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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 06:17

hollande_braguette_ouverte.jpg

 

Maintenant que les photographes

Sortent l'oiseau quand ça leur dit,

Monsieur l'Président faites gaffe

A garder l'vôtre dans son nid.


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20 décembre 2012 4 20 /12 /décembre /2012 07:04

... mais il peut faire le roi.

Colin Firth "au naturel" :


colin-firth-neglige.jpgPhoto : Matt Carr. Getty Images

 

Le même dans Le Discours d'un roi :

 

colin-firth-def.jpg

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 07:07

Jeune, Laurent Fabius cultivait une certaine désinvolture. Il en avait les moyens. Moyens physiques (plutôt joli garçon malgré une calvitie précoce) ; moyens intellectuels (études ultra-brillantes) ; moyens financiers (milieu très privilégié). Cette désinvolture se manifesta par certains signes dès son arrivée à Matignon à l’âge de 37 ans : on le vit acheter son pain en chaussons et se rendre à son travail en 2 Cv Charleston. La désinvolture peut être synonyme de légèreté : on le vit aussi à bord d’une Ferrari (une 400, je crois), au grand dam de François Mitterrand qui, pour cela, le tança.

Il y avait sa manière de faire les choses sans avoir l’air d’y toucher. On sentait, comme on dit, que ce type en avait sous la semelle (... et pas seulement au volant de sa Ferrari !) Et puis, les succès s'accumulant, la désinvolture se transforma en morgue. « Je vous en prie… Vous parlez tout de même au premier ministre de la France ! » Qui ne se souvient de cette repartie qu’il lança à un Jacques Chirac rigolard le traitant de « roquet » lors d’un débat télévisé en 1985 ?

Alors, le masque glissa ; la personne perça sous le personnage. On était passé d’un Fabius « Charmant, jeune, traînant tous les cœurs après soi » à un « jeune présomptueux » qui avait bien du mal à parler sans s’émouvoir. Les Français comprirent que le plus jeune premier ministre que Dieu (entendez Mitterrand) « avait donné à la France » avait la grosse tête. Ce crâne d’œuf avait chopé le melon.

A 39 ans, Laurent Fabius quitta Matignon. Deux scandales avaient entaché son passage : l’affaire du Rainbow Warrior et celle du sang contaminé. Sa carrière marqua le pas. Il dut en rabattre. L’ex plus jeune premier ministre de la France dut admettre qu’il ne deviendrait pas son plus jeune Président. Il continua néanmoins de faire des rêves élyséens, mais les élections présidentielles se succédaient sans qu’il y joue les premiers rôles.

L’homme vieillit précocement. Il se tassa. Son visage se marqua, se pocha, s’empâta. Une expression de tristesse s’y inscrivit ; elle ne le quitterait plus. Sa calvitie gagna du terrain. On eût aimé en la circonstance que, face à elle, il se montrât mitterrandien plutôt que giscardien – soit qu’il laissât tomber au lieu de se raccrocher à une mèche acrobatique jetant un pont fragile entre les tempes…

Sa mise fut toujours - ou presque : attendez la suite - soignée. Costumes et chemises sur mesure ; matières luxueuses. Mais épaules trop larges et tombantes (Ah ! la carrure présidentielle !), manches trop longues, mélanges approximatifs de couleurs…

 

fabius-cravate-mauve.jpg

 

Elégant, Laurent Fabius ? Peut-être … mais à la mode libanaise.

La suite, la voici : son parcours vestimentaire connut une curieuse parenthèse. En 2003, il publie un livre intitulé Cela commence par une balade dans lequel il raconte son goût pour les carottes râpées, son intérêt pour la Star Academy, ses virées en moto – « une 125 cm2, ce qu’on appelle dans le jargon une custom (…), confortable (…), quoique pas vraiment pêchue. »

La 4e de couverture le montre, justement, sur sa moto :


fabius-moto.jpg

 

La même année, il se présente à l'Université d'été PS de La Rochelle en tee-shirt blanc et blouson de jean :
 

fabius-blouson-2003.jpg

 

Les limites ultimes de la démagogie étaient allégrement franchies. Faux simple, faux cool, faux jeune : ce nouveau Fabius réussit à faire l’unanimité contre lui. Les médias et le public le moquèrent à juste titre. Conscient de cet échec, il eut la sagesse de renouer très vite avec son style habituel.

Laurent Fabius est aujourd’hui notre ministre des affaires étrangères. Un poste prestigieux qu’on souhaite voir occupé par un homme ayant de l’allure. L'allure de Fabius est loin de valoir celle de Dominique de Villepin, qui s’illustra naguère à ce poste. Reconnaissons tout de même que sa mise dépasse largement en qualité celle de son prédécesseur. Laurent Fabius est sans conteste le ministre hollandais le mieux habillé. Costumes sobres, parfois rayés ; cravates assorties aux motifs traditionnels et discrets. Bien sûr, les épaules sont encore basses et trop larges, et les manches trop longues. Mais, comparés aux péchés que d’autres commettent (suivez mon regard…), les siens sont véniels… Comme pour parfaire ce quasi sans-faute, une pochette blanche orne régulièrement la poche de poitrine de notre ministre : la pochette diplomatique !


laurent-fabius-aff-etr.jpgAvec son homologue tanzanien, le 24/10/12. MA/f. de la Mure.

 

Ainsi habillé, Laurent Fabius mériterait presque qu’on lui dise « Chapeau ! » Ce que nous nous serions bien gardé de faire quand, un jour de manifestation, il lui prit l’étrange idée d’emprunter le sien à François Mitterrand :


fabius-chapeau.jpgLe chapeau... et l'écharpe !

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 06:20

hedi-slimane.jpgHedi Slimane

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 06:43

andre-gide-cabris.jpgGide, en 1941


Jeune, André Gide cultiva le genre artiste fin de siècle. Il se chercha, interrogea beaucoup son miroir, joua des rôles. Pour cela, on le jugea comédien, et, a posteriori, il eut l’honnêteté de reconnaître la justesse de la critique : « Je m’occupais beaucoup de mon personnage ; le souci de paraître précisément ce que je voulais être : un artiste, allait jusqu’à m’empêcher d’être, et faisait de moi ce qu’on appelle : un poseur. »

Poseur, pourtant, il n’oublia jamais de l’être. Il s’abandonna complaisamment à l’image du grand écrivain. Ainsi, sur ce célèbre cliché où, à sa table de travail, il quête une inspiration que son stylo est prêt à saisir au vol (1).


andre_gide.jpgRue Vaneau, 1945. Photo : Laure Albin Guillot


Ou sur cette autre photo :

 

andre-gide-chaise-longue.jpgPorquerolles, 1922


Un jour, confronté à un de ses portraits où il fixait l’objectif, il eut cette heureuse formule : « Je me regarde me regardant. » Le propos n’étonne pas de la part de l’auteur du Traité de Narcisse.

Pour un « poseur », la cigarette est une précieuse alliée. Cocteau se servait d’elle pour mettre en valeur ses belles mains aux doigts interminables. Gide ne jouissait pas d’un semblable atout : ses mains étaient quelconques, plutôt épaisses, aux doigts rentrés. Chez lui, c’est plutôt la main qui met en valeur la cigarette. Celle-ci pointe généralement au sommet d’un avant-bras négligemment levé. Le geste est réussi, faussement naturel.


andre-gide-balcon.jpgRue Vaneau, 1935


andre-gide-chapeau-noir.jpgEn 1939


andre-gide-172.jpgA 80 ans


Un grand écrivain, ça ne sourit pas. Les photos sur lesquelles Gide montre ses dents sont exceptionnelles.


andre-gide-sourire.jpgEn 1939

 

L’écriture est une chose sérieuse, une quête qui, certains jours bénis des dieux, hisse celui qui s’y livre au-dessus des mortels.

Imagine-t-on André Gide, tel, ici,  Frédéric Beigbeder, posant torse nu pour une publicité ? 


frederic-beigbeder-torse-nu.jpg

 

Un grand écrivain aspire à montrer, sinon sa supériorité, du moins sa différence. Un artiste – ce que voulait être Gide au temps d’André Walter, et ce qu’indéniablement il fut -, ça ne s’habille pas comme le vulgaire. L’esprit créateur doit imprégner ses tenues. Gide multiplie les tentatives avec un sens esthétique très sûr. Il porte ses manteaux en capes…

 

andre-gide-banc.jpg1934. Photo : Yves Allégret


andre-gide163.jpgEn  1946

 

 

a recours aux foulards :


andre-gide-162.jpg

 

Ses couvre-chefs, cocasses et variés, sont devenus légendaires…


andre-gide-154.jpgEn 1940


andre-gide-167.jpg En Suisse, en 1947

 

… et ont inspiré des imitateurs :


gabriel-matzneff-chapeau-gide.jpgGabriel Matzneff


jose-alvarez.jpgJosé Alvarez

 

Son allure et son élégance sont certaines.


andre-gide-biblio.jpg A Dudelange, 1919

 

Il était de bonne taille et eut la bonne idée de rester mince toute sa vie. Il avait le goût du confort et des étoffes luxueuses ; Léautaud, qui lui rendit visite le 16 juin 1945, note dans son journal : « (Gide) habillé d’un merveilleux complet gris chiné clair, à l’aspect tout neuf. »


andre-gide-muret.jpgPontigny, 1926


andre-gide-164.jpgEn 1947


Il me faut enfin dire un mot de son beau visage aux méplats accusés. Les étages cérébral, affectif et instinctif – pour employer le jargon des morphopsychologues – s’équilibrent, je trouve, harmonieusement. Cette architecture remarquable lui permit d’affronter sans grand dommage les handicaps de la calvitie et du port obligé de lunettes.

Celui qu’André Malraux appela « le contemporain capital » connaît depuis longtemps le purgatoire. La métaphore est cocasse appliquée à un écrivain qu’on compara souvent au diable ! Evoquer son apparence m'a permis de l'en faire sortir. Pour un instant... et par la porte étroite de l'élégance (2).

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1. Quoiqu'à y regarder de près, je ne sois plus très sûr qu'il tienne un crayon dans la main...
2. La plupart des clichés qui illustrent ce billet sont extraits d'André Gide, un album de famille, Gallimard, 2010.   

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 06:25

Georges Pompidou et sa femme :

 

georges-pompidou-et-sa-femm.jpg

 

François Hollande et sa compagne :

 

francois-hollande-vacances-.jpg

 

"Epouse et concubine"...

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 06:47

Le concept de président normal s'est transformé en piège pour François Hollande. Ses communicants ont pensé qu’il suffisait d’inverser le modèle présidentiel précédent pour rendre leur client populaire : après le président en yacht, celui en scooter ou en train… Profitant de la situation malsaine créée par la personnalité envahissante de Nicolas Sarkozy, ils ont cherché à faire d’une faiblesse – la banalité de François Hollande – une force. Ils se sont trompés. Ils ont oublié l’incroyable capacité d’oubli de l’opinion : le contre-modèle sarkozyste appartient déjà au passé. Aujourd’hui, c’est François Hollande  que les Français jugent  - François Hollande seul – et leur jugement est impitoyable.

Un président banal ne pouvait prendre le risque de choisir un premier ministre charismatique. C’est ainsi que François Hollande a pris pour le seconder Jean-Marc Ayrault. Entre ces deux personnalités grises, tout est affaire de nuances. L’ennui s’ajoute à l’ennui.

Voyez Hollande et Ayrault en vacances : la même absence de couleurs ; la même absence de saveur…


hollande-ayrault.jpg 

 

Le tableau n’est toutefois pas complètement monochrome. Un personnage haut en couleur a réussi à capter tous les regards. Je veux parler, bien sûr, de la compagne twitteuse de notre président. Mais que vient faire ce personnage secondaire au premier plan ? Tous les bons peintres vous le diront : mal placée, la couleur fait tache


valerie-trierweiler-vsd-copie-1.jpg

 

Une évolution positive est cependant repérable depuis la rentrée. Les communicants élyséens tentent de réparer leur erreur et de passer du contre-modèle sarkozyste au modèle mitterrandien. La décision est sage, mais n’est-elle pas un peu tardive ? Ils ont compris que le Français moyen ne voulait pas d’un François moyen à la tête de l’Etat – mais d’un président… président - soit, tradition de la Ve oblige, "monarque républicain". Ce changement de stratégie explique que, en dépit de sa promesse de candidat, François Hollande ait choisi les ors de la salle des fêtes de l'Elysée pour cadre de sa première conférence de presse. Il passe aussi par une amélioration de l’apparence. J’ai assez raillé les tenues mal coupées de François Hollande pour ne pas me réjouir des quelques efforts récents... quoique peu visibles hier soir. Une cruelle absence de style se fait toujours ressentir.

Une chose en tout cas est réconfortante : les ennuis ne nuisent pas à la forme – et aux formes – de François Hollande. Oublié, le candidat au visage hâve, au cou fripé !

… Après l’hyperprésident, place à lipo-président ?

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 06:27

picasso-carreau.jpg

 

julian-schnabel.jpgJulian Schnabel, peintre et cinéaste

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 06:32

Pierre de Bonneuil a eu l'heureuse idée de faire connaître les débuts de la revue Monsieur, fondée en 1919, via son site personnel (http://www.pierredebonneuil.fr/) et quelques blogs. Il nous propose aujourd'hui une présentation d'un des rédacteurs de la revue : Eugène Marsan - "Le Seigneur Marsan". Merci à lui d'avoir pensé au Chouan pour publier ce portrait que deux photos exclusives illustrent. 

 

Le Seigneur Marsan 

 

Né à Bari en 1882, Eugène Marsan était la précocité même. Curieux de toutes les formes de la vie et de l'intelligence, il avait un tempérament de latin. Son esprit singulier contribua à faire de lui une personnification de l'élégance. C'était un bel esprit qui s'attacha à sa plume et qui proposa ses attraits stylistiques à de multiples revues. Il donnait régulièrement de ses bons mots à La Plume, à La Phalange, aux Essais et aux Marges. Les salons littéraires l'accueillaient avec une fierté intimidante car il parlait juste, sans fioritures, et son aura de grand seigneur absorbait les méticuleux gens de lettres.


eugene-marsan-pull.jpg

 

En 1909, il fonda une revue littéraire : Le Divan. Henri Martineau fut son grand ami et collaborateur  dans cette affaire. Il partageait le goût Stendhalien. Il fit également partie du Club des longues  moustaches qui se réunissait dans un café du nom de Florian. On pouvait y croiser certaines grandes  figures de la littérature de cette époque : Francis de Miomandre, Henri de Régnier ...

Sandricourt ou Orion étaient ses pseudonymes. Il siégea en tant que critique littéraire pour L'Action  Française. Comme le soulignait Henri Clouart : « Du Maurras en dentelle ».

Ses nouvelles ainsi que ses romans ont un penchant pour le libertinage. Il fut l'homme aussi de curieux essais sur le costume masculin, les chapeaux, les cannes et les cigares.


eugene-marsan-chapeau.jpg

 

Je tiens à remercier l'arrière-petite-fille d'Eugène Marsan pour sa présence à mes côtés. Elle se nomme Anna. Comme la mère de ce délicat historiographe. Elle m'envoya quelques rares photographies de celui-ci. Puis, un coup de chapeau pour Le Chouan des villes. C'est un être charmant qui vous donne l'opportunité de lire mes quelques lignes et de contempler ces vitres parfumées.

                                                                                                   Pierre de Bonneuil

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 06:56

 

paul-albert-laurens.jpgPaul Albert Laurens, peintre (1870-1934)

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