L'élégance au masculin : réflexion(s) - conseils - partis pris.

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Encore une histoire de carreaux !

Les carreaux, cette saison, envahissent nos magazines. Ils se font beaucoup plus discrets dans nos rues. L’ère du « dépareillé inversé » annoncée par Franck Boclet se fait attendre (cf Un motif de discussion : le carreau). Dans nos villes, c’est toujours le même défilés d’ombres. Si carreaux il y a, ils sont malevitchiens : noirs… sur fond noir !

Regardez cette page de magazine :


monsieur-page-carreaux

A votre avis, de quand date-t-elle ? Du mois dernier ? D’il y a un an ? Vous n’y êtes pas : je l’ai extraite du Monsieur n° 11 de septembre… 1997 ! Cet exemple, au passage, donne une nouvelle fois tort au rédacteur du site de Spikeseduction quand il proclame que « la mode ne regarde pas en arrière » (voir La mode dans le rétro).

Une des raisons d’exister du Chouan des villes est, précisément, de donner à ses lecteurs les éclairages historiques nécessaires pour correctement juger des faits de mode actuels.

Voici, pour conclure (provisoirement ?) sur le sujet, deux photos de personnalités ayant osé les carreaux. La première photo vous est familière puisque je l’ai utilisée déjà à deux reprises dans mon blog ; la seconde est tirée de L’histoire de la mode masculine de Colin McDowell (éditions de La Martinière) :


Scan10001.jpg

Le duc de Windsor

 

picasso-carreau.jpgPicasso


D’un côté, un modèle reconnu d’élégance ; de l’autre, un génial créateur de formes. Pour qui penchez-vous ? Pour moi, je ne balance pas : je préfère – et de loin – la tenue du co-inventeur du cubisme : plus nette, plus lisible et, pour tout dire, plus inspiré. Resterait à juger des couleurs. Mais, dans ce domaine, on peut faire confiance au plus grand peintre du vingtième siècle !

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J
<br /> Décidément, toujours aussi peu de tendresse pour ce pauvre spike ;o)<br /> <br /> Concernant les carreaux, ils sont assez délicats à assortir et les deux photos proposées en sont un parfait exemple...<br /> <br /> <br />
Répondre
O
<br /> J'aime bien le carreau malévitchien. :)<br /> <br /> Et la juxtaposition de ces deux portraits est une trouvaille.<br /> <br /> Sinon... que dire ? Beaucoup de choses, sans doute, sur le duc de Windsor comme "modèle reconnu d'élégance"... (Bon, je sais, je suis partial sur la question.)<br /> <br /> Quant à Picasso... L'idée d'expérimenter, dans sa mise, des associations de formes et de couleurs - ici des carreaux, là les fameuses lignes marines - ne pouvait que séduire ce plasticien génial en<br /> quête perpétuelle d'identité. Alors, oui, s'il me faut choisir à mon tour, évidemment, ce sera lui. Mais là encore, mon jugement sera partial et éminemment subjectif. :) Car, reconnaissons-le,<br /> aucune de ces deux tenues n'est élégante. Elles sont amusantes, oui. Car discordantes comme à la joyeuse (?) époque des expérimentations dodécaphoniques. Mais élégantes ? Non. Au reste, ce genre de<br /> tenues est à l'évidence mauvais pour la santé. Ni Edouard ni Picasso n'y ont survécu.<br /> <br /> <br />
Répondre
L
<br /> <br /> ... Mais les tenues du duc auraient dû le tuer cent fois ! Elles ont fait hurler plus d’un puriste en leur temps – et je vois qu’elles gardent auprès de vous ce pouvoir. Remarquez que, quand<br /> il m’arrive de mentionner le personnage, c’est presque toujours en contre-exemple.<br /> <br /> <br /> Picasso prêtait un grand soin à son apparence. Ses tenues –  souvent très graphiques – mériteraient un examen.<br /> <br /> <br /> Le mot « élégance » est, en effet, ici, hors de propos.<br /> <br /> <br /> <br />