un jour. A coup sûr, l’un des hommes célèbres les plus élégants du monde.

 

Albert de Broglie


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Dit « le prince jardinier ».

 

Des couleurs acidulées que fait passer le jeu des matières (velours des vestes ; soie tricotée des cravates). On peut tiquer, je le conçois. Moi, j’aime assez ! Joyeux comme un jardin au printemps !

 

Philippe Noiret


philippe_noiret.jpg 

La revue Monsieur l’a ignoré de son vivant. Pour Farid Chenoune, l’exemple-type du gentleman-farmer à la française à la mode des années 80 (1). Et, sous sa plume, ce n’est pas un compliment. Mon camarade de « Wasp 101 » n’a pas hésité, en revanche, à le classer au quatrième rang de son Top Ten Best Dressed Famous Men of All Time. Je préfère.

 

Hervé Chayette


herve-chayette.jpg 

Commissaire priseur.

A visionner, cette vidéo où Olivier Barrot (Un livre, un jour) invite Hervé Chayette à présenter son livre de souvenirs, 76, avenue marceau. Un beau moment de nostalgie et d’élégance. Et cette autre vidéo (pardon pour la qualité…) dans laquelle Hervé Chayette nous parle de son « dress code ». Ses références réconfortent. 

 

Michael Alden


michael-alden-def.jpg 

For The Discerning Few me l’a fait découvrir. Remarquable. Un style dans la tradition de celui d’Astaire. Jetez un coup d’œil à son site, Dress with style – divertissant et instructif. Il fait partie de mes liens. 


Voir aussi Mes élégants, la galerie, 1.

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 06:43

Les rencontres entre Paul Léautaud et Pierre Perret ont-elles vraiment eu lieu ? "Perret n'a jamais rencontré Léautaud", assure la journaliste Sophie Delassein en 2009 dans le Nouvel Observateur. Colère de Perret, qui intente un procès contre l'hebdomadaire. L'affaire va être jugée devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris les 22 et 23 mars. L'occasion, pour le Chouan, d'évoquer les incroyables tenues de ce misanthrope génial.

 

Ses entretiens radiophoniques avec Robert Mallet rendirent célèbre Paul Léautaud. On est en 1950. La verve du vieil homme – il a alors 78 ans -, son extraordinaire liberté d’esprit, son ton - voix suraiguë, phrases ponctuées de sortes de glapissements – font sensation. Bientôt, les auditeurs découvrent dans leurs journaux que le plumage vaut le ramage.


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Léautaud se prête de bonne grâce aux exigences des photographes. Cartier-Bresson, Doisneau l’immortalisent. Paris-Match lui consacre un long reportage. « (…) il ne refuse pas d’être poursuivi jusqu’à son dernier domicile », raconte Martine Sagaert dans le livre qu’elle lui a consacré. « Pendant près de deux heures, poursuit-elle, il arpente en compagnie des reporters les salons de la maison » de Fontenay-aux-Roses. Voici comment en 1947 Rachel Baes, venue s’entretenir avec lui, décrit sa mise : « Habillé… comme toujours c’est-à-dire très drôlement : son vieux costume (trop petit pour lui – il est déjà si mince –) d’une teinte grise ( ?), foulard de crêpe de laine de couleur, lui servant de cache-col, une toque de vieille loutre enfoncée très bas sur le front et de vieux godillots qui ont dû être noirs. » Dans son journal, dans une note non précisément datée de l’année 45, Léautaud livre ce court autoportrait : « (…) moi (…) en pantalon troué, en vieilles pantoufles, en veston déchiré, en bonnet de coton, lunettes sur le nez, un foulard jaune au cou, nouée sur le devant une couverture de laine par-dessus tenant par deux brides. » L’élégance ne fait pas partie de ses préoccupations : « Je ne vais pas me mettre à changer de vie, à faire l’élégant. » Ce qui ne l’empêche pas de faire preuve d’une certaine coquetterie. Par exemple, en 1935, il porte des escarpins vernis décolletés. Il aime les matières nobles : « J’ai trouvé (…) un « carré » jaune or, avec des dessins (…) acheté aux Galeries Lafayette, comme serre-tête. C’est en coton léger, je l’aurais préféré en soie. » Il hait la confection : « Je me suis commandé deux gilets sur mesure (…). Je ne trouve en confection que des gilets très ouverts dont j’ai horreur. » « Les vêtements tout faits, surtout à la mode, me font horreur. » Il a ses goûts, « les souliers sans coutures, sans bouts rapportés, en cuir souple et pas trop lourds », le « chapeau genre anglais, en étoffe de tweed », « les chemises sans col ni manchettes, unies devant comme dans le dos, c’est-à-dire sans plastron ni plis, avec des pans » ; et il a ses dégoûts – « (…) ces vestes à la mode russe dont j’ai horreur comme aujourd’hui des « canadiennes » ou, quand j’étais jeune, des capes à l’espagnole ». Le laisser-aller le met hors de lui : « Les gens vont depuis quelques années vers un débraillé, une vulgarité, vêture et manières, qui s’accentuent tous les jours. »


leautaud-cl-agip.jpgPhoto, Cl. Agip

 

A un moment, il confie qu’il « aurai(t) aimé avoir une certaine élégance dans les vêtements » mais il se refuse à admettre que c’est son avarice qui l’a empêché d’assouvir ce penchant. Ce qu’il reproche au « Fléau » (1) - « vêtue de loques, comme toujours, par une économie poussée à l’avarice » -, il devrait, s’il s’examinait sans complaisance, se le reprocher à lui-même. Longtemps, il connut la pauvreté et même la misère. A cinquante ans, il se décrit « habillé avec les vêtements de rebut d’un autre, les pieds dans des chaussures percées, portant de la ficelle en guise de lacets (…), mangeant comme un étudiant pauvre, obligé de renoncer à toute fantaisie agréable. » Mais, quelques années plus tard, quand sa situation matérielle se sera améliorée, il gardera une prudence d’Harpagon. En 1931, il se commande « un gilet pas cher (…) bon pour finir d’user (son complet). » L’année suivante, il a « un très beau pantalon de drap tout neuf » qu’il garde soigneusement enfermé dans un carton. En 1944, il passe « un assez long moment à mettre une pièce (guère assortie) au fond de (son) pantalon ». Il écrit : « J’ai bien un pantalon tout neuf. Soigneusement rangé. Je le garde pour les grandes occasions. » Même refrain avec les chapeaux : « Je porte depuis longtemps des chapeaux d’étoffe, chiné noir et blanc. Celui que je porte actuellement était devenu bien sale, surtout la coiffe. (…) j’ai regardé ce qui me reste de chapeaux neufs. Trois. (…) j’ai pris le parti de ne pas toucher à mes chapeaux neufs. J’ai lavé mon chapeau actuel et les deux précédents, mis au rebut. Redevenus comme neufs, absolument. Seulement un peu rétrécis, m’entrant moins sur la tête, malgré la précaution que j’ai prise de le faire sécher, entré, en forçant même un peu, sur une casserole au calibre nécessaire. Je suis un peu coiffé sur le sommet de la tête. Cela fait un peu drôle. » En 1945, il se bricole des chaussettes avec des bandes Velpeau, ne voulant pas « mettre pour (ses) allées et venues ordinaires » des chaussettes de fil achetées il y a longtemps ! En 1946, il peste contre sa bonne amie Marie Dormoy qui a acheté  à un prix qu’il juge « excessif » de la laine pour lui fabriquer un tricot : « (…) mes vieux tricots, si troués qu’ils sont, sont suffisants. » A Marie, qui l’a traité d’avare, il rétorque : « Dire que je suis avare n’est pas exact. Il serait plus vrai de dire que je suis économe. » Et d’ajouter ceci, petit chef d’œuvre de malice : «  Elle a certes raison quand elle me dit qu’à l’âge que j’ai, et ayant de l’argent, j’ai bien tort de me priver, ce qui n’est pas mal de sa part, étant mon héritière. Encore ne se doute-t-elle pas de ce que j’ai, qui n’est pas loin d’être trois fois le chiffre qu’elle connaît. » Comme souvent les anciens pauvres, Léautaud a peur de manquer. Il thésaurise – au cas où… Sa prudence, empreinte d’abord de bon sens, est devenue sur le tard, quand plus rien ne la justifiait, une assez déplaisante manie.


leautaud-chap-tweed-copie-1.jpeg

 

A voir les photographies qui illustrent ce billet, on pourrait penser que Paul Léautaud s’habillait pour se faire remarquer. On se tromperait. Cet homme n’a jamais cherché – dans tous les actes de son existence – qu’à être lui-même, exactement et complètement lui-même. « Je suis comme je suis et ce que je suis », proclame-t-il dans une page de son journal. Qui a eu le bonheur de fréquenter son œuvre peut attester la justesse de cette remarque. Lui-même, il l’est tout entier dans son écriture et dans son habillement. Etre soi ! Et tant pis si les autres le prennent pour un original. Ou plutôt tant mieux : chacun d’entre nous n’est-il pas né pour être original ? Que peut importer alors à Léautaud le regard réprobateur des moutons qui l’entourent ? « Je n’en reviens pas de la façon dont les gens (…) me regardent, ont l’air de s’intéresser à moi. (…) Quoi, diable, ai-je donc de si extraordinaire ? » Ailleurs : « Depuis quelques mois, je suis devenu sensible au froid à la tête (…). Je mets pour sortir un petit bonnet de coton léger, de la nuance à peu près de mon chapeau (…), mon chapeau par-dessus (…). Les gens qui me regardent ?... A leur aise. » Ailleurs encore : « Je n’étais pas du tout en «pantoufles » (…). J’ai eu la chance de trouver au Louvre (…) un genre de chaussures en cuir très souple, aucun renforcement intérieur, semelles de crêpe (…). J’en ai acheté 4 paires. C’est de ces chaussures que j’étais chaussé (…). Je ne vois pas du tout en quoi ma mise, mon aspect, mon genre de chapeau, pouvaient donner à reprendre (2). » La liberté ! Voilà ce à quoi Léautaud a aspiré toute sa vie. Une toque lui plaît ? Il l’achète et qu’importe qu’elle soit de femme ! Il en fera une de ses coiffures favorites pendant des décennies. Comparons Léautaud avec M.Blaizot, le héros ordinaire d’une anecdote rapportée dans son journal : « Vie conjugale. M. Blaizot (…) a été marié pendant près de quarante ans. Son rêve a toujours été de porter, comme coiffure, un béret (…). Opposition de sa femme. Pour éviter des scènes, - elle était déjà d’un caractère odieux, - il s’était soumis. Le lendemain de l’enterrement, on voyait M. Blaizot (…) coiffé d’un béret, qui est maintenant sa coiffure. » Léautaud, c’est  l’anti-Blaizot.


leautaud-cartier-b.jpgPhoto, Cartier-Bresson, Magnum

 

A quoi aurait ressemblé un Léautaud prodigue pour lui-même ? On aurait aimé le savoir. Il n’aurait tout de même pas versé dans le dandysme – car pas du tout impassible et ne cherchant pas à provoquer. Il ne fut pas non plus un précurseur de ce que nous appelons le « look » - ne s’habillant pas pour les autres mais pour lui-même. Cet homme avait du style. Son intérieur, sa mise et son écriture étaient en harmonie. Sa personnalité était unie, ses partis pris durables. Il vivait conformément à ses idées et à son tempérament. Mais son style était d’un genre particulier – pour le dire vite : celui d’un original doublé d’un grigou (3).

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1. « Le Fléau » est le surnom donné par Léautaud à Anne Cayssac avec qui il entretint une longue, passionnée et orageuse liaison.
2. Marie Dormoy précise que ces chaussures étaient généralement portées par des religieuses.
3. Toutes les citations qui émaillent ce billet sont empruntées au Journal littéraire de Paul Léautaud, choix de pages par Pascal Pia et Maurice Guyot, à Paul Léautaud, qui êtes-vous ? de Martine Sagaert, La Manufacture, 1988, et aux Lettres à Marie Dormoy, Albin Michel, 1966. 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 06:54

jean-luc-petitrenaud.jpg

 

J’aime bien Jean-Luc Petitrenaud. Ce n’est pas que ce qu’il raconte me renverse. Entendre déblatérer à gueule que veux-tu de cuisine, moi, ça aurait plutôt tendance à m'écoeurer. Et, en ce moment, qu'est-ce que les médias nous servent ! Non, j’aime bien l’homme. S’il fait le show, ce n’est jamais au détriment de son vis-à-vis. Au contraire, il a toujours le souci de mettre ses invités en valeur. S’il flatte, c’est parce qu’il admire. S’il enjolive, c’est parce qu’il se passionne. Avec lui, l’artisan charcutier est un artiste, le maître boulanger un poète. Il chante les charmes d’un certain art de vivre – traditionnel et typiquement « de chez nous ». Sa France, c’est celle des escapades dominicales, des bistrotiers moustachus, des rivières et des tonnelles.

Arnys est son habilleur. De pied en cap : forestière ou veste de tweed, pantalon de velours, cravate dite "d'atelier". Parfois, un beau chandail est jeté sur la veste. Il aime les belles matières et le confort. Bougeant beaucoup, il ne doit pas se sentir entravé. Les couleurs – systématiquement vives – sont censées refléter sa fantaisie et sa joie de vivre. Mais il arrive que la personne perce sous le personnage : j’ai remarqué que le regard de Jean-Luc Petitrenaud se teintait assez souvent d’une insondable mélancolie... Mais laissons l’homme à son mystère et revenons à nos chiffons !


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Qui aime bien châtie bien. Je me contenterai de taquiner. Jean-Luc Petitrenaud a adopté un style « chasse, pêche, nature et traditions » (version rive gauche !) qui, ma foi, ne lui va pas mal. Mais il peut s’améliorer. Il faudrait, pour cela, qu’il apprenne à bien nouer une cravate. Il faudrait, ensuite, qu’il envisage autrement la répartition des couleurs. Je m’explique : la forestière, la veste de tweed – vêtements par nature décontractés – appellent une chemise de couleur. Or, la chemise de Jean-Luc Petitrenaud est toujours blanche ! La couleur, qu’on voudrait voir à cet endroit, devrait, en revanche, se faire souvent plus discrète ailleurs. L’ensemble y gagnerait en lisibilité, en cohérence et en élégance. Jean-Luc Petitrenaud a été clown. Point besoin, par un habit trop coloré, de nous le rappeler ! Le recours, enfin, à des lignes plus marquées – plus tendues – atténuerait les rondeurs du bonhomme. Les formes molles ne sont pas faites pour lui. N’y a-t-il personne chez Arnys pour lui prodiguer des conseils ?

S’habiller, c’est un peu comme faire la cuisine. Pour réussir, il faut trouver les bons produits (rien à redire : Petitrenaud a un bon fournisseur) et avoir du savoir-faire (là, il a du pain sur la planche).  

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 07:20
Une curiosité : ce petit film date du 23 avril 1995. La campagne présidentielle bat son plein. Daniel Bilalian – l’un de nos derniers journalistes élégants – lance un reportage sur le « look » des candidats. La définition qu’il donne du mot peut surprendre : « Il y a un mot anglais parfait pour désigner la façon d’être et de s’habiller : look. »

Mais le meilleur reste à venir. Deux conseillères en communication font tomber leurs jugements. On appréciera, au passage, le « look » de la première relookeuse : maquillage, coiffure, bijoux – tout est à l’avenant ! Au moment même où la caméra montre un Edouard Balladur parfaitement habillé, l’autre conseillère nous confie son envie de lui demander de « quitter (ses) très jolis complets trois boutons qui (le) ferment encore » ! A propos du même, la coiffeuse explique qu’ « il y a du travail à faire. » On préfère ne pas savoir lequel. On regarde les images. On se félicite du ralenti qui met en valeur la perfection du dos de la veste du candidat tant décrié. Et l’on s’étonne que Lionel Jospin, affreusement mis, n’en ait pas eu plus sur son compte !

Tout à coup, on croit reconnaître dans la cliente complice de la coiffeuse la délicieuse Cristina Reali. On oublie alors tout le reste…

Le commentaire est signé Marie-José Lepicard. Suave. Et si furieusement simple.

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